?

Log in

No account? Create an account
 
 
01 June 2016 @ 07:02 am
Meaningful  
Qu'est-ce qui définit le metal ? C'est une vaste question tant il est certain qu'entre les musiques de Baroness, Skalmold, Black Sabbath, Death DTA, Ghost ou Dream Theater, il est difficile de trouver des dénominateurs communs. Bien sûr, on pourra parler de musique amplifiée jusqu'à la saturation, à base de batterie, basse, guitare et chant, faisant la part belle à la gamme pentatonique mineure et à l'intervalle de quarte augmentée. C'est aussi juste que de définir Scarlett Johannson comme quelques kilos d'eau salée, de graisse, de protéines et de phosphate de calcium. C'est techniquement juste, mais on passe un peu à côté de l'essentiel.

En ces temps où "la musique" qu'on écoute dans les média semble se résumer à une boue grise mêlant du r&b dégénéré aux derniers excréments d'un hip-hop vendu, pour moi, le metal, c'est l'inverse. C'est la musique qui a un sens, qui a une raison d'être. Une musique faite par des possédés, à destination de passionnés. Un art vivant qui ne se contente pas de faire secouer les corps idiots sur les plages, mais qui aussi, secoue les consciences. Bref, ce qui définit le metal, pour moi, c'est l'engagement de la musique. Il suffit pour s'en convaincre d'examiner la discographie de n'importe quel vrai groupe de metal, ce que je vous propose d'ailleurs de faire. Par exemple, tiens, au hasard, allez, on va dire :

BABYMETARU !

(et deux types)

Le premier effort du projet nippon offrait déjà quelques belles baffes dans la gueules, quelques doigts d'honneur à la société petit-bougeoise et conformiste, qu'on en juge.

Onedari Daisakusen
Dans une fulgurance chabrolienne, Moametal et Yuimetal pulvérisent la structure de la famille, mettant en lumière les faux-semblants dans cette histoire entre une fillette et son père, ou pourrait-on dire, entre une putain et son client, tant est flagrante la marchandisation de l'amour. Nous assistons à la désagrégation de la cellule familiale japonaise sous les coups de l'argent-roi, dans des termes d'une rare crudité.

Headbanger
Anxieuse, une jeune fille se prépare pour son premier bal... non, son premier concert de metal ! Elle est décidée à quitter le monde de l'enfance. Eternelle métaphore du passage à l'âge adulte, de la perte de l'innocence, il n'y a sûrement pas que sa virginité auditive que Su-Metal s'apprête à perdre ce soir. Un sujet qui touche à l'intime autant qu'à l'universel.

Gimme Chocolate
Un thème courant dans le genre metal : l'addiction à des substances que la médecine réprouve. Les affres d'un manque irrépressible, le vertige d'une extase trop courte, l'errance, ensuite, la honte de soi, la déchéance physique et morale... Et puis, le démon du vice qui revient, insidieux... Il y a des accents hetfieldiens dans ce titre, ne vous revoyez-vous pas "chop your breakfast on the mirror " ? Oui, un bel hommage à un grand classique.

Putain, que j'aime le metal. Surtout quand c'est hardcore.

See you !
 
 
 
(Anonymous) on June 1st, 2016 04:33 pm (UTC)
Ça devient obsessionnel je trouve.
(Anonymous) on June 1st, 2016 04:59 pm (UTC)
Tiens, mon commentaire a sauté ...
aspexploreraspexplorer on June 1st, 2016 05:48 pm (UTC)
J'ai rien dans la boîte à spam
(Anonymous) on June 1st, 2016 06:07 pm (UTC)
Il a refait surface.
Va comprendre, Charles ...