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18 March 2017 @ 09:58 am
Anthrax + The Raven Age à l'Elysée Montmartre, 16 mars 2017 (+ bonus track)  
A l'orée des années 80, en réaction au hair metal propulsé par MTV et les radios FM, les Etats-Unis virent l'éclosion de ce qui allait devenir le genre-roi du metal : le thrash. Parmi la foule de groupes qui virent le jour en ces temps là, quatre formations s'extirpèrent du lot pour devenir ce que l'on a appelé : "The big four of thrash". Et puis, au début des années 90, déjà, l'étoile du thrash pâlit, sous les assauts du grunge d'un côté, de Pantera de l'autre, avec la floraison du metal extrême, et surtout, avec l'invasion du hip-hop et de la pop, qui aujourd'hui, ont réduit la culture rock à la portion congrue des jeunes un peu bizarres, adeptes des jeux vidéo violents et des tueries lycéennes.

Parmi les "big four", Megadeth développa son aspect mélodique, Slayer défricha le terrain pour le death, et Metallica expérimenta un peu tout. Et Anthrax, ben, ils ont gardé la baraque.

C'est donc sous le signe de la tradition que se déroula cette soirée à l'Elysée Montmartre. Une foule assez clairsemée peuplait la salle pour la prestation de Raven Age, un groupe de metalcore (c'est à dire que c'est du metal assez brutal, mais avec des voix claires). Un jeune groupe dont le propos n'est pas désagréable, qui souffre encore de la malédiction du 4x12, c'est à dire que les boum-boum écrasent un peu le chanteur. Mais ce qui ruine avec une certaine sûreté la prestation, c'est le light jockey qui nous balance des strobes direct dans le public, de sorte qu'il est pénible de regarder la scène. Au final, et bien que le frontman ne ménage pas ses efforts, l'audience reste un peu dubitative. A la limite, elle réagit plus à l'interlude, lorsque la sono diffuse "The number of the beast" ce qui est un peu ironique.


The Raven Age et leur
éclairage à la con

En tout cas, ça se réveille un peu pour Anthrax, comme c'était prévisible. Le groupe, pour ceux qui l'ignorent, fédère en France un groupe petit mais fidèle de fans très énervés, ce que j'avais déjà eu le loisir d'expérimenter... Au fait, je suis pas dangereusement près du pit là ? Bon, c'était un tout petit peu plus calme qu'au Zenith il y a deux ans, mais pas de beaucoup. La bande entame brutalement les hostilités avec Among the Living, puis déroule un set composé principalement de classiques tirés de l'album du même nom. Seuls deux titres du nouvel album sont exécutés, et c'est vraiment dommage, j'aurais bien aimé pour ma part entendre "For all kings" live (d'autant que c'est le titre de la tournée, putain). Quoi qu'il en soit, les débats s'achèvent, sans surprise, par "Antisocial", ce qui bien sûr réjouit les Français.


Anthrax, vu depuis la buvette

Le lendemain, le pèlerin de la musique change un peu de régistre puisque chez Gibert se donnait un showcase du Laura Cox Band. La prestation fut brève - 4 chansons - mais très sympathique. Le groupe est jeune, mais malgré ça, la prestation est carrée, bien troussée et on sent que c'est bien répété. Évidemment, c'est pas du metal, c'est même, je dois bien le dire, pas loin d'être du blues (surtout que c'était de l'acoustique). Ben oui, je vieillis.


Et à la fin du set, elle est partie
piller la tombe de Xaltotun.
 
 
 
(Anonymous) on March 18th, 2017 09:25 pm (UTC)
Ben je trouve que le chanteur de Raven Age il a trop la classe et qu'il n'est pas loin de dégager une certaine sensualité électrique.

Melvina.