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02 March 2016 @ 06:58 am
Futhrak + Destruktated Walrüs + Hymenoptar au Fricando, 27/02/2016  
Et c'est reparti sur les routes pour découvrir les subtiles harmonies de la fugue classique, chère à Jean-Sebastien Bach.

Oh, mais ça alors, me serais-je encore trompé ? Oh non, c'est du talmé !!!

Le Fricando est presque à moitié rempli quand j'arrive devant la porte, fort dépité d'avoir dû courir après moult trains en raison des horaires farceurs de la RATPSNCF. Mais quand se décidera-t-on à abattre les familles de ces vermines cégétistes pour leur apprendre à vivre ? Toujours est-il qu'à cause d'eux, j'ai raté le plus gros du set de Hymenoptar. Le temps de faire un tour aux toilettes, d'acheter un ticheurte à la petite Chinoise toute mimi du merch et de me siffler un godet (wodka !), je m'approche enfin de la scène. Juste à temps pour la cavalcade de batterie concluant "Fuck the Duck", leur dernier titre, et paf, ils sont déjà en train de ranger...

Après avoir donc arpenté le pit, la mine basse, à la recherche d'un mediator qui aurait échappé par hasard à la rapacité de mes collègues, je me dirige vers le stand de manger où déjà, les morfales font la queue. Après une demi-heure, me voici enfin à commander mon hotdog avec mon demi, que je sirote sur la terrasse, les yeux dans le vide, pour ne pas voir la zone franche vague formant dépotoir en construction qui jouxte la salle. Ah, que j'aime cette odeur de graillon, de vomi et de p'tit joint. Tiens, c'est quoi ce bruit ? Eh, mais c'est "Fat Knuckles", le hit de Destruktated Walrüs (dont je suis grand fan) ! C'est pas vrai que ces couillons ont commencé sans moi. Je rentre dare-dare dans la salle, et tente de me frayer un passage jusqu'au pit. Comme à l'accoutumé, les DW envoient du lourd, et leurs fans (un peu clairsemés encore) le leur rendent bien. L'espace d'un instant, je me retrouve à deux mètres de Father Bloodbeam, le frontman légendaire... avant qu'il ne suscite d'un tournemain un circle-pit infernal qui m'entraîne bien malgré moi dans un cyclotron furieux de métalleux poilus. Comme de juste, je m'emmèle les docs, et je chois lamentablement sur le sol en ciment (j'en témoigne, c'est du ciment) du Fricando. La virile solidarité du pit commande à mes camarades un sentiment chrétien, et ils me relèvent, après toutefois m'avoir copieusement piétiné les lombaires. Donc, je me relève, et bien charitablement, mes camarades me laissent de l'espace pour évacuer. Beaucoup d'espace. En fait, c'est comme si l'assistance s'était ouverte en deux, et que j'étais au milieu, tel un Moïse de...

Oh merde...

Le wall of death se referme sur moi en un clin d’œil, je n'ai que le temps de rassembler mes pauvres forces et de sauter en l'air pour au moins ne pas me prendre la masse rugbystique dans la cage thoracique. Et voici donc que, soutenu à mi-hauteur, je suis soulevé encore, couché sur le dos, reposant sur tous ces crétins de métalleux de merde, et je pars en slam à mon corps défendant. Mes gesticulations protestataires sont prises pour des accès d'enthousiasme, et je suis promptement poussé vers la scène, où je finis par m'échouer comme une grosse otarie. Je fais un petit signe que je vais bien à Krom (le bassiste), tente de me relever, titube, et voilà qu'il me pousse vigoureusement vers le pit en dive jump qui, selon la vieille tradition du métal, se termine direct sur le ciment. Brom brom brom ! C'est l'heure du pogo. C'est à moitié nu, sans plus deux os qui se jointent, sous forme de pulpe, que je finis enfin par m'extraire du pit et ramper, tel un amphibien desséché, vers ce que mon instinct le plus profond me réclame : un bon whisky.

Ma soif étanchée, mais néanmoins plus mort que vif, mes pas m'amènent à suivre un autre instinct primal, en la personne de la petite Chinoise du merch, à qui je prends un hoodie qui me servira à cacher mes plaies suppurantes. Je jette un œil - le seul en état de fonctionner - à la salle. Le set des Walrüs est terminé, je ne l'ai pas vu passer. Je décide donc de m'approcher avec prudence de scène, et salue à bonne distance l'arrivée de Futhrak, la sensation néo-thrash venue de Slovénie. C'est une histoire étonnante que celle de Futhrak : ancien batteur de Krokplaanikkii, Ieorgh Parnoglù avait monté un side-project avec Serban Grosjić, alors co-vocaliste de Bang Varmint dont le... ok, vous vous en foutez. Moi aussi en fait, car après un bref passage aux toilettes, je constatais que j'avais du sang dans les urines, du sang dans les selles, et du sang dans le vomi. Ça calme. Du coup, plutôt que d'écouter Futhrak (et Dieu sait que j'aime Futhrak), j'ai jugé plus adéquat d'oublier mes misères physiques avec l'un des deux réconforts que l'homme y connaisse (et la niak m'ayant foutu une rouste, j'ai commandé une pinte).

Je n'ai pas un souvenir très clair du reste de la soirée. Je ne peux pas vraiment dire si le son était bon vu que j'étais à moitié sourd. Le seul morceau dont je me souvienne, c'était un riff lancinant en deux tons, si, la, si, la... et je me suis réveillé à Bichat trois jours plus tard, voilà.

Best gig ever.


Tout ce que j'ai vu d'Hymenoptar


Destruktated Walrüs, très en forme


Grand Canal Déférent, le gratteux de DW, très sympa


Father Bloodbeam et son flow légendaire


Une folle ambiance dans le pit


Futhrak dans ses oeuvres


Jimmy "Jim" Jimson dans le solo de
"Stairway to my ass", priceless



Le professeur Schmidtberg, chef du service de
traumatologie en phase gazeuse, m'a dit que grâce
à moi, il avait gagné un pari. Je suis content.
 
 
 
Wladoushkoï: rudawl4d on March 2nd, 2016 08:41 am (UTC)
Photo 2: TGOO ?
aspexplorer: crysisaspexplorer on March 2nd, 2016 04:11 pm (UTC)
Tu n'es pas fou, c'est bien TGOO
Wladoushkoï: Mister Wladwl4d on March 2nd, 2016 08:52 am (UTC)
Bon choix de thématique.

Bon, sinon, Je fais un petit signe que je vais bien à Krom (le bassiste): mort de rire ;).

C'est une histoire étonnante que celle de Futhrak : ancien batteur de Krokplaanikkii, Ieorgh Parnoglù avait monté un side-project avec Serban Grosjić, alors co-vocaliste de Bang Varmint dont le...
Grosjić gâche son talent avec Futhrak. Il était bien plus convaincant chez Butterflyed Ladybugs, comme en témoigne leur super berceuse en duo avec Truls Mørk.
(Anonymous) on March 2nd, 2016 10:09 am (UTC)
Oui, mais tu n'as pas évoqué le principal ASP. Le "Ventcouvert" hein ? Qu'est-il devenu ? Va-t-il bien ?
Et pi achète-toi une clio pourrie : tu arriveras à l'heure et un zozo dans mon genre ne te la rayera pas, comme il le ferait de ta bouse de ferraporche ou je ne sais plus quoi.
(Anonymous) on March 2nd, 2016 10:13 am (UTC)
Marrant, ce genre de chose ne m'arrive jamais quand je vais à des concerts de musique de Bach...

Athreeren
(Anonymous) on March 2nd, 2016 11:32 pm (UTC)
Faut dire qu'il s'est orienté sur un style plus mainstream sur ses derniers albums, et que le public d'origine le plus agité n'a pas suivi.

MD,
dP
(Anonymous) on March 2nd, 2016 10:46 am (UTC)
Überpoutrage!
Putain! Poutrage atomique avec ce concert de musique übermétallique! ça va, man? t'as récupéré ou bien t'es encore en état de poutréfaction avancée? überlol!

Blagman(unter alles)
(Anonymous) on March 2nd, 2016 05:08 pm (UTC)
Hu hu!
Salauds d'métalleux, faire subir ça à un pauvre sexagénaire sans défense...

Le Créateur Fou, ïa, ïa.
Jrmie LussiezRPGWanderer on March 2nd, 2016 10:51 pm (UTC)
Mais ? Tu n'avais jamais vécu/subit ça avant ? En dépit du fait que tu écumes la plupart des concerts de la région :D ? Ah, les jeunes... Aucun respect pour leurs aînés...
(Anonymous) on March 2nd, 2016 11:54 pm (UTC)
la chinoise aurait pu faire preuve d'un peu plus d'empathie!