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24 March 2017 @ 06:56 am
Conan + High Fighter + Hark + Downfall of Gaia, Boule Noire, 22/03/17  
Retour à la Boule Noire, donc, pour une soirée sous le signe de la délicatesse, avec pas moins de quatre formations bien poilues.

Ignorant tout de High Fighter, je fus quelque peu surpris de voir arriver le frontman, nettement moins barbu et ventru qu'on pourrait s'y attendre venant d'un chanteur de stoner. Pour tout dire, je crois même pouvoir avancer que c'était, allez, disons-le, une femme. Une fois la surprise passée, je dois bien reconnaître que le propos de ces hambourgeois n'est pas dénué d'intérêt, et pour tout dire, le sludge bien rythmé et bien hurlé de High Fighter convainc assez rapidement l'audience de déserter le bar pour s'occuper de ce qui se passe sur scène. Une intéressante découverte donc, qui une fois la musique terminée, semble recueillir l'assentiment général.

Vient ensuite Hark qui, je dois le dire, était la principale raison de ma visite. Il y a trois ans, j'avais découvert cette formation Galloise menée par le sympathique Jimbob Isaac, à la fois auteur, chanteur, guitariste et illustrateur (c'est son vrai métier d'ailleurs), alors qu'ils défendaient leur premier album. Là, il s'agit du second. Une prestation vive et enlevée, plus communicative que la précédente, avec un meilleur son m'a-t-il semblé. Une demi-heure dédiée principalement à leur dernier album, donc, dont est hélas absent "Speak in tongues" (je voulais gueuler "break the spell, break the spell"), et qui se conclut par le maintenant classique Palendromeda.

Puis ce fut le temps de Downfall of Gaia, un groupe venant lui-aussi de Hambourg, pratiquant un sludge de tonalité plus sombre, savante néanmoins, jouant sur les rythmiques alternatives et des harmonies étranges. On est parfois plus proche du doom qu'autre chose, parfois on est dans le registre black. En tout cas, s'il est permis de faire une critique, on ne peut pas dire qu'ils soient super communicants avec le public, mais il est vrai que le propos général du groupe ne s'y prête guère.

Puis à l'interlude, arrive les mecs de Conan, qui se mettent à installer sur le côté gauche de la scène quatre cabs 4x12, et à brancher chacun d'yceux à un ampli de 120. De l'autre côté, il y a un cab 8x12 et une énorme gamelle de bassiste, genre du 15 pouces. Mon Dieu ! Ils vont pas brancher ça dans la Boule Noire, ces cons ?

Conan, c'est gras, c'est lourd, c'est lent, c'est pas dans la rigolade, et ça explose gentiment le sonomètre. Après avoir pris quelques photos, du reste, je bats en retraite, expliquant au passage à Jimbob ce que je pense de cette débauche de puissance dans cette modeste boîte à chaussure. Néanmoins, j'ai le loisir de noter comme le pit s'anime un peu - dans un concert de stoner, c'est pas gagné - et s'enfume de senteurs indiennes - dans un concert de stoner, c'est normal. C'est donc du fond de la salle, et mes acoufun dans les oreilles, que je profite du concert.

Photostres


Bonjour monsieur, c'est ici le concert de clavecin ?


Could you be more rock'n roll ?


Elle est sortie comme ça de l'apparei photo ! :-)


La charmante Mona Miluski a
un bel organe hurlatoire



Une frêle jeune fille


C'était la fête à la SG : j'en ai compté six
(les deux autres guitares étant des Les Paul)



Joe Harvatt, de Hark, que j'avais connu bassiste...


Simon Bonwick. Il est batteur.


Nikolai Ribnikov, qui rend hommage à une obscure
formation de nu-metal post-black Slovène



Jimbob (je l'ai connu plus hirsute)


En tout cas, il mouille le maillot


Downfall of Gaia en grand angle (j'étais front row)


Toujours DoG, ne vous fiez pas au t-shirt


Les fûts de Conan


L'imposant monolithe de Conan


De l'autre côté c'est pas mieux. J'ai pas été
aussi malaxé de l'intérieur depuis Sunn O)))



Le fluet Jon Davis


Ce soir là, les cogneurs méritaient
bien leur surnom. Que de boucan !



Eloignons-nous un peu
 
 
 
(Anonymous) on March 24th, 2017 06:05 pm (UTC)
|m|.

Le Créateur Fou, HEAVEN SHALL BURN - Hunters Will Be Hunted.