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06 February 2017 @ 06:45 am
Epica + Powerwolf + Beyond the black, Zenith, 4 février 2017  
N'ayant pas été enchanté par ma dernière expérience avec Epica dans l'abominable Olympia, j'attendais avec impatience de voir ce qu'ils pouvaient donner dans une salle digne de ce nom, le bon vieux Zénith. Cela faisait six mois que le billet traînait sur mon ordi, je craignais que le code barre soit illisible, bref... Direction la fosse, car bon, c'est du symphonique, avec une petite virgule de power, ça risque pas d'être bien violent, le pit, hein ?

Hein ?

HEIN ???

On commence avec une formation de symphonique du pays boche, Beyond the black, un groupe qui s'est formé il y a deux ans, et qui a splitté il y a six mois pour se reformer autour de la chanteuse, la pas franchement repoussante Jennifer Haben. Alors quand on a un peu l'habitude du métal symphonique, on n'est pas forcément transcendé par l'originalité du propos. On reste sur un terrain qui a été déjà amplement labouré par Nightwish, Delain, Within Temptation ou, pour rester dans le thème de la soirée, Epica. Et puis au bout d'un moment, on s'aperçoit avec ravissement que ça fonctionne. Je ne connaissais rien de BtB avant d'entrer dans la salle, mais c'est catchy, c'est pas dans la branlette technique, les zicos sont jeunes et ravis d'être là, et puis c'est bien posé, c'est bien balancé, ça tient la route, il y a quelques morceaux de bravoure, en particulier au niveau des solos de guitare qui sont vraiment bien amenés, bref, ça se pourrait qu'on entende à nouveau parler de ce groupe à l'avenir. A telle enseigne que, fait extraordinaire, on commence à sentir un peu de remue-ménage autour du pit.

Arrive ensuite Powerwolf. C'est, comme son nom l'indique, du power metal. Mais ça ne ressemble pas vraiment au métal savant de Blind Guardian, ni à la trépidante virtuosité de Dragonforce. Là, il faut s'imaginer une sorte de Ghost, mais qui ferait du power metal. Attila Dorn le frontman, qui ne manque pas de bagoût, est secondé par une sorte de co-frontman en la personne de son remuant claviériste Falk Maria Schlegel. Pour n'être qu'une première partie, ils n'en ont pas moins amené deux éléments de poids, tout d'abord leur matos de scène, avec un décor épique et autant de backdrops qu'Iron Maiden. Et ensuite, leurs fans, qui sont venus en grand nombre si on en croit les t-shirts. Et la longueur et l'intensité du set confirment que PW n'est pas loin d'égaler Epica en popularité. Que dire du pit ? On vit tout, pogo, circle pit, wall of death, ce fut assez éprouvant mais dieu, quel heure réjouissante et virile !

Et puis, voici qu'Epica se pointe. Ouf, me dis-je, les conneries sont terminées, on va pouvoir se concentrer un peu sur la musique. Les piqueux vont jouer une bonne partie de leur dernier album, the holographic principle, ainsi que quelques titres piochés dans leur déjà robuste discothèque (8 albums !). Les lasers et les effets pyrotechniques sont de sortie, et Simone est toujours aussi jolie, même si on peut regretter que sa voix soit un peu en retrait - sans jamais être inaudible, heureusement. C'est la seule fausse-note technique de la soirée, du reste, et il faut rendre hommage aux techniciens du Zenith qui encore une fois, ont fait un travail remarquable. L'ambiance monte petit à petit, pour finir en apothéose par un magistral "beyond the matrix" et "consign to oblivion". Et aussi curieux que ça puisse paraître, oui, il y a eu du pit. Beaucoup. Il y a même eu, ne rigolez pas, un WALL OF DEATH D'EPICA ! Où d'ailleurs j'ai fini dans un drôle d'état. C'est que, si vous n'êtes pas prévenu, vous ne pouvez pas le savoir, mais Epica, en live, c'est vraiment beaucoup plus puissant qu'en CD. En somme, un concert qui n'avait rigoureusement rien à voir avec le piètre souvenir que j'ai de l'Olympia, et pour tout dire, une très belle soirée de metal. Merci, et peut-être nous reverrons nous un jour, dans quelques années, quand vous repasserez et...

Ah ? Ils reviennent en juin ?

Photostres


L'affreuse Jennifer Haben


Et ses musiciens


Pouah !


La jolie Attila Dorn


Question que je pose : est-ce que Powerwolf, c'est vraiment du metal ?


C'est tangent, il faut regarder la photo finish


Ouais, on va laisser le bénéfice du doute


Groooooo...


Arrivée d'Epica !


Simone (à gauche) et son claviériste


L'éclairage est un peu particulier : en fait ils avaient coupé
les spots, ce que vous voyez, c'est juste la lumière des téléphones
portables (mine de rien, 6000 leds, ça éclaire pas mal)



Simone, t'es bonne ! </lourd>




Je vous ai parfois saoulé avec Babymetal en comparant
ce groupe nippon à Evangelion. Mais saviez-vous qu'à
une occasion, Su-metal avait interprété un morceau
tiré de la bande originale de la série ? Etonnant non ?
 
 
 
Melvas Roncecoeur on February 6th, 2017 06:00 pm (UTC)
"Je vous ai parfois saoulé avec Babymetal.."

Jamais, oh ! mon Dieu, jamais de la vie.