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27 September 2017 @ 06:56 am
Avatarium + The Slayerking, Glazart, 25 septembre 2017  
J'arrive à 18h30, soit 30' en retard à l'ouverture du Glaz. Bon, j'aurais pu rester un peu au boulot, vu que le début du set était encore une heure plus tard, et qu'il n'y avait rien à grailler sur le site. Du reste, compte-tenu de l'affluence (une vingtaine de pékins quand j'entre dans la place), je n'ai pas eu à trop jouer des coudes pour me retrouver bien placé.

Or donc, voici qu'arrive The Slayer King, formation de doom prog (°.o) composée d'un batteur, un gratteux et un basseux/chanteur. Les traits probablement barbus de ce dernier nous resteront à jamais masqués par un chapeau orné d'une frange évoquant l'abat-jour de la lampe de chevet de ma mère (ce qui me gâche un peu l'aspect sérieux de l'affaire). C'est brut et mélancolique, pas forcément très bien mixé mais joué avec application et conviction, et ça m'aurait plongé dans une mélancolie de bon aloi si un connard de photographe n'avait pas passé son temps à jouer des coudes pour faire ses 326 de merde avec son Olympus à la con (avec le kit lens, hein...) Il faut voir que les trois mecs, c'est pas Metallica, c'est pas Babymetal, ils ne font rien d'extraordinaire sur scène, ils jouent. Il y a, au mieux, cinq photos différentes à faire. Une fois que tu les as faites, basta, tu ranges ton bousin et tu profites du concert sans emmerder personne. Ben non, lui il n'a pas arrêté une minute de mitrailler.

Bwef, Avatarium arrive, et on doit être une ou deux centaines dans l'arène. Je suis bien au fait de toute la courte (3 albums) métallothéque de ce groupe que j'apprécie fort, mais j'ai quelques doutes sur les prestations live. En effet, ce sont des albums très produits, très lisses, très sérieusement faits, il y a du "musician craftsmanship" comme dira la chanteuse (en particulier de Leif Edling, qui a depuis quitté le groupe mais continue à le hanter). C'est super chiadé, mais qu'est-ce qu'il peut bien rester de ça sur scène, joué par un groupe qui malgré sa relative notoriété, reste amateur. Eh bien, d'un certain point de vue, ça casse, mais d'un autre, heureusement que ça casse. En live, Avatarium n'a clairement pas la perfection des albums, mais c'est tant mieux. La voix de Jennie casse sur certaines notes, mais on n'en apprécie que mieux celles qui passent. La guitare de Marcus Jidell a parfois du mal à sortir du mix, mais quand elle sort, c'est du bonheur. Le travail de la rythmique est impressionnant dans certains morceaux qui sur galette, ne sonnent pas si bien. Et il y a aussi le claviériste, qui seconde la guitare avec brio, quand il est audible. Et puis surtout Jennie, la chanteuse, n'a pas grand chose en commun avec son image de diva hautaine. Elle va chercher son public et se le met dans la poche en trois morceaux, c'est une vraie frontwoman. Il y a aussi ce moment insolite sur Medusa Child où, au lieu de faire envoyer une bande en coulisse, fait le choeur d'enfants de la chanson en approchant un vieux radio-cassette de son micro et en envoyant la cassette. Avatarium, live, ce n'est pas ce combo glacial et technique que j'attendais, c'est un vrai groupe de metal, avec tout ce que ça implique d'imperfections rassurantes et de proximité avec le public.

J'ai bien aimé ma soirée.

♪ Les photostres ♫


L'homme à l'abat-jour


Le guitariste de Slayerking


Dans le lointain, le batteur. On n'avait
pas le droit d'envoyer des cacahuètes



La setlist d'Avatarium


Jennie Ann Smith et sa robe de chambre


Marcus Jidell, guitariste et architecte du groupe


Le bassiste et son superbe ticheurte magma


Un gentil petit couple popote et
bien tranquille (ils sont mariés)



Non mais sérieux, Jennie, le pyjama...