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13 April 2016 @ 06:53 am
Korpiklaani + Moonsorrow au Trabendo, 11 avril 2016  
Bon, je vais pas me mentir à moi-même perso, en fait, je fais exprès d'aller dans les concerts de métal.

Cette année, il n'y eut pas de Cernunnos Pagan Fest, ce qui me déçut un peu je dois bien le dire, d'où mon peu d'hésitation à aller voir un des rares événements du genre ce soir au Trabendo.

Moonsorrow n'est pas vraiment une première partie ordinaire, d'ailleurs, c'est eux qui avaient clôturé le >> Cernunnos << l'an dernier. C'est plus une 1,5e partie, tant est populaire cette formation finlandaise émettant un pagan poilu tendant vers le black, comme en témoignent d'ailleurs les maquillages des musiciens. Dès le premier titre, une bonne ambiance se fait jour, et au deuxième, ma foi, un peu de bordel s'organise dans le pit, où sans me faire prier, je vais me frotter à mes petits camarades. Puis, l'ambiance retombe un peu, je trouve, sans doute la faute à une sono un peu brouillonne à mon goût. Mais le set est assez long pour que ça reparte au bout d'un moment, et ça finit en belle apothéose. Moi, je me suis mis un peu en retrait, et j'observe du coin de l’œil mon voisin, qui semble avoir une curieuse maladie de peau. On dirait... Eh mais, je ne rêve pas ! Ce type est noir ! NOIR ! C'est à dire un black, quoi, un Africain, je sais pas comment dire, il est noir.

A un concert de pagan !


Si ça c'est pas du métal...

Après un interlude, au cours duquel les premiers slams s'organisent, c'est au tour de Korpi d'arriver sur scène. Le concept : un Finlandais bourré chante des histoires de trolls et de sorcières pendant que ses musiciens essaient d'éviter ses divagations scéniques. Ce soir donc, tout le monde est rassuré de voir Jonne Järvelä arriver sur scène dans de bonnes dispositions, c'est à dire rond comme une queue de pelle. La suite du concert nous confirme l'état éthylique très avancé du chanteur, pour autant qu'on puisse qualifier ainsi un monsieur qui est inaudible 80% du temps. Bon, il ne fait pas que faire semblant de chanter, il va aussi faire le con dans le pit, au grand désespoir de la sécurité, sur laquelle il s'épaule parfois lorsque ses jambes le trahissent. Le folk entraînant de Korpi, toutefois, sauve la représentation du fiasco total, même si Jonne se prend occasionnellement quelques sifflets, la foule bouge énormément, soulevant des slammers à la pelle. Quel étrange concert ! D'un autre côté, se plaindre que les musiciens sont saouls à un concert de Korpiklaani, c'est comme qu'Ozzy chante faux à un concert de Black Sabbath.


Il a suivi des cours de chant sous la direction de maître Jean Tanriens




Educating Lars
 
 
 
(Anonymous) on April 13th, 2016 08:19 am (UTC)
Bah quoi? Moi aussi je suis noir (ou blanc, ou entre les deux selon interlocuteur) et m'aventure à l'occasion dans un pit.
aspexploreraspexplorer on April 13th, 2016 04:32 pm (UTC)
Du métal à la limite, ok. Mais du PAGAN ??? Genre, l'ambiance, c'est biniou, kilt et triskell.
(Anonymous) on April 13th, 2016 06:01 pm (UTC)
C'était peut-être un Ougandais? Après tout, Idi Amin Dada était bien roi d'Ecosse...


Le Saigneur.
(Anonymous) on April 14th, 2016 09:59 am (UTC)
Oui, et? C'est quoi le rapport avec la mélanine?
aspexploreraspexplorer on April 14th, 2016 06:04 pm (UTC)
Avec la mélanine en soi, pas grand chose. Toutefois, les populations mélanodermes se reconnaissent ordinairement un attachement aux cultures afro-caribéennes, lesquelles se caractérisent par un héritage musical aussi riche que singulier. De ce fait, ils n'éprouvent en général qu'un intérêt poli pour les genres musicaux extérieurs à cette sphère, et en particulier quand ça raconte des histoires de rouquins à casques cornus et haches sanglantes.
(Anonymous) on April 15th, 2016 09:27 am (UTC)
Musique "afro-caribénne", en voila un ensemble homogène tient. Ibéro-slave aussi non?


Sinon, cette réponse est la version développé des abrutis qui traitent de traitre un antillais qui écouterait du scorpion (exemple véridique).

L'éclectisme, tout comme l'étroitesse d'esprit n'est pas corrélé à la couleur de la peau.

Et puis ce monsieur, il y a de bonnes chance que, comme bien des noirs de France, il soit né et ai grandi en métropole, dans un environnement culturel européen. Dés lors pourquoi s’étonner qu'il se comporte comme tel, puisque "ses ancêtres les gaulois".

Et si ce n'est pas le cas, il y vit en France, et il n'est pas anormal de s'intéresser à la culture de son lieu de résidence. Il s'est juste trouvé que ce quidam semble apprécier le métal.

Non, parce que c'est bandant* de se retrouver face à ce type de préjugé à la con. Tu n'aurais pas tiqué à la présence d'un allemand à une lecture publique de Frédéric mistral.

*bandar au participe présent.
(Anonymous) on April 15th, 2016 03:49 pm (UTC)
*Sceau Officiel d'Approbation*

Le Créateur Fou, éclectisme, musique, international.
(Anonymous) on April 16th, 2016 06:04 pm (UTC)
Je ne vois pas très bien le problème qu'il y'a à remarquer la présence d'un noir dans un endroit ou on en voit habituellement pas.
(Anonymous) on April 18th, 2016 02:16 pm (UTC)
Moi non plus, tant que l'étonnement est basé sur des raisons logiques (yen a pas des masses dans la zone généralement) et pas sur un préjugé (ils écoutent pas de la calypso les noirs normalement?)