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Vous vous souvenez du Saab Gripen ? Mais si, cet avion suédois dont j'avais moqué les commandes de vol numériques voici quelques semaines. J'avais même posté cette vidéo du crash d'un prototype.



Heureusement, le suédois est opiniâtre et maintenant, les modèles de série sont parfaitement sûrs.



Notez que l'avion s'écrase ici en plein Stockholm, sur une école maternelle, rôtissant 122 petit suédois à couettes blondes et leurs institutrices... ah non, dommage, il s'est écrasé dans un parc désert. Tant pis. Notez auss que le pilote de cet avion est le même que dans la vidéo précédente. Et la cause du crash est aussi la même : gn'ordinateur, agn'a bug.
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25 novembre 2009 @ 07:49
Bon, alors aujourd'hui, un post un peu particulier, puisque je vais par magie transformer ce glob en forum ! Enfin, plus ou moins. J'ai créé quatre posts, aux culs desquels vous aurez tout le loisir de discuter des sujets suivants :

Discussions sur les merveilleuses histoires que j'ai écrites
Discussions concernant nos amis les espérantistes
Discussions sur des sujets polémiques (réchauffement climatique, 911, élastiques à paupiettes)
Autres discussions

Vous retrouverez tout ça dans la barre de menu.

Perroquet, Plume & Brouette
Kalonneries diverses
J'ai raison car je suis plus intelligent que vous
Sujets divers
 
 
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25 novembre 2009 @ 07:45
Sujets divers


Tout ce qui ne rentre pas dans les autres discussions.
 
 
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J'ai raison car je suis plus intelligent que vous


C'est là qu'on vient poursuivre la discussion sur des sujets prêtant à polémique.
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25 novembre 2009 @ 07:43
Kalonneries diverses


Ici, on parle des fabuleuses histoires dont je vous abreuve depuis une quinzaine d'années.
 
 
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25 novembre 2009 @ 07:42


Ici, on se fout de la gueule de ces cons discute dans avec calme et esprit constructif de nos amis les espérantistes.
 
 
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24 novembre 2009 @ 00:36
L'autre jour j'ai revu le pilote d'une série britannique de qualité qui illumina bien des tristes dimanches après-midi pluvieuses : Cosmos 1999. Cette série mettant en scène Martin Landau, Barbara Bain (qui étaient mariés dans la vie, même qu'ils ont eu une fille qui a joué dans Buffy) et Barry Morse (à chaque fois je me figurais un mammifère marin à grandes dents, c'était rigolo), se déroulait dans un futur lointain, en 1999.

[Cosmos 1999]


En ces temps éloignés, les scénaristes avaient logiquement imaginé que les hommes étaient devenus plus sages avec le temps (ça se déroule dans un futur lointain, je rappelle) et avaient décidé d'enterrer leurs querelles nationales pour exploiter conjointement les merveilles de l'énergie nucléaire et explorer le cosmos. C'est ainsi que les trois cent et quelques colons de la base Alpha, sur la lune (qu'ils ont eu tout le temps de construire, car c'est dans un futur bien éloigné) ont principalement la charge de veiller sur les sites de stockage de déchets radioactifs, où l'humanité se débarrasse de toute éternité (ça se passe très loin dans le futur) de ses encombrants résidus de fission. Or, voici que ces dépôts de déchets explosent, faisant sortir de son orbite la lune toute entière, qui s'en va donc voguer vers l'infini, toujours occupée par les colons de la base Alpha. Pour les jeunes qui se demandent de quoi je parle, c'est plutôt sympa. C'est un peu le même principe que "Star Trek", avec son commandant Koenig écrasé de responsabilités, mais qui n'oublie pas de sauter le docteur Russel quand il en a l'occasion, ses extraterrestres baba-cool, ses redshirts qui périssent par douzaines à chaque épisode (un petit malin avait compté qu'en deux saisons, la base Alpha aurait logiquement dû être vidée de ses occupants), tout ça avec un gros satellite poussiéreux à la place de l'Enterprise.

[Les joyeux sauvageons]


Faisons un peu de prospective maintenant, et dans le monde réel, imaginons que nous sommes... allez, soyons fou, dix ans plus tard, en 2009. Bon, ben la réalité est un peu différente. Pour ce qui est de l'humanité qui unit ses efforts, on en est loin. Ou alors pour libéraliser les échanges, ou nous interdire d'avoir une bagnole, ça c'est sûr ils sont forts, mais pour ce qui est de coloniser la lune, y'a plus personne. L'énergie nucléaire a été quasi-abandonnée après l'accident de Tchernobyl, et on n'y revient que maintenant, vingt ans plus tard, mais sans le dire trop fort parce que sinon on risque de réveiller les terribles écologistes (bouh!). Et pour l'espace...

[♥une♥petite♥asiat♥aux♥cheveux♥courts♥]


Bon, c'est sûr, c'est difficile de faire de la prospective. Surtout quand on est marionnettiste à la BBC. Mais puisque j'ai quelques vacillantes lumières sur la science astronautique, je vais tenter de vous faire une petite prédiction sur la suite du grand effort de l'humanité pour s'affranchir des limites de notre monde.

[Bain + Landau]


  1. Alors d'abord, les navettes vont filer au musée l'an prochain, ça c'est sûr.
  2. Ensuite, les Américains vont poursuivre le développement de leur système Arès, qui va prendre du retard. Il en faudra pas compter sur un vol habité avant 2018.
  3. Entre-temps, l'ISS à peine achevée va se retrouver confrontée à un problème : il n'y a pas de vaisseau pour la desservir, à part l'antique Soyouz, qui emporte trois cosmonautes et quelques dizaines de kilos de matériel. L'ISS a six places, et nécessite des tonnes de ravitaillement chaque année...
  4. Donc, on va doucement abandonner l'ISS à son triste sort, mettons vers 2016. Ça tombe bien, on a besoin d'argent pour aller sur la lune, construire la base Armstrong ! Mais oui, c'est le marchepied idéal pour aller sur mars !
  5. Vers 2025, on s'aperçoit que mars est bien loin, et que les budgets sont bien serrés.
  6. Vers 2030, abandon du projet de base Armstrong, auquel de toute façon, plus personne ne croyait.
  7. Vers 2040, le dernier vol habité de l'humanité (probablement un Soyouz).
  8. Vers 2050, date prévisible de mon décès - mais si le dieu du Cancer ou celui des plaquettes de frein m'est favorable, il m'épargnera d'assister à quelques-unes des navrantes péripéties ci-dessus.


[Crash Eagle]
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aspexplorer
22 novembre 2009 @ 11:59
H1N1  





























Bonnes et mauvaises raisons de ne pas
se faire vacciner contre la grippe du poulet
porcin comme le demande la mère Bachelot.

C'est un vaccin inefficace [PLAUSIBLE] Le vaccin contre la grippe saisonnière est lui-même peu efficace
C'est un vaccin dangereux qui donne la maladie de Ghislain Lambert [CONFIRMED] Il y a eu des cas
C'est cher [BUSTED] C'est gratuit (enfin... ça veut dire que vous payez indirectement par vos impôts)
La grippe A, c'est même pas dangereux. [CONFIRMED] De nombreuses autorités médicales confirment que la grippe H1N1 est moins virulente que la grippe habituelle.
La posologie n'est pas traduite en espéranto [CONFIRMED] C'est vrai, toutefois, nous recommandons aux espérantistes d'aller quand même se faire piquer au plus vite.
L'adjudant au squalène est fabriqué à partir d'yeux de bébés requins prélevés vivants
[BUSTED]C'est tout simplement une connerie que j'ai inventée.
Ce vaccin n'a pas été testé[CONFIRMED]Pour être précis, il est testé en ce moment...
J'emmerde le gouvernement[CONFIRMED]En voilà une raison qu'elle est bonne !
Si même les médecins se méfient, faut pas compter sur moi[CONFIRMED]Encore une bonne raison.
J'ai peur des piqûres[CONFIRMED]Comme tout individu sensé.
Si Dieu veut me rappeler à lui, c'est que mon heure est arrivée, amen[BUSTED]God : myth busted
On ne peut se faire vacciner que dans les dispensaires, et on y attrappe les maladies nocosomiales qui sont bien plus dangereuses que la grippette[PLAUSIBLE]Les dispensaires sont pleins de malades, par définition.
C'est un complot des juifs nazis de l'espace qui contrôlent les industriels pharmaceutiques[PLAUSIBLE]... mais on élude la responsabilité des Atlantes de Mû dans le complot du 11 septembre.
Vous faites confiance aux médecins, vous ?[CONFIRMED]Moi non.
Il faut laisser la grippe A faire 500 millions de morts, ça fera autant de CO2 en moins dans l'atmosphère (pensons à la planète)[BUSTED]Global warming : myth busted
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21 novembre 2009 @ 09:10

(pic unrelated)
(to anything)
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aspexplorer
20 novembre 2009 @ 07:46


Peut-on se reconstruire après l'impensable ? Peut-on se relever après l'indicible ? Peut-on reprendre le cours de sa vie comme si de rien n'était après un viol ? A cette question poignante, le professeur Tetsuo Kokoronotabemas de l'Université Alternative de Pas Très Loin de Tokyo, qui a mené de longues études comportementales sur le sujet, nous répond : oui, c'est possible. Il suffit de ne pas se faire prendre.

Merci, professeur.
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aspexplorer
19 novembre 2009 @ 00:38
Ça y était, il en était enfin. Après une vie entière à lécher des culs, à faire des coups bas, à travailler comme un forcené quinze heures par jour à savonner la planche de ses collègues, à faire des faux CV, à s'approprier le travail des autres, à passer la brosse à reluire à tous les politicards qu'il avait pu croiser, Jean-Bastien Glandier-Duval pouvait savourer sa revanche personnelle sur la vie et se dire qu'il avait réussi, qu'il était un winner, qu'il n'irait pas plus haut.

Il avait gravi les échelons, en ne partant pas d'en bas pour s'épargner quelques marches, en prenant les chemins de traverse, en accordant peu d'attention à la loi, aucune à la moralité et en s'arrangeant avec sa conscience, qu'il avait arrangeante, ça tombait bien. Frais émoulu de HEC, il avait rejoint la SOFREPO. Il avait été cadre. Il avait été cadre supérieur. Il avait été cadre dirigeant. Il avait été directeur adjoint, puis directeur, puis président-directeur-général après le décès de son prédécesseur, dont d'aucuns l'accusaient avec quelque argument. Puis il avait trahi les actionnaires familiaux de son entreprise pour la vendre à des américains, qui l'avaient remercié d'un beau paquet d'actions et d'un siège au conseil de surveillance de la holding Texcom, en charge de l'audit comptable. Il s'y était bien plu, à la Texcom, jusqu'à ce que le groupe Hanseng Tan, profitant d'informations privilégiées, n'en prenne le contrôle à la suite d'un coup financier devenu légendaire de fourberie, d'audace et de précision, à croire que les Chinois avaient eu des renseignements très affutés sur la structure financière de la holding. Outre une grosse plus-value, celui que l'on n'appelait plus que JBGD (ou, quand il n'était pas à portée d'oreille, "le crotale") avait touché de la Hanseng une prime discrète autant que monstrueuse, qui lui avait permis de s'imposer comme un des investisseurs privés les plus brillants, les plus fortunés et les plus en cour du monde, un homme qui conseillait les états d'Europe, les monarchies du Golfe, les barons mafieux de Russie.

Mais tout ça n'était rien par rapport au triomphe qu'il vivait aujourd'hui. Eh oui, aujourd'hui, il devenait enfin l'un de ceux qui font le monde, l'un de ceux qui décident, qui oeuvrent dans l'ombre, qui manipulent, intimident et corrompent. Un de ceux qui Savent et qui Agissent. Il entrait à la célèbre société secrète qui dirige tout, à savoir, le Groupe Débilderberg.

"... mais avant d'aborder la difficile question des prisonniers politiques chinois et de leur mise en valeur, je voulais accueillir parmi nous Un nouvel ami, notre compagnon, notre frère, Jean-Bastien Glandier-Duval. Félicitations, Frère Jean-Bastien.
- Merci, merci, mes frères. Je saurai me montrer digne de l'honneur qui m'est fait.
- Que Baphomet en soit témoin. Nous t'avons donc exposé les buts, les moyens et les usages du Groupe lors de ton initiation, il est maintenant temps à toi d'interroger tes égaux. As-tu des questions ?
- Merci, merci encore, Grand Muphti. Non, je n'ai pas de question qui me vienne, comme ça.
- Bien, ça tombe bien, l'ordre du jour est serré. Donc, Frère Wang va nous...
- Ah, au temps pour moi, j'ai bien une question, mais elle va sûrement vous sembler un peu idiote comme ça.
- Vas-y, frère Jean-Bastien, il n'y a pas de gêne entre nous.
- Eh bien voilà, c'est juste qu'il y a une question qui me turlupine depuis trois semaines, trois fois rien, et je suis sûr que l'explication est toute naturelle mais bon... Voilà, nous sommes une société secrète, n'est-ce pas ?
- C'est ça.
- Nous désirons régner sur le monde.
- Evidemment.
- Pour ça, nous nous réunissons tous les ans dans un hôtel de luxe, cette année le King Royal Imperial Palace de Los Palmitos.
- Voilà, c'est ça.
- Nous ourdissons nos complots dans l'ombre, afin de manipuler l'opinion, les gouvernements, les ONG, les Illuminati, les Juifs Nazis, les Atlantes de Mû, la Quadrangulaire, la base 51 et les laboratoires pharmaceutiques.
- En gros, oui, c'est ça. Des scrupules ?
- Du tout, du tout, vous pensez bien... C'est juste que... c'est quand même bizarre que tout le monde soit au courant, non ?
- Comment ça ?
- Ben, hier par exemple, je suis allé sur Wikipedia, il y a une page sur le Groupe Débilderberg, avec la liste des conférences depuis 1952, l'organigramme de l'Ordre, la liste complète des membres, il y a même l'ordre du jour de la présente réunion.
- Et alors ?
- Ben... Je sais pas moi, pour une société secrète...
- Ah. Oui, je vois ce que vous voulez dire, on n'est pas très secrets, c'est ça ?
- Ben, oui, voilà quoi.
- Moi aussi, ça m'a étonné au début. Sinon, d'autres questions ?
- Oui, tant qu'on y est, j'en avais une autre, c'est au sujet de l'histoire du Groupe. Si j'ai bien compris, le Groupe est actif en l'état depuis 1952, mais il est l'héritier de la Franc-Maçonnerie d'obédience Martiniste Rénovée, ce qui remonte à 1881. La Maçonnerie Martiniste Rénovée a elle-même été fondée en continuation de l'action des Illuminati de la Secte Poilue, elle-même héritière des Parfaits Cathares, lesquels tenaient leurs secrets des Templiers, qui avaient appris leur secret savoir des Maîtres de l'Ordre d'Hermes Trismégiste, et donc, indirectement, des prêtres d'Amon-Re, à Karnak.
- Tout juste, je vois que vous avez bien appris le Codex Doré.
- Et donc, ça fait environ 3500 ans que nous cherchons à dominer le monde et à imposer notre Ordre de Fer sur la masse bêlante et abrutie des manants de manière à nous approprier les richesses de l'univers et à vivre comme des nababs tyranniques.
- C'est ça.
- Depuis 3500 ans.
- A peu près, oui.
- Et en 3500 ans, on n'y est toujours pas arrivé.
- Non. Mais ça ne saurait tarder ! Un peu d'optimisme, que diable.
- D'accord. Et aussi, une autre question, qui a un peu rapport à la première. Parce que bon, je suis allé un peu sur internet, et j'ai lu qu'on écrit pas mal de choses sur le groupe Débilderberg, on dit qu'on a fait sauter le World Trade Center...
- M'en parle pas, j'ai encore des courbatures à force de trimballer de la thermite dans les escaliers.
- ...On dit qu'on a assassiné Kennedy, John Lennon, Elvis Presley, Martin Luther King, qu'on a organisé l'attaque de Pearl Harbour pour déclencher la seconde guerre mondiale, tous ces trucs.
- C'est vrai, c'est agaçant, tous ces fouille-merdes qui font qu'à dire la vérité sur nous. On sait pas quoi faire, c'est un vrai problème.
- Et je suis peut-être naïf, mais... on pourrait pas tout simplement les faire disparaître ? Je veux dire, les flinguer discretos... c'est pas les hommes de main qui manquent non ? Juste, on liquide quelques leaders d'opinion, genre "disparition inexpliquée", et puis les autres auront peur et comme ils ne sont pas très courageux, ils la fermeront. Hein ?"
Un silence horrifié accueillit les propos du Frère Jean-Bastien.
" J'ai dit une connerie ?
- Mais... mais c'est illégal ! Et puis, c'est contraire à la liberté d'expression !
- Ah ouais, c'est vrai, j'avais pas pensé à ça. La liberté d'expression, oui, d'accord. OK OK, je vois mieux maintenant, tout s'explique.
- Non mais vraiment, quelle idée...
- Voilà, j'ai fini pour les questions.
- Bien, excellent. Donc, les prisonniers Chinois. Frère Wang, dites-nous tout, où en est-on de l'opération "Soylent Green" ?"

Et le soleil se coucha sur Los Palmitos. Réveille-toi, Ô, monde incrédule ! Secoue-toi de ta torpeur béate, et contemple de tes yeux descillés l'effroyable vérité qui dérange ! Non, ne détourne pas le regard des sombres manigances ourdies dans l'ombre par le Groupe Débilderberg ! Non, déconne pas, détourne pas le regard... Je sais, y'a France-Irlande à la télé mais... Eh !
 
 
aspexplorer
18 novembre 2009 @ 07:43
Commençons par un posteur que nous connaissons bien, l'ami Krokodilo, vient nous faire son post quotidien sur le plus grand scandale du monde : ce qu'il appelle "l'imposition" de l'anglais dans les écoles. Le principe est simple : on prend un fait sans intérêt qui a sans doute été le prétexte à une brève dans la gazette de Saint-Martin les Burettes (ici, un obscur groupuscule émet un rapport dans lequel mister K lit un aveu de ce que tout le monde sait depuis des lustres mais dont il est le seul à s'offusquer). Ensuite, on rameute les dix habituels pékins pour se faire applaudir. Je n'en dis pas plus, vous connaissez tout ça aussi bien que moi.

Guère plus original, Maldoror est l'un des innombrables contributeurs - ou pseudos de contributeurs - qui nous font le plaisir sans cesse renouvelé de maintenir bien vivace les nobles traditions conspirationnistes. Aujourd'hui, le nouvel ordre mondial. La partie la plus amusante est une vidéo où un prétendu club néo-conservateur brûle en effigie un bébé aux pieds d'une statue géante de hibou, dans une forêt sombre, la nuit... Bouh...

Dans la catégorie "complotiste occasionnel", nous avons Alis (woo hoo) qui vient poster contre le vaccin de la grippe du cochon mexicain. Il est particulièrement virulent. Pas le virus, le contributeur. Il paraît que les adjuvants à la graisse de requin donnent la sclérose du poulet aux chats, ou un truc du genre, comme l'a démontré le professeur Tetsuo Kokoronotabemas de l'Université Alternative de Pas Très Loin de Tokyo. Pour autant que des études l'aient démontré, cependant, c'est dangereux avec des taux de prévalence de l'ordre d'un cas sur un million, ce qui, statistiquement, signifie zéro. Il y a pourtant bien d'autres bonnes raisons de ne pas se faire vacciner (par exemple : pour faire chier Sarkozy), pourquoi aller inventer un complot des industriels pharmaceutiques ?

Ratant de peu la plus haute marche du podium, le très amusant Emile Mourey vient nous parler du complot bibractique. Vous ne savez pas ce que c'est que cette considérable affaire ? Je vous en touche deux mots : quelque part en Bourgogne se trouve le mont Beuvrais. Depuis des années, on y mène des fouilles archéologiques d'importance, car il s'agit du site d'un oppidum gaulois. Les scientifiques ont dégagé un large consensus pour considérer qu'il s'agit de la légendaire ville de Bibracte, riche forteresse du peuple éduen, cité par Strabon et Jules César, quand même. Emile Mourey est d'un autre avis. Il estime, avec sans doute quelque argument, que c'est une erreur, que c'est en vain que l'on dépense l'argent du contribuable sur le site du mont Beuvrais (dont il reconnaît lui-même qu'il s'agit pourtant d'un site archéologique d'un grand intérêt, qu'il pense être l'oppidum de Gorgobina). Bibracte et les Eduens étant mort depuis vingt siècles, on pourrait légitimement penser que la question est de peu d'intérêt, et que le nom que l'on donne au site est un détail assez secondaire. Pourtant, il semble que ce monsieur Mourey - qui ne jouit soit dit en passant d'aucun titre universitaire lui donnant compétence en matière archéologique - harcèle littéralement les autorités, jusqu'aux plus hautes, et ce depuis des décennies avec une obstination quasi-massonnique, tout ça pour une question, je le répète, sans le moindre intérêt. Comme c'est un monsieur d'un certain âge, il accuse Wikipedia (dont il semble avoir une conception très folklorique) de tous les maux. C'est tellement facile...

Mais le champion du jour, c'est bien Morice, habitué de l'épreuve ! Ecoutez son histoire, c'est tordant : Durant la seconde guerre du golfe, un type qui avait dans les 30-35 ans était, selon toute vraisemblance, un gratte-papier de second ordre dans l'armée US. D'origine allemande, petit-fils d'un ancien combattant de 40, militaire lui-même, il aimait logiquement les armes, l'histoire, et il avait peut-être lui-même un peu des sympathies d'extrême-droite, ce qui est son droit car je vous le rappelle, les USA sont un pays libre où on ne punit pas un homme pour ses opinions politiques. Toujours est-il qu'il collectionnait diverses babioles remontant à la guerre de 40, dont des décorations, uniformes et emblèmes de l'époque, nécessairement nazis. Dans son activité guerrière, il a sans doute dû contribuer à désigner des cibles pour des bombardements. Il est difficile de deviner ce qu'il a fait précisément, mais on se doute que vu son âge, il n'a eu que des responsabilités très mineures dans les opérations militaires. Il n'en faut pas plus pour que Morice le désigne comme criminel de guerre, à l'égard d'un Eichmann. Bref, après la guerre, il a été embauché par une ONG américaine pour faire le recensement des dégâts en Irak. Ce qui à moi me semble logique : pour évaluer les dégâts d'une arme, savoir d'où ils proviennent, ce genre de choses, il vaut mieux s'adresser à un technicien compétent plutôt qu'à un baba-cool avec des fleurs dans les cheveux. Il a continué son travail pour l'ONG (sans doute a-t-il donné satisfaction) jusqu'aux récents événements de Gaza, où grâce à son travail, l'ONG dont nous parlons a pu dénoncer l'emploi par l'armée Israélienne d'armes interdites par la convention de Genève. Néanmoins, ses supposées amitiés néo-nazies (des preuves, Morice, des preuves...) furent un bon prétexte que les Israélien utilisèrent pour discréditer le rapport de ladite ONG. Morice, l'anti-américain primaire, qui fait le boulot du Mossad, bien ouèj, le vieux.

Bref, si vous vous sentez à la hauteur de ces phénix de la pensée, contributationnez !

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aspexplorer
17 novembre 2009 @ 07:22
Partout et en tous lieux, on surnomme Dany Boon "le piston", savez-vous pourquoi ?



Et sinon, l'effroyable vérité enfin dévoilée.

-oOo-
 
 
aspexplorer
16 novembre 2009 @ 08:16
Cet été, je suis allé brièvement me recueillir sur les lieux de ma turbulente folle tumultueuse molle jeunesse dans la riante bourgade de Noirparlay sur Ymondïs Mende. Queue d'émotions neige à vous faire partager...

 
 
aspexplorer
15 novembre 2009 @ 11:26
Petite précision à l'usage de nos amies les femmes

[Yoann Courguff]

Ce footballer s'appelle GOURCUFF, et non pas BOURRE-PIF
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aspexplorer
14 novembre 2009 @ 09:03
Ouais, je sais, mais faut que j'aille à la muscu.

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aspexplorer
13 novembre 2009 @ 07:45
Dans mon entreprise, il y a un programme d'anglais en e-learning. Au début du cycle, on répartit les étudiants selon leur niveau. Il y a trois niveaux, qui sont :

ADVANCED
INTERMEDIATE
PRE-INTERMEDIATE

Que de précautions oratoires pour vous dire que vous êtes nul.
 
 
aspexplorer
12 novembre 2009 @ 07:28
Plom podom podom pom pom, je m'promène dans Paname, il fait beau, lalala...

Euh ??? C'est quoi cet engin ?



LOL... Wut ??? Attends mais... ces poignées sur le coffre, j'espère que c'est pas...



Oh putain, c'était une 206 CC ! Qu'est-ce qu'ils ont fait à cette pauvre caisse ???



Rolalalala... regardez-moi ce chantier... C'est quoi ces trous
pourris sur les passages de roues ? Ces trucs ça sert pour refroidir
les freins de supercars, mais ils ont gardé les freins de série !



AAAAAAAARGH ! FTAGHN ! J'avais pas vu le CAPOT !



Ah et puis de face, c'est trop la classe Américaine ! Je suis sûr
que dessous, c'est toujours le 1.6 l Pijot. Y risque pas de
prendre chaud avec des trous pareils au-dessus !


Bon, alors les bases du tuning, c'est :

  1. Le bicolore, c'est à la peinture que ça se fait, mais une pièce sur deux d'une couleur et la suivante d'une autre, c'est pas du tuning, ça s'appelle "faire les casses pour trouver des pièces".
  2. On ne met pas un aileron sur une peugeot. Jamais.
  3. Tant qu'à faire, un coup de peinture sur les étriers de frein, ça coûte pas cher (ils étaient couleur métal, de base quoi)
  4. Le tuning, c'est RENDRE HOMMAGE à une voiture. Ici, la 206 CC, c'est une jolie petite caisse rigolote, fun, rondouillarde de partout, sans prétention, genre girly. C'EST PAS UNE VOITURE DE KEKE. Ça là, c'est pas du tuning, c'est du viol.
 
 
aspexplorer
11 novembre 2009 @ 11:53
EDIT

Raid ranto sur gogovox !
J'ai pris l'aggro !
Need DPS + heal plz!
gros loot à prendre


sinon :











Notez que la dernière image trouve son origine sur ce site :

The Larry Van Pelt page of Infinite Faggotry
 
 
aspexplorer
10 novembre 2009 @ 07:33
Chaque année, alors que les nuits s'allongent interminablement et que le froid s'installe, elles s'en reviennent, par dizaines, par milliers, toujours plus nombreuses. Chaque année, le fléau s'étend, se multiplie, et nous ne pouvons plus détourner les yeux de cette évidence : les organisations caritatives sont partout. A la télé, à la radio, sur les affiches et sur les culs de bus, dans les rues, les couloirs des métros, on ne peut plus circuler sans se faire harponner par ces malfaisants avides d'argent. Et ne croyez pas être à l'abri : même le plus averti, un jour de fatigue, de désœuvrement, peut être tenté de mettre la main au porte-monnaie pour s'en débarrasser, cette fois-ci. Et puis c'est l'engrenage. Trois sous, ça devient une pétition. Et puis ils prennent votre nom, et votre adresse, votre numéro de téléphone, et c'est aussitôt le défilé du Secours-Ci, des Petits Frères de Ça, des Chevaliers de l'Ordre de Mes Deux qui vous harcèleront sans répit jusqu'à ce que vous ayez dépensé à leur bénéfice le fruit de votre travail, les économies d'une vie, l'héritage de vos enfants. Ça ne peut plus durer, il faut réagir.

Envoyez vos dons au

Comité Asp Explorer pour
l'Eradication des Mendiants
en Bande Organisée

Boîte postale 117
75124 Paris 16
(déductible des impôts)


Pour que bientôt, nous z'aussi, tous ensemble les uns les autres, dans un monde solidaire plus mieux.

[OSEF]
 
 
aspexplorer
09 novembre 2009 @ 07:25








EDIT : la musique
(notez comme à la fin,
on reconnaît bien la
voix de Skirlet)
 
 
aspexplorer
08 novembre 2009 @ 12:12

15 - La Tour de la Mort



Wang Mi Fu faisait partie de ces gens qui ont trop la tête de l'emploi. Quand on le voyait, on se disait « tiens, un vieux sage Chinois, il doit être vachement fort ne kung-fu ». Avec son air de pas y toucher, son visage impassible et souriant et sa longue épistémologie blanche longue et étroite flottant au vent, on sentait tout de suite qu'on avait affaire à un kador des arts martiaux capable de vous broyer la colonne vertébrale rien qu'en appuyant dessus avec l'index. On sentait le gars qui avait étudié l'enseignement des vieux moines tout pourris dans les montagnes et qui méditait sur les quatre éléments, ce genre de choses. Toute personne un peu sensible aux réalités du monde comprenait en le voyant qu'il s'agissait de toute évidence d'un personnage important, craint et respecté, et qu'il valait mieux éviter de lui chercher noise.
« Allez, mon p'tit bonhomme, accrochez-donc ça à une patère. » lui dit le Commissaire Terrassol en lui confiant son chapeau mou. « Et profitez-en pour nous ramener les rafraîchissements et prévenir votre patron qu'on est arrivés.
- Cher Commissaire, dit alors Miss Wang en se retenant d'éclater d'un rire sardonique, j'ai l'immense honneur de vous présenter le Très Estimé Maître Wang, mon père.
- Oh pardon ! Je vous ai pris pour le larbin, toutes mes confuses... Je veux dire, c'est pas que vous ayez l'air d'un serviteur, sauf que vous ressemblez à un Chinois et que... enfin, non pas que les Chinois soient nécessairement serviteurs, hein, y'en a des bien... Hein ? Jack, des commentaires à faire ?
- Soyez les bienvenus dans ma modeste demeure, étrangers, répondit Maître Wang d'une voix qui aurait pu être sincère. Passons dans la véranda, les thés sont servis. »
La véranda était ouverte en cette saison, laissant les alizés rafraîchir agréablement l'intérieur. Deux banquettes étaient disposées en angle droit autour d'une table basse rectangulaire en bronze et bois laqué, orné de motifs dorés représentant un dragon entouré de fleurs.
« Oh, mais dites donc, c'est que vous avez un remarquable jardin, Maître Wang, hasarda Jack.
- L'étude de la nature est chère au sage, autant que sa contemplation est précieuse à l'homme simple.
- Lao Tseu ?
- Wang Mi Fu. J'ai collationné au cours des années les essences les plus représentatives et les plus spécifique de notre belle Chine, de chacune de ses provinces, de chacune de ses campagnes... Mes jardiniers tentent de les acclimater au mieux en cette contrée pourtant si différente... La terre d'ici, voyez-vous n'a rien des argiles jaunes du vieux pays.
- Pourtant, je vois que vous avez de bons résultats.
- Oui, dans certains domaines, pour certaines espèces. D'autres dépérissent, hélas. Quelle perte ! Car en vérité, nombre de ces espèces, endémiques à la Chine, sont en voie de disparition. Les nouvelles méthodes de culture, importées d'Occident, le développement des routes, des chemins de fer et des villes, l'exploitation des forêts, tout ceci réduit la place accordée en Chine à ces essences.
- C'est l'progrès, lâcha négligemment le Commissaire Terrassol.
- Néanmoins, j'ai l'espoir qu'un jour prochain, quand les circonstances s'y prêteront, moi et mes amis pourrons ramener en Chine ces merveilleuses cultures, en planter les graines dans notre sol encore fertile, et les voir refleurir comme avant, restaurées dans leur grâce passée.
- Vous devriez demander de l'aide au Muséum d'Histoire Naturelle à Paris, je crois qu'ils ont des programmes pour ce genre de chose. Mais venons-en à notre affaire, je vous prie. Nous souhaitions vous interroger sur une affaire assez trouble à propos d'un cristal trouvé en Afrique, l'étoile de Djalagnagna...
- Diayema.
- C'est cela même, monsieur Wong. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
- Excusez-moi, je n'ai pas bien saisi, à quel titre êtes-vous ici ?
- Terrassol, Commissaire Divisionnaire Valentin Terrassol, du Bureau des Enquêtes Extérieures. Et voici mes assistants, le sergent Dragan Dragonisevitch et le brigadier Bobby Duilding, tous deux des Forces Spéciales, le docteur Lavanture, de l'Université de Lyon, le célèbre capitaine Jack Whiskers, qu'on ne présente plus, et pour finir, la délicieuse Lorna Dale, que vous avez sans doute reconnue si vous êtes cinéphile.
- Mais si j'ai bien suivi votre propos, vous êtes un policier Français, donc.
- C'est ça. Donc, l'Etoile de...
- Par conséquent, si je ne m'abuse, et à moins que la situation n'ai drastiquement changé ces derniers jours à Madagascar sans que j'en sois informé – ce qui est possible car je ne m'intéresse que d'assez loin à la politique – nous ne sommes pas exactement sous votre juridiction, monsieur le Commissaire.
- Eh bien... c'est vrai que techniquement... si l'on s'en tient à la lettre de la Loi...
- Dans ce cas, nous sommes bien d'accord que vous n'êtes pas en position de réclamer quoi que ce soit de moi, que rien ne me force à vous répondre, ni à vous aider en quoi que ce soit dans votre affaire.
- Eh bien...
- A part bien sûr la courtoisie coutumière du peuple Chinois envers ses hôtes, et le fait que je suis toujours prêt à coopérer avec les autorités de la glorieuse République Française. Je suis donc disposé à vous faire part de mes lumières sur cette histoire, voire même, à vous apporter une certaine assistance, pour autant que mes moyens me le permettent.
- Quelle joie.
- J'ai en effet, pour ma part, entrepris des... comment dire... des actions qui pourraient être complémentaires des vôtres. Néanmoins, je ne vous cacherai pas que vous associer avec moi revient à vous aliéner les puissants ennemis qui sont les miens.
- Les nazis ? Nous ne craignons guère ces abominables doryphores.
- C'est un bon début. Voici pourquoi, afin d'être sûr que vous aurez la force de résister au mal qui bientôt nous assaillira de toutes parts, pourrais-je vous proposer une sorte de petit... test ? Une sorte d'exercice.
- Une épreuve, quoi ?
- Voilà, une épreuve.
- Je m'en réjouis à l'avance. C'est dangereux ?
- Du tout voyons, du tout, c'est plus sportif qu'autre chose. Chi-Chi ?
- Oui, père ?
- Mon enfant, allez voir si les préparatifs sont achevés dans la Tour de la Mort. »

Deux heures plus tard...

« Ah, mon dieu, s'écria le Commissaire, ce cauchemar est enfin terminé !
- J'ai bien cru que mes poumons allaient exploser, gémit Lorna, pantelante et agrippée au bras de Jack.
- Heureusement, dit ce dernier, que nous avons pu compter sur la ruse du docteur Lavanture pour vaincre la femme-araignée.
- Et sur l'esprit d'à-propos du Commissaire lorsque les Sept Dragons ont dévoilé la Tunique d'Or !
- Je crois que je n'oublierai jamais la terreur que l'on a vue dans les yeux du sorcier Yiling lorsque la Cloche de Brique a retenti la troisième fois, dit Lorna. C'était pathétique.
- En tout cas ma chère, vous vous êtes bien jouée du Joueur de Goshi, bravo ! Remarquable diction, et supère crochet du gauche.
- Le Singe Pi m'a beaucoup aidée, il faut dire.
- Je vois que vous avez triomphé de l'épreuve, étrangers, constata Maître Wang. Je ne pensais pas que vous réussiriez à franchir les Trois Stades de la Sagesse. Mais je vois que l'un de vos compagnon manque à l'appel. Aurait-il regrettablement trépassé dans la tour ?
- Ah ? Dit le Commissaire. Il manque quelqu'un ? Oh oui, c'est vrai, le sergent Dragonisevitch... Ah là là, quelle histoire... C'est l'destin.
- Comme vous dites. Parlons, maintenant.
- Bonne idée. »
Ils s'assirent derechef autour d'un bon thé. Après que Jack eut conté une nouvelle fois comment il était entré en possession de l'Etoile de Diayema et comment il avait entendu parler de Maître Wang.
« Ainsi, Wu Hongwu a rencontré son destin, mais a néanmoins réussi à accomplir sa mission en mettant la pierre à l'abri du mal. Mais vous ignorez ce dont il retourne, n'est-ce pas ?
- Tout à fait.
- Voici donc toute l'histoire, pour ce que j'en connais. Voici bien des millénaires, au bord des grands fleuves du monde, les hommes ont émergé de la barbarie originelle pour fonder des villages, des cités, des royaumes et bientôt des empires...
- Euh... vous n'êtes peut-être pas obligé de nous raconter TOUTE l'histoire. On pourrait commencer par le début de ce qui nous concerne et zapper tous les trucs de Moïse et des croisades...
- Mon exposé, Commissaire, se doit de débuter en des temps anciens, car c'est là que se trouve précisément l'origine de mes tracas. Donc, c'est à peu près à la même époque, il y a cinq mille ans à peu près, qu'en des lieux bien éloignés de la Terre, sont apparues les grandes civilisations connues de vos universitaires, les Chinois et les cités de l'Indus en Asie, les Egyptiens et les Sumériens autour de la Méditerranéenne, les Olmèques en Amérique, et bien d'autres encore qui n'ont pas laissé tant de monuments, et donc nous sont méconnues. Ces temps reculés, qui virent l'apparition de l'astrologie, de l'écriture, de la politique, vous sont connues en Occident sous le nom d'âge du bronze.
Mais depuis quelques décennies, des chercheurs ont examiné certains vestiges mystérieux découverts ici et là sur toute la planète. Il y a d'étranges reliques forgées dans des matériaux inconnus et ornées d'écritures indéchiffrables, ne se rapprochant d'aucune graphie connue, les ruines cyclopéennes érodées jusqu'aux fondations d'installations dont nul n'a percé la raison d'être. Dans leur majorité, les archéologues admettent que ces reliques proviennent de civilisations de l'âge du bronze qui nous sont encore inconnues, et les datent d'environ quatre à cinq mille ans. Cependant, il existe un groupe de jeunes chercheurs inconoclastes qui estiment que ces vestiges sont bien plus anciens, au moins antérieurs de dix mille ans à l'apparition des plus anciennes civilisations connues.
- Excusez-moi, demanda Lorna, mais sur quoi se basent-ils pour dire ça ?
- Sur les similitudes qu'ont ces vestiges entre eux, et sur l'absence de similitude qu'ils ont avec les autres civilisations. Par ailleurs, on a découvert dans le Yunnan des fragments de métal très profondément enfouis dans les sédiments d'une rivière depuis asséchée. Le tout gisait sous les vestiges d'une ville Chinoise antérieure à l'époque des Royaumes Combattants. De toute évidence, ils sont donc encore bien plus anciens que cette cité. Étant moi-même passionné par l'étude des lettres anciennes, je me suis intéressé à la question, et après avoir tout d'abord incliné pour la thèse orthodoxe, l'étude de certains écrits fort anciens m'a convaincu de la justesse de l'autre thèse. Selon les mythes et les légendes de tous les continents, il y a bien eu, avant les temps historiques, une grande et puissante civilisation, peut-être aussi avancée que la notre, ou voire même plus, et qui a étendu son influence sur tout le globe. Je crois d'ailleurs, docteur Lavanture, que vous êtes comme moi un ardent partisan de cette thèse.
- En effet, en effet. Mais je vous en prie, poursuivez, votre exposé est si brillant, je n'aurais pas mieux dit.
- Vous me flattez, docteur. Cette thèse reste donc encore peu populaire dans le milieu universitaire Français, essentiellement, je crois, parce que les Allemands l'ont reprise à leur compte et érigée au rang de dogme. Certains cercles de nazis fanatiques, illuminés mêmes, pensent en effet que la race Allemande descend de ce peuple puissant qui aura étendu son empire sur le monde.
- Une prétention qui ne surprend guère de la part des boches, s'emporta Terrassol. Et vous pensez qu'ils cherchent à s'approprier les reliques de cette civilisation pour leur propagande ?
- Pas seulement. Le fait est que des missions de recherche sont parties aux quatre coins de la planète pour fouiller tout ce qui pouvait l'être, et qu'ils ont organisé une grande exposition à Berlin l'an passé pour exhiber le fruit de leurs travaux – des travaux qui, si l'on passe outre leurs pitoyables fanfaronnades nationalistes, sont de grande qualité. Mais des éléments récents m'ont laissé à penser qu'en réalité, c'est quelque chose de bien plus dangereux que la connaissance académique qu'ils ont trouvé dans les sables de la péninsule Arabique. Avez-vous entendu parler des incidents d'Irem ?
- Il me semble que oui, reprit Lavanture... c'était une expédition Allemande en Arabie, en effet. Ils ont été contraints d'arrêter leurs fouilles il y a trois ans, non ?
- Contraints, le mot est faible. Ils ont été chassés par les Français qui leur ont retiré leur licence de fouille lorsqu'ils se sont aperçus qu'ils évacuaient discrètement certaines des pièces qu'ils mettaient au jour.
- Encore une fois, voilà qui ne m'étonne pas de ces fridolins.
- Si les journalistes Français ont parlé à l'époque du « sauvetage » du patrimoine impérial, ils n'ont pas évoqué, par ignorance ou pour sauver la face, le fait que la découverte de ces malversations est intervenue bien tard. Car ce petit manège durait depuis longtemps et très discrètement, ce sont des tonnes de reliques du passé qui ont rejoint le sol Allemand !
- Les scélérats !
- Or, le hasard faisant bien les choses, il advint que ces pièces étaient tout d'abord débarquées ici, à Madagascar, par des boutres descendant discrètement la côte Africaine, avant d'être embarquées dans des cargos tout à fait officiels à destination du Reich. Ce port de Diego Suarez, où nous nous trouvons, a été l'une de ces plaques tournantes. Apprenant cela, je fis jouer mes amitiés et mon influence pour examiner certaines de ces reliques précieuses, encore à l'entrepôt, et je fis alors une effroyable découverte. Les pièces qu'ils rassemblaient m'étaient familières, car j'en avais vu les dessins et descriptions dans de très anciens rouleaux de parchemin dans un certain monastère du Tibet. Il s'agit d'armes. Des fragments d'armes puissantes, invincibles ! Sans doute cherchent-ils à les reproduire, dans leurs usines.
- Voici qui colle bien, en effet, à la personnalité de ces abominables teutons, approuva le Commissaire. Mais qu'ils les construisent, leurs armes, et qu'ils osent donc les lever contre la République ! On leur montrera une nouvelle fois ce qu'on en fait, de leur belle armée.
- Je crains que ça ne soit plus sérieux qu'une habituelle menace militaire, Commissaire. Savez-vous comment la civilisation de Mû – appelons-là comme ça, puisque c'est ainsi que l'a baptisée le professeur Vandorken – savez-vous donc comment elle a disparu ? Ravagée par ses propres armes, Commissaire. Ces armes dont nous parlons aujourd'hui, et qui causèrent un si grand désastre sur toute la planète que l'humanité passa au bord de l'extinction, un si grand désastre que les terres jadis fertiles devinrent des déserts, que des continents furent engloutis, que les montagnes s'effondrèrent et que la géographie du monde fut remodelée à un tel point que des millénaires plus tard, nos civilisations en gardent encore la trace dans leurs mythes fondateurs. Il fallut tous ces siècles, toutes ces générations pour que notre race refasse le chemin vers la civilisation. Imaginez ce qui se passerait si les nazis mettaient la main sur de telles armes !
- Sambre et Meuse !
- Une apocalypse planétaire ! Un cataclysme à nul autre pareil... Vous comprenez maintenant l'importance cruciale de la mission qui, à notre corps défendant, nous échoit.
- Mais hélas, Maître Ming, il est trop tard ! Comment empêcher que l'Allemand ne déchaîne sa furie sur le monde, maintenant qu'il est en possession de ces richesses ?
- Par bonheur, je sais qu'il leur manque trois éléments cruciaux pour arriver à leurs fins, trois pièces qui étaient à la base de la technologie des Anciens. J'en ignore l'usage exact, mais j'en connais la forme et l'aspect : il y a le Disque, le Cylindre et le Cristal. Le Disque, hélas, ils en ont volé un à Paris.
- L'Anneau de Nürburg !
- Il leur faudra sans doute du temps avant de pouvoir en faire une copie utile. Le Cristal est plus simple à produire, pour peu qu'on connaisse sa composition précise. Ce qu'ils ne risquent pas de découvrir puisque par bonheur, le seul exemplaire connu est en votre possession, Capitaine Whiskers !
- Et il n'est pas né, celui qui arrivera à me le prendre, c'est moi qui vous le dit !
- Ne manque plus que le troisième élément, le Cylindre.
- Mais je présume, maître Wang, que vous avez déjà quelque soupçon sur l'endroit où nous pourrions en trouver. Et que vous n'aurez pas trop de quelques alliés de circonstances nous en emparer avant les nazis, n'est-ce pas ?
- Je vois, acquiesça le mandarin en lissant sa longue barbe, que vous avez oublié d'être bête. Vous plairait-il de visiter un peu la Russie ? »
 
 
aspexplorer
07 novembre 2009 @ 08:51
Thanks fuck, it's Caturday !



EDIT : Un phail bien phail (pour amateurs de phail).
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aspexplorer
06 novembre 2009 @ 00:10
Dans les dîners prestigieux, on voit souvent des gens bien intentionnés, mais peu au fait des usages, faire l'erreur. Donc, pour ne pas vous tromper, je le dis et je le répète, pour les viandes, utilisez le couteau à steaks :



Et non pas le couteau Aztèque :



(qui est utilisé pour éventrer les prisonniers)
 
 
aspexplorer
05 novembre 2009 @ 07:58
Bonjour, et bienvenue à notre écoloquizz ! Alors aujourd'hui, nous allons comparer la consommation en essence de ces deux modèles de voiture :


Clio III 85ch TDi / Pagani Zonda C12 7.3l


Oh, quel dommage ! Eh non, ce sont bien les Clio diesel qui consomment le plus ! Certes, la Clio ne consomme que 3,9 l au 100 (5,2 l en cycle urbain) contre 18 l pour la Zonda (28 en cycle urbain, pour le cas où y'ai des cons qui utilisent une Zonda pour rouler en ville). Néanmoins, Renault a vendu environ 450000 Clio (modèle II et III) pour la seule année 2008, tandis que Pagani a produit au total une quantité de Zondas (tous modèles confondus) qui doit dépasser de peu les 100. On peut donc estimer que les Clio III consomment plusieurs centaines de fois plus d'essence que les Zondas.

Allez, deuxième essai :
(précision : consommation PAR VEHICULE)


Mercedes classe E / Bugatti Veyron


Eh oui, bien sûr, vous l'avez deviné, la voiture la moins gourmande est la Bugatti Veyron. Non ? J'explique : allez sur le site "la centrale" et vérifiez le kilométrage moyen auquel sont vendues les Classe E d'occasion. C'est dans les 80 000 km. Une merco, ça se garde longtemps, c'est connu pour ça (je le sais, j'en ai une). On peut considérer qu'au cours de sa vie, la classe E, va parcourir facilement le double de cette distance, mettons 160 000 km. En revanche, sur le même site "la centrale", on ne trouve que 3 veyron à vendre, aucune n'atteignant les 5000 km. Et pour cause, ce ne sont pas des routières. La Veyron, c'est une machine à épater, à faire rêver, mais ça ferait un très mauvais (quoi que rapide) taxi. C'est le genre de bagnole qu'on sort une fois par mois pour frimer sur la corniche de Monte-Carlo, on ne va pas porter les gosses à l'école ou faire ses courses à Auchan avec une Bugatti. Alors même si elle consomme, euh... un peu, c'est vrai (15/40, comme au tennis, contre 5/9 pour une merco diesel de 2002), vu qu'elle fera quarante fois moins de kilomètres, la veyron émettra mathématiquement dix fois moins de CO2 au cours de sa vie.

On s'en refait une ?
(précision : conso au kilomètre)


Volkswagen Passat V5 Sport Tiptronic (1999) / Porsche 911 Carrera boîte auto (2009)


Eh oui, c'est la Passat la plus gourmande, malgré son moteur asthmatique de 150 ch (345 pour la cox écrasée). En l'occurrence, 7,2/15,1 contre 6,9/14,7 - ce n'est pas grand chose, mais je vous rappelle que la Porsche est DEUX FOIS PLUS PUISSANTE). Quoi, vous gueulez ? Oui, je sais, 99 c'était une autre époque, la technologie des moteurs a fait des progrès, on peut pas comparer des voitures qui ont dix ans d'écart... Blablabla...

Un dernier pour la route alors ?


Toyota Prius / BMW M3


Qui consomme le moins ? Bon, OK, c'est la Prius... en général. 4,2/5 pour la niakwé contre 9,2/17,9 pour la bochesse, y'a pas photo on dirait. Sauf que la consommation dépend des conditions de conduite. Et sur circuit, ça donne quoi ? Ah, elle fait moins sa malinasse, l'hybride à la con avec ses deux tonnes de batterie, hein ? (voir 2e partie du document ci-dessous).



Moralité : si vous voulez sauver la planète et faire des économies, achetez une voiture de sport (ce qui vous permettra en prime de choper des gonzesses).
 
 
aspexplorer
04 novembre 2009 @ 07:43
Agoravox a besoin de vous ! Agoravox a besoin de sous ! Malgré le nombre toujours croissant de ses lecteurs, Agoravox peine à trouver l'équilibre financier, et requiert votre participation à sa continuation. Pourquoi ces difficultés ? Mais c'est la crise, ma pov'dame. Ces salauds d'publicitaires arrêtent de faire de la pub dans le site, du coup, couic, revenus en baisse. Oui, admettons. Mais d'un autre côté, est-ce qu'Agoravox n'a pas un peu commis le même pêché qu'il reproche à la presse traditionnelle ?

Car si on se penche sur les difficultés de la "vraie presse", il y a deux écoles de pensée. La première, la version officielle des vrais journalistes, c'est que c'est la culture de la gratuité sur internet qui fait du tort aux journaux. La vraie raison, c'est surtout le niveau dramatiquement bas de la presse payante, en particulier dans notre pays, ou sa connivence avec les pouvoirs de l'argent et de la politique est chaque jour cruellement mise en lumière. Honnêtement, si je veux être informé factuellement, internet ne manque pas de sources fiables, rapides et sans bavardage. Certes, il me manque l'analyse du "vrai journaliste", mais pour qui se souvient des éructations joffrino-julyennes à l'issue du référendum de 2005, on peut se demander si ça vaut vraiment la peine de payer pour l'éditorial bâclé et sot d'un âne qui n'a pas rencontré un vrai français depuis les années 70. En somme, si la presse payante se casse la gueule, c'est qu'elle ne vaut pas le prix qu'elle coûte.

Pour en revenir à Agoravox, je ne nie pas qu'un média participatif soit une bonne idée. Mais dans la pratique, ça donne quoi ? Un déversoir, un égout où se rencontre tous les monologues autosatisfaits de groupuscules suffisants aux prosélytismes importuns, les vociférations sans nuance, les analyses à sens unique indignes d'un devoir d'histoire-géo de troisième, les borborygmes séniles de zélotes décérébrés aux idéaux rances, les psalmodies marmonnées de sectes improbables oubliées de l'histoire, bref, la bauge immonde où chaque jour viennent chier complotistes du 11-septembre, anti-vaccins, malades des ondes du wi-fi, contraileux, ovnipèdes et autres variétés de farfelus. Pourtant, il y a aussi, chaque jour, des articles de qualité, qui vous apprennent des choses. Mais si vous êtes, mettons, un universitaire qui souhaite faire partager sa passion pour la Régence, vous écrivez un article érudit et bien composé, aussi intéressant que possible, vous le faites publier, et avec un peu de chance, le voilà qui sort. Vous récoltez trois pauvres commentaires. Le même jour, un article sur "le scandale Ruquier" (qui a mis en cause la compétence du professeur M. Kassowitz, titulaire de chaire de science des matériaux au CNRS, et de J.M. Bigard, Ingénieur en Chef chez Eiffage, dans leur brillante analyse des zones d'ombre entourant la mystérieuse tour 7 du WTC). 400 commentaires. Décourageant non ? Ça ne vous donnerait pas envie d'aller poster ailleurs ?

Et que dire de l'annonceur qui par mégarde trouvera son message mêlé à cette bouillie immonde ? Imaginez la gueule du dircom de Wall Street Institute lorsqu'il tombe sur sa publicité en haut d'un article très intéressant de Krokodilo sur la scandaleuse domination linguistique anglo-saxonne et l'opportunité de liquider tous les rosbifs dans des chambres à gaz ?

Bref, avant d'accuser la crise, la conjoncture, le mépris des média officiels qui mentent et le complot juif des Atlantes de Mû, il serait peut-être opportun que l'équipe d'Agoravox fasse un peu le ménage parmi ses contributeurs, liquide les clans de modérateurs qui se sont donné le droit de vie et de mort sur les articles et fasse un vrai travail de rédaction. Comme des professionnels, en somme.
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Vous souhaitez vous installer ? Investir dans du solide ? Arrêter de jeter l'argent par les fenêtres en payant un loyer et enfin devenir propriétaire ? Voilà une bonne idée (d'autant que les taux n'ont jamais été aussi bas). Et si vous avez des rudiments d'espagnol, je vous propose un endroit sympa, en bord de mer, dans un coin de nature préservée, pour un prix au mètre carré qui vous fera rire ! Bienvenue à Chaitén !

Chaitén, riante petite cité du sud du Chili, est un port de pêche pittoresque mais moderne, et aussi, la capitale de la province de Palena. Enfin, était... Parce que la ville de Chaitèn est surplombée par la montagne Chaitèn, un imposant massif... comment dire les choses... de type, euh, volcanique.

Non mais attendez, c'est un petit volcan à peine actif qui parfois crache quelques fumerolles pour épater les touristes, pas de quoi fouetter un chat. Certes, d'aucuns s'étonnent, en découvrant Chaitèn aujourd'hui, de trouver la ville coupée en deux par une coulée de boue qui a du reste totalement ensablé le port, mais est-ce que ce genre de particularité géographique ne fait pas le charme de cette riante bourgade ? Regardez plutôt la campagne environnante, n'a-t-on pas envie de se promener dans les verts alpages ?

[Chaitèn, le charme discret de la cordilière des Andes]


Nul doute que bientôt, les visiteurs se presseront pour humer l'air frais de la mer, visiter l'arrière-pays, faire du trekking dans la montagne, et pourquoi pas, visiter ce fameux volcan qui n'est qu'à 10 km à peine du centre-ville, il suffit de remonter la très rectiligne vallée, soit une petite promenade de trois heures à pied ou 90 secondes en coulée pyroclastique.

Certes le gouvernement Chilien, pour quelque raison tenant plus de la tracasserie administrative que d'autre chose, a fait évacuer la ville et interdire tout établissement ultérieur. Néanmoins, des habitants obstinés*, durs à la tâche et légitimement attachés à la terre de leurs ancêtres sont revenus peupler Chaitèn, preuve que cette belle cité a un grand avenir devant elle.

Vous l'aurez compris, c'est le moment d'en profiter avant que tout le monde ne se rue sur l'immobilier Chaitèniote (on a vu rôder de nombreux couples de retraités britanniques), d'autant qu'il est encore possible de trouver de belles propriétés (de plusieurs hectares) à des prix raisonnables (entre huit et dix dollars US le km2). Prévoir néanmoins quelques travaux pour déblayer la boue, qui dans certaines rues, atteint le mètre d'épaisseur.


* Au nombre d'une soixantaine.
 
 
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J'ai chez moi un excellent livre de Normand Baillergeon, journaliste Québécois, intitulé "petit cours d'autodéfense intellectuelle". Normand évoque notamment le fait qu'il est avantageux de connaître un peu de mathématiques si on souhaite éviter de se faire embobiner par les manieurs de statistiques professionnels. Exerçons notre esprit critique grâce à Marion Quenut, professeur d'espéranto au centre culturel idoine de Toulouse. Celle-ci, interrogée dans "la Dépèche", évoque "la question qui tue", à savoir le nombre de locuteurs de l'espéranto dans le monde. D'après son estimation, c'est "entre 1 et 5 millions", ce qui est l'ordre de grandeur généralement professé par les rantophiles. Mais dans la phrase suivante, elle aborde le cas qu'elle connaît, celui de sa région : "il y a une centaine de personnes espérantistes, dont une dizaine qui le parlent vraiment bien". Ceci nous enseigne deux choses.

En premier lieu, c'est que dans la communauté espérantiste, une personne sur dix environ parle bien, et donc neuf sur dix baragouinent à des degrés divers. On est loin des discours lénifiants sur la langue qui fait aimer les langues et qui s'apprend en cinq minutes, contrairement à d'autres où il faut apprendre des verbes irréguliers.

En second lieu, la communauté rantiste toulousaine étonne par son faible effectif. Il y a, sur la communauté urbaine de Toulouse, environ 850 000 personnes. Une sur 8 500 parle espéranto, dont une sur 85 000 le parle correctement. Ramené à une population mondiale de 6,5 milliards d'individus, on arrive à 765 000 vagues locuteurs, et 76 500 que l'on pourrait qualifier de "fluent in zamenhoflangue". On est loin des "1 à 5 millions" de personnes. "Raisonnement absurde basé sur une méconnaissance totale du sujet et sur des supputations non-moins absurdes", m'éructerez-vous en bavant (surtout si vous êtes Henri Masson). En effet, la méthodologie employée ne prend pas en compte le fait que la popularité de l'EO peut varier d'une zone géographique à l'autre. Certes. Il se trouve que j'ai vécu à Toulouse, je connais donc le terrain. Toulouse, donc, est une ville plutôt marquée à gauche, avec une riche histoire revendicatrice, anarchiste, libertaire. Le pays de Jaurès n'est pas loin, ce fut aussi le refuge des républicains espagnols en fuite. Plus proche de nous, Toulouse est une ville universitaire et cosmopolite et, en outre, nous sommes en France, le pays qui a toujours été le centre culturel de la nébuleuse despérantiste. Tout ceci concourt à faire de la ville rose un terreau plus fertile qu'un autre à l'éclosion rantale, ce qui devrait se traduire par une nette sur-représentation statistique de cette langue, d'où le fait que s'il faut corriger les chiffres ci-dessus, c'est plutôt à la baisse. Au final, on en vient à considérer comme tout à fait vraisemblables des chiffres de l'ordre de 200 000 vagues espérantistes dans le monde, dont 20 000 capables d'écrire proprement et d'enseigner la langue - estimation que confirment d'autres méthodes, comme l'étude de la population des associations et amicales espérantistes ou la diffusion de leurs publications.