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02 October 2016 @ 07:48 am
The Agonist au Tube, Düsseldorf, 30 septembre 2016  
Et me voici reparti sur les routes ferrées grâce à nos amis de Thalys, sauf que ces cons ont annulé le train avant moi donc c'était le bordel dans le mien. La bonne nouvelle, c'est que je quitte quand même la France. Quelques heures plus tard, nous voici arrivé à Düsseldorf, la ville la plus riche d'Allemagne, ce qui ne saute pas forcément aux yeux quand on traîne dans le quartier de la gare (où malheureusement, je prends mes quartiers à l'hôtel Mitöß-und-Bornj. Mais peu importe, c'est pas pour me vautrer dans des spas luxueux que je me suis trimballé jusque là.

Le Tube est une arena couverte de 30000 places dont le...


Die Kolossale Arena

Non, en vrai, le Tube est la plus modeste salle de spectacle que j'eus l'heur de fréquenter. C'est un club faisant probablement moins de 5m de large pour 10m de long. Le matos des Agonists est là, tout serré sur la scène minuscule. Je détaille un ampli EVH 5150 mkIII et son cab 4x12 assorti, un énorme caisson de basse et un autre EVH + cab de l'autre côté. La salle est pour sa part modestement sonorisée par deux haut-parleurs. Quelle curieuse idée d'entasser autant de décibels dans ce que certains appellent un salon ? J'ai quelques craintes quand à la qualité sonore du concert.

Craintes qui se confirment vite après que les Agonistes fendent la foule pour rejoindre la scène (car il n'y a pas de sortie backstage, la salle est en cul-de-sac !). Cette formation pratique du death mélodique, c'est à dire que la vocaliste (la charmante et assez potelée Vicky Psarakis) a la lourde charge de growler. Mais en outre, il faut qu'elle soit bonne en chant clair car, et c'est la particularité du groupe, il y a les deux dans le répertoire. Elle s'en tire fort bien sur leur album "Eye of Providence", succédant ainsi avec les honneurs à Alissa White-Glüz (dont je vous entretins la semaine dernière), et donc, c'était une des raisons pour lesquelles je voulais voir ce que ça donnait en live. Mais vu qu'elle était totalement inaudible, sauf les rares moments où la batterie et la basse restaient suspendus, c'était extrêmement frustrant. C'est exactement la même chose qu'avec Mastodon le mois dernier : des musiciens qui s'écoutent un peu trop genre "ouaich, moi j'ai 130dB sur scène, et pareil à l'autre oreille, uf uf uf", au détriment de l'équilibre du truc. Au moins, l'avantage, c'est que je suis front row (j'ai pas de mérite) et je suis tellement près que je peux observer que Vicky a une vilaine carie à la première molaire supérieure gauche.


Faut faire soigner ça, Vicky


Par contre instrumentalement, ils
tiennent la route, pas de problème.

Bon, j'ai pas tout perdu, j'ai ramené le nouvel album "Five", qui sortait précisément ce jour là. En espérant qu'ils repassent bientôt par Paris et qu'ils achètent un caisson pour la voix, ou un set d'amplis pour les petites salles, ou que Vicky boive du bon lait de brebisse, je sais pas moi, mais quand je veux écouter de l'instrumental, je vais chez Satriani.



Ce que ça donne avec un son correct :