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04 March 2017 @ 09:53 am
The Great Old Ones + Déluge à la Boule Noire, 2 mars 2017  
Un observateur inattentif aurait pu croire à une assemblée fortuite de passants, attendant le long d'un bâtiment qu'une averse se calme. Mais il n'y avait pas d'averse ce soir là, et cet édifice n'était pas un lieu ordinaire, pour qui connaissait la géographie secrète de Paris, et l'histoire tragique de la Butte Montmartre. Bientôt, les silhouettes noires se firent plus nombreuses. Silencieuses, dévisageant les intrus de passage, qui d'instinct, comprenaient qu'ils n'étaient pas les bienvenus en ces lieux. L'ombre gagnait maintenant le quartier. L'Homme Noir apparut. Il ouvrit la porte de fer.

Donc, c'était soirée déprime à la Boule Noire.

Déluge est un jeune groupe de black metal en provenance de la Lorraine. J'avoue avoir bien apprécié cette prestation. Musicalement, il n'y a rien à redire, on a affaire à un metal plutôt élaboré, sans être savant, et techniquement, on a eu un très bon son. Les instrumentistes maîtrisent très bien leurs gammes et le chanteur hurle copieusement. Scéniquement parlant en revanche, service minimum. Certes, on ne s'attend pas à des déluges de lasers et d'effets pyrotechniques, c'est pas Iron Maiden, mais en l'occurrence, la seule décoration visible, c'était une demi-douzaine d'ampoules électriques vintage disséminées sur scène.

Après un set d'une longueur décente, place aux TGOO, qui ont amené leur traditionnelle tête de poulpe en fer. Là, le dispositif scénique est un peu plus élaboré, avec machines à fumée, lights sinistres par derrière, et capuche de rigueur. Durant le changement, les déboires avec l'un des backdrops permettent au groupe d'inventer un nouveau genre : le doom metal comique. Puis le show commence. On entame avec le début du dernier album sorti il y a quelques mois, et tout de suite, on peut noter qu'il y a un problème de son avec une section rythmique qui écrase les guitares et les voix - on aurait pu s'en douter du reste à la pile de bordel qui traîne sur scène, à commencer par un "double recto" Mesa Boogie, le genre de caisse plus à son aise dans un fest que dans une boîte à chaussure comme la Boule Noire. Du coup, les délicates disharmonies de TGOO passent un peu à la trappe pour qui ne connaît pas les morceaux et tend l'oreille pour les retrouver. C'est bien dommage, mais ça reste audible cependant. Seuls deux morceaux de Tekeli Li, trois d'Al Azif (dont le rare "My love for the stars"), le reste d'EOD. Set bienvenu, un poil court.


Ambiance Fhtagn sur scène


Ça sent pas l'poisson ?


Une lueur actinique pulsait au coeur des ténèbres.
Quelque chose se tenait là, observant, tapi...



Déluge arrive


Eh Marco, la salle, c'est de l'autre côté


Les silhouettes titubantes sortaient de la brume par dizaines,
mues par quelque appel irrépressible. L'horreur était en marche.



La set list qui fait pro : au crayon, et les mecs
savent pas les titres de leur dernier album...



J'ai trouvé que Jean-Nazgûl n'était pas très en
forme, il avait les traits tirés. Malade ?
 
 
 
(Anonymous) on March 4th, 2017 09:42 am (UTC)
Le doom metal comique. Intéressante inovation, mais est-ce qu'on reste bien dans l'esprit metal ?

Kyp.