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20 August 2016 @ 09:01 am
Mastodon - Live Music Hall (Köln), 17 août 2016  
L'actualité métalleuse étant un peu morne en ce moment à Paris, me voici réduit à écumer les salles d'Europe. Aujourd'hui, Cologne, et son Live Music Hall.

Cette salle est un lieu de sinistre réputation, car outre le fait que c'est au fin fond de je ne sais quelle banlieue à punks, c'est là qu'en juin, ces maudits boches ont essayé (sans succès) de faire fondre Babymetal. En effet, au cours de ce concert, la température a nécessité l'arrivage d'une ambulance et semble-t-il, l'évacuation d'un gars de la sécurité qui s'est trouvé mal. Remarquez, c'est pas très grave de les fondre, ils ont gardé les moules, on peut en refaire des neuves, il suffit de pas mélanger les flaques parce qu'après c'est le bordel.

Donc, n'écoutant que mon courage, et grâce à la diligence des chemins de fer Allemands, qui sont l'orgueil de cette grande nation, me voici arrivé 50 minutes avant l'ouverture des portes devant les lieux, qui n'inspire qu'une confiance limitée (ça ressemble à un garage reconverti). En France, si vous arrivez 50 minutes avant l'ouverture du Trabendo, vous observerez qu'il y a déjà au moins 100 personnes. Là, y'a juste personne. Je dois demander confirmation au personnel (dans un allemand très moyennement goethien) que c'est bien là. J'ai l'air fin. Je queute donc un moment tout seul, avant que quelques autres n'arrivent goutte à goutte. Au final, 20 minutes avant l'heure dite, c'est une foule décente qui s'est agglutinée derrière moi. On en profite pour saluer Brent Hinds amenant une impressionnante caisse de bières, belle attitude metal.

J'arrive donc dans la salle parmi les premiers (j'ai fait un détour par les chiottes). Il s'agit d'une grande boîte en béton ressemblant assez au glaz'art, mais en nettement plus grand. Je vérifie machinalement l'absence de pommeau de douche, puis je me colle contre la barrière et prends le parti de n'en pas bouger. Le groupe qui justifie mon autodéportation temporaire, c'est Masturbodon, que j'avais déjà eu l'occasion d'apprécier en première partie de Slayer voici quelques années (c'était Ghost, qui n'avait pas encore sa stature actuelle, qui faisait l'ouverture). Une belle collection d'amplis vintage jonche la scène, et là, je me dis qu'avec la config de la salle, ça risque de poser problème, parce que foutre autant de watts en son direct dans une salle faite comme ça, y'a des chances que ça dépasse le tolérable.

Le premier groupe se pointe, ça s'appelle Steak Number Eight. D'après Wikipedia, c'est du post-metal/sludge influencé par Sunn O)))... Jesus Christ... Bon, ben c'est des jeunes, avec un frontman très excité, peut-être un peu trop impliqué dans sa musique et pas trop communiquant avec le public. Néanmoins, quelques sympathiques pogos viennent répondre aux sollicitations du groupe, qui déroule un set énergique, mais mon dieu, que c'est bruyant ! La voix est, en outre, très en-deça du reste, et donc pas facile à apprécier (le syndrome du glaz'art). Fin du set de Steak, les roadies débarrassent le matos. Bon, les roadies, c'est les copines et la maman du groupe, ça fait moyen pro, mais le groupe a une belle marge de progression devant lui et une saine attitude, ça m'étonnerait pas qu'on en entende à nouveau parler.


Après ce bref intermède, c'est le moment de saluer l'entrée sur scène de Masturbonitron, le combo Atlantéen qui fait en théorie dans le sludge progressif, mais pour les avoir déjà subis en cercon, je sais que ça envoie du lourd. Du reste, les six cabs Orange 2x2 et les quatre cabs de basse/batterie annoncent clairement la couleur : j'ai eu tort d'oublier mes bouchons d'oreille à la maison. Ben oui, c'est trop fort. C'est à la limite de la douleur auditive, une telle artillerie est adaptée à une tente de festival, mais pas à une salle fermée. Du coup, la section rythmique écrase les guitares et les voix, ce qui est dommage pour les compositions élaborées de Masturbonitronzoïde. Du reste, peut-être un peu abattus par le volume sonore, les teutons ne se pressent pas vraiment pour faire des circle-pits, je n'ai pas observé de slam ni de wall of death, bref, ambiance studieuse, la sécurité passe une soirée tranquille. J'avais tant entendu vanter les métalleux Allemands, c'est un peu la déception. Il y a quand même un peu d'agitation quand il est l'heure de sortir les grands succès, Oblivion, Divinations ou Blood and Thunder, mais pas vraiment les éruptions qu'on serait en droit d'attendre devant un groupe de ce calibre.


Néanmoins, je garderai un bon souvenir de ce concert de Mastorbonitronzoïdocéphale, le groupe est attachant sur scène, et joie, en faisant mes yeux de cocker malade au gars de la sécu, j'ai même pu récupérer un médiator de Billy Kelliher !

 
 
 
Lucquin JorisLucquin Joris on August 21st, 2016 03:53 am (UTC)
Bon ben je dis quelque chose, histoire de ne pas laisser un post sans réponse.

Bon alors vous connaissez l'histoire de Paf le chien ?
C'est un chien qui rentre dans un café et paf le chien !
Enfin c'est truc dans le genre. C'est marrant, quand même.