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20 March 2016 @ 10:48 am
Der Weg... + TGOO + Harakiri... au Glaz'Art, 19 mars 2016  
Cette soirée était consacrée aux groupes de métal déprimants aux noms interminables. J'arrive à l'avance dans l'enceinte maintenant bien connue du Glaz'Art, pour la première fois depuis les travaux de rénovation faits en janvier. Il fait frais, mais encore jour, c'est réconfortant de voir que cet hiver de merde s'en va doucement.

Le concert commence par "Harakiri for the sky", formation Autrichienne. Le son manque un peu de relief au début du concert, mais s'améliore un peu, sans jamais toutefois atteindre une ampleur épique. Néanmoins, ça emballe bien l'assistance. Je suis surpris de la qualité du son, peu habituelle dans cette salle. On entend même le chanteur chanter ! Sans doute ont-ils profité des travaux pour refaire la sono.


Les Harakiri dans leurs oeuvres

Arrive maintenant "The Great Old Ones", groupe de doom lovecraftien Bordelais que j'aime beaucoup et que j'avais du reste >> déjà vu << au Divan du monde l'an dernier. Il me semble bien qu'ils ont pris de la bouteille, au niveau scène. Même si le Glaz'Art est plus modeste, le show me semble plus impressionnant, plus charismatique. Et là encore, un son de meilleure qualité que ce que j'ai entendu jusqu'à présent dans cette salle, et qui rend justice aux petits solos aigus du gratteux à la SG blanche. Ah, quelle joie de se laisser porter dans l'épaisse nappe sonore, attentif aux ruptures rythmiques et aux inflexions parfois subtiles de cet univers bien particulier.


Les Grands Vieux Uns avaient apporté leur traditionnel ornement
de scène d'un goût exquis en forme de tête de Cthulhu


Le fameux gratteux qui ne faisait que les glingling aigus


Le premier qui l'appelle Papa Emeritus prend un
coup de pelle dans la gueule (la pelle de Cthulhu)

Vient enfin Der Weg einer Freiheit, c'est des Allemands comme leur nom l'indique. Du bon black, un peu mélodique. On sent qu'ils connaissent la musique, y compris en dehors de l'univers métal. Le groupe joue volontiers avec les dissonances et les rythmes décalés pour créer une atmosphère de malaise, qui se trouve être la bienvenue dans le contexte très particulier de ce genre musical. Prenant un peu de recul, je m'aperçois que malheureusement, le son ne se propage pas aussi bien qu'avant à l'arrière-salle (à la grande époque, c'était difficile de trouver un coin où on n'atteignait pas le seuil de douleur).


Les Weg Einer Freiheit se préparent mentalement

Pour résumer, le Glaz'Art était donc assez rempli, et le mec du merchandising ne chômait pas. Pour ceux qui souhaiteraient visite ces lieux, qu'ils sachent que dans l'ensemble, la salle n'a pas beaucoup changé. Ils ont fait une fresque murale neuve, ils ont enlevé divans au fond en face du bar (dommage) et les tables à la con autour des piliers (excellente idée). Mais le changement le plus choquant, encore, c'est le son. On ne retrouve plus la légendaire "patte" Glaz'Art, avec ces chanteurs muets qui s'égosillaient en vain dans leurs micros, ni ce volume tonitruant qui vous mettait à la limite du malaise avant de vous décoller le prépuce du gland.

C'est un peu triste.


Ce bon vieux Glaz'