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25 May 2015 @ 09:43 am

Hier je regardais "Bounty" sur la télévision d'état
et je me fis la réflexion qu'Anthony Hopikins jeune
ressemblait quand même foutrement à Lars Ulrich.



La grande classe
 
 
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24 May 2015 @ 11:38 am

C'est à la bataille de Fontenoy que le Régiment de Hussards de Prague vécut la plus glorieuse page de son histoire, autant que sa dernière. En effet, encerclés par les troupes du roi de France, regroupés autour de leur étendard, ils rejetèrent l'offre de reddition qui leur était faite et tombèrent jusqu'au dernier. C'est beau... Par contre, on ne s'explique toujours pas l'attitude scandaleuse des soldats Français qui, à l'issue de la bataille, se jetèrent sur les cadavres de ces vaillants militaires pour les dévorer. Voici un comportement peu à l'honneur de nos armes, et qui nous éloigne de l'esprit sportif cher au baron Pierre de Coubertin.

♣♣♣


La réponse : Je suis accablé, mais ça ne m'étonne pas d'une génération née de l'abandon du roman national au profit des sornettes relativistes internationalistes. Pourtant, les jeunes générations auraient bien des choses à apprendre du comportement déplorable des Français mangeurs de mille Tchèques.
 
 
 
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22 May 2015 @ 07:18 am
Il est singulier de voir comme l'architecture est souvent parée par ses promoteurs d'un message, lequel est presque aussitôt oublié par ceux qui la contemplent. Ainsi, parmi les millions de touristes qui chaque année viennent se faire voler leurs portefeuilles devant la Basilique du Sacré-Cœur, je doute qu'il y en ai plus d'un sur cent qui ai ne serait-ce qu'une vague idée des raisons qui l'ont faite construire à cet endroit. Déjà, les Japonais et Américains qui l'admirent seraient sans doute bien surpris d'apprendre que cette merveille d'architecture médiévale Française, remontant aux temps obscurs des croisades et des la guerre de cent ans, sous Louis X (dit le Hutin, et dire qu'ils ont fait ça sans connaître la roue !) est bien plus jeune que ça. En fait, le Sacré-Cœur a moins de cent ans, puisqu'il fut consacré en 1919, et que les travaux furent réellement achevés en 1923, soit trente-quatre ans APRES la tour Eiffel, 87 ans après l'Arc de Triomphe. Les Parisiens ont pu se rendre à la première messe en métro, apparu en 1905, ou en automobile, dans des rues éclairées par l'électricité. Il fut mis en chantier après la guerre franco-prussienne de 1870, la plupart des immeubles de Paris lui sont antérieurs. C'est donc un bâtiment moderne.


Louis X, enluminure sur parchemin, v. 1225

La construction de ce gros monument est le fruit d'un message politique qui, donc, échappe totalement à l'immense majorité des badauds. La guerre de 1870 s'était soldée par une défaite humiliante, et le parti catholique l'avait mise sur le compte de la licence des mœurs, la corruption de la jeunesse et l'abandon de la religion, consécutives aux errements laïcards de la Révolution Française et des divers régimes républicains qui s'ensuivirent (et ce malgré le fait que la défaite fut le fait du Second Empire). Donc, c'est dans le but d'expier aux yeux du Seigneur les pêchés de la France que ce temple blanc fut érigé. Le temps que le bâtiment pousse, toutefois, la 3e République s'était ancrée solidement dans les mœurs, il y avait eu la séparation de l'église et de l'état, puis une guerre mondiale qui avait réconcilié tout le monde autour de la bannière tricolore, et donc, le bâtiment devenait sans objet réel, autre que d'esbaudir les levantins.

Notez que Paris s’enorgueillit (moyennement) d'un autre bâtiment de destination similaire, qui est sans doute le monument le moins connu de la capitale : la chapelle expiatoire. Ce lieu de culte habilement dissimulé dans un coin obscur recoin du VIIIe arrondissement, au fond d'un jardin public, expie le meurtre de nos bons souverains Louis XVI et Marie-Antoinette par la gueuse, en 1792. Il faut vraiment être Parisien pour connaître l'endroit, qui ne figure pas sur les circuits touristiques habituels. On comprend bien pourquoi on n'en fait pas la publicité. Mais autant il est possible de planquer la modeste chapelle expiatoire, autant il est difficile d'ignorer la présence du Sacré-Cœur juché sur la plus haute colline de la ville.

Toujours est-il que derrière le Sacré-Cœur, se trouve la rue du Chevalier de la Barre. Cette artère modeste et pittoresque fut ainsi nommée en 1885, donc pendant les travaux du Sacré-Cœur, en l'honneur d'un jeune noble libre-penseur qui fut condamné à mort, en 1766, pour avoir refusé de se découvrir au passage d'une procession. Ce symbole anticlérical, en ce lieu précis, revêt un caractère savoureux pour l'amateur d'histoire, qui échappe totalement à la cohorte des béotiens.

 
 
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21 May 2015 @ 07:38 am
" Merveilleux instinct de survie, le petit hippopotame ne se laisse pas impressionner par les hyènes. Malgré les blessures, il fait face, et charge. Bien qu'il soit juvénile, ses mâchoires puissantes sont déjà capables de causer des dégâts aux cruels prédateurs, et ils le savent. Hélas, ses blessures saignent, et à chaque seconde, il s'affaiblit. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne s'effondre dans la boue de la berge, à la merci de ses bourreaux. Soudain, l'attention d'une des hyènes est attirée par quelque chose. Elle se retourne, c'est un hippopotame adulte qui s'approche, et qui charge ! Dépitées, les hyènes doivent laisser leur repas, car la mère du jeune hippo, qui recherchait son petit depuis deux jours, vient enfin de le retrouver. Il y a parfois, dans la jongle de la savane, des miracles qui se font jour et qui nous font dire que parfois, la vie est merveilleuse et s'ouvre devant nous vers un avenir meilleur. C'est ainsi que petit hippo échappa ce jour là aux deux hyènes, mais pas au fusil de Jean-Thanos notre ingénieur du son.
- Pan !
- Couine ! Couine !
- Pan Pan !
- Eh oui, cruelle est parfois la nature. "

" Vous avez vu comme il a couiné à la fin ? Ah ah ah, j'aime bien quand ils couinent.
- Un saisissant reportage encore une fois de Jean-Bulbizar, qui nous rappelle à quel point la vie sauvange est précieuse.
- Oui, et qu'il ne faut pas jouer à l'apprenti-sorcier avequeu notre mère-nature, Jean-Ménisque.
- Tout à fait Jean-Bulbizar. Et la semaine prochaine je crois, vous nous amènerez au Laos à la recherche des derniers éléphants nains de Bornéo. C'est passionnant !
- Oui, tout à fait, et comme vous le verrez, c'étaient bien les derniers, ah ah ah ! "




Babymetal a recruté un nouveau guitariste
 
 
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20 May 2015 @ 07:19 am
Et nous voici de retour au Divan du Monde pour un troisième putain de concert en deux mois. Aujourd'hui, un poids lourd du thrash metal 80's Bay Area, à savoir, non, pas Metallica, vous imaginez bien que Metallica ne va pas tourner au Divan du Monde. Mais c'est bien Exodus qui fait le déplacement. Exodus, c'est le loser du thrash metal, celui qui est resté au pied du podium des "quatre grands", occupé par Slayer, Anthrax, Megadeth et les quartette Ulrich. Le train du thrash est parti en 1983, avec la sortie de Kill'em all, Show no mercy, Anthrax a dégainé l'année suivante... Exodus a sorti "Bonded by blood" en 85, c'était trop tard. Ils se sont fait piquer leur guitariste solo (un dénommé Kirk Hammett, on ne sait pas ce qu'il est devenu depuis), ils ont changé 36 fois de line-up... Dernier avatar en date, Gary Holt, le seul élément stable du groupe (enfin, au début, il était roadie...) s'est vu offrir une place qu'on ne refuse pas et, s'il reste aux manettes en studio, il ne fait plus toutes les dates.

Bref, Exodus, c'est des losers magnifiques, ils sont un peu au métal ce que Anvil est au... métal aussi... bref. Ils ont des fans, et ils sont hardcore.

Mais avant ça : tchi-tchi ! En effet, avant la première partie assurée par Voight Kampff, il y a une pré-première partie avec Arcania.


Arcania

Il s'agit d'un sympathique groupe d'Angers qui pratique depuis pas mal d'années maintenant un thrash moderne de bonne facture, qui n'a pas de mal à peupler l'espace sonore du Divan. Le public, hélas, est aussi mou que clairsemé, et à l'exception d'une maladroite tentative de slam, peu de répons.


Voight Kampff

Là encore, des Français, qui m'ont semblé un peu moins à l'aise avec la scène, mais néanmoins à un niveau technique tout à fait correct (parfaitement audibles, même malgré les problèmes de retour du batteur). VK présente une belle variété mélodique, des rythmiques inventives et des solos enlevés qui ne manquent pas de charme. Pas assez, cependant, pour séduire le public de hardcore fans, qui est décidément bien mollasson.


Exodus

Puis vient le plat de résistance. C'est Steve Souza qui a récemment repris le micro (qu'il avait déjà tenu deux fois par le passé) et nous présente son nouveau guitariste dont le nom m'échappe, qui s'occupe de combler le trou laissé par Gary Holt, lequel est actuellement retenu dans "son autre groupe" (et qui pour la petite histoire, déteste souverainement Souza). L'autre groupe, c'est bien sûr Slayer dont il assure la guitare aux côtés de Kerry King (suite aux problèmes de santé de Jeff Hanneman, qui souffre d'une décédification du myocarde avec inhumation chronique).

Le but de la manœuvre étant de soutenir le dernier opus du groupe "Blood in blood out", et après un petit "Black 13", c'est par le titre éponyme de l'album que débute le set, dans un Divan enfin réveillé et bien plein. C'est le début d'un joyeux bordel, avec des slammers de tous âges, de tous sexes, des mamies, des gamins, des circle pits, et à la fin, Souza nous organise un petit wall of death assez sympathique (voir vidéo). Comme c'est la première date de la tournée, nous avons même droit à un inédit, "Body Harvest". Les gars exécutent aussi "Salt the wound", le fameux morceau sur lequel Kirk a enregistré un solo (mais là bizarrement, il n'était pas là). Bien sûr, le morceau de choix, c'est leurs vieux tubes Bonded by blood et Strike of the beast, qui conclut le set. Et non, les gars d'Exodus ne sont pas du genre à faire des rappels à la con, mais on est rassasiés de métal alors on sort, voilà.


Encore un coup d'Arcania


Une ambiance propice au recueillement et à la méditation
 
 
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19 May 2015 @ 08:41 am

" La Force ?
- Oui, la force, c'est ce qui donne au Jedi son pouvoir. C'est une énergie, créée par la vie elle-même, qui nous entoure et nous pénètre, et maintient la galaxie dans un tout unique.
- Briiiip bidip.
- Et maintenant, voyons ce que notre petit ami a à nous dire. D'où viens-tu ?
- J'ai vu un bout de message qu'il... "
Soudain, l'image de la belle princesse apparaît devant le vieil ermite.
" Ah, j'ai trouvé...
- Général Kenobi, voici des années, vous avez servi mon père au cours de la guerre des clones. Maintenant, je vous supplie de nous aider dans notre lutte contre l'Empire. Nos moyens sont limités, je le regrette. Nous n'avons pas de vaisseau, nous n'avons pas de blaster, nous n'avons pas de chasseurs, nous n'avons pas d'uniformes. Je sais que vous êtes très sollicités tous les jours dnas les rues, dans les transports en commun, ou même dans le désert, mais si vous pouviez me dépanner d'un crédit ou deux, ou un ticket restau...
- Oh putain, encore ? Mais il faut que j'aille où pour avoir la paix ? Même au fond du trou du cul de la galaxie, on se fait emmerder par des crevards.
- ... sous les ponts de Paris ♪♫
- Mais il s'éteint comment ce con de droïde ? "

(m'est venu hier dans le métro où une mendiante nommée Leia faisait la manche...)
 
 
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18 May 2015 @ 09:51 am

Il avait pénétré en confiance dans ce lieu familier. Mais d'emblée lorsqu'il fut entré, il fut assailli par un sentiment d'étrangeté malsaine. Avait-il traversé quelque miroir maléfique, quelque placard enchanté ? Avait-il par mégarde, dans les bibliothèques sombres, à la lueur de la lune gibbeuse, lu dans les livres interdits les noms abominables et invoqué Yog-Sothoth ? Avait-il sans le vouloir trouvé la clé de géométries non-euclidiennes, ouvrant la porte aux horreurs grouillantes par-delà les dimensions étranges de l'espace et du temps ? Ou alors, rampant dans les ténèbres pendant le sommeil de l'humanité, Ceux-Qui-Vendent-Des-Guitares avaient-ils interverti les stands Fender et Gibson chez Musikia ?

C'était plutôt ça en fait.

Quel esprit insane avait-il entrepris telle abomination ? Quelle noire passion avait donc corrompu ces êtres contrefaits issus d'hybridations contre-nature avec des ignominies issues des profondeurs ?

 
 
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Comme disait René Char :

"V"

C'est à cause d'une erreur que font souvent les débutants, je la refais :

Option Explicit
Dim René as String

"Vivre, c'est s'obstiner à achever un souvenir."




Ça y est, l'Afrique vient de lancer
son premier cargo porte-containers,
le "King Royal Colossal"




 
 
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16 May 2015 @ 09:55 am

L'histoire : au début des années 80, les stratèges de Mitterrand nouvellement élu décident de se lancer dans un plan pourri pour discréditer la droite. Ils inventent de toute pièce un écrivain, nom de code Caton, prétendument un ténor de la droite sous couvert d'anonymat, qui dézinguera la droite en expliquant les raisons de la défaite en foutant la merde à l'UDF et au RPR (comme s'ils avaient eu besoin des socialistes pour ça). C'est André Bercoff qui prête sa plume à Caton, mais comme il est connu comme le loup blanc à Paris, pour la promo radio, il faut quelqu'un d'autre. C'est un jeune énarque du sérail mitterrandien, inconnu, qui prêtera sa voix à Caton. En l'occurrence, notre actuel Président de la République, François Hollande. Voici le genre de guignol qui nous gouverne, voici leur conception de la politique et le genre de formation qu'ils ont eue.