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12 June 2016 @ 09:03 am
For those about to mosh-sh  
Download Festival Paris 2016 : jour 2

Et voici votre sémillant reporter de retour à Clisson-sur-Seine pour de nouvelles aventures au pays de la musique de métal ! Hein milou ? Ouaf !

Bon, c'est ma faute, j'ai pas vérifié l'heure des premiers concerts. Croyant qu'ils étaient à 15h comme la veille, alors qu'ils étaient à 14h, du coup, ben j'en rate. Néanmoins, ça me permet aussi d'éviter la queue à l'entrée du festoche. Apparemment, les gars du Download se sont sortis les doigts du fion et ont passé la nuit réparer les petits problèmes d'organisation. Ainsi, les deux queues interminables qui barraient le festival pour activer les puces cashless ont disparu. Bizarrement, personne ne semble les regretter.

J'arrive au milieu du set d'Apocalyptica, dont je regrette d'avoir raté le début. En revanche les vétérans de Saxon m'impressionnent avec leur rock sans chichi, direct et franc, old school. Les vikings d'Amon Amarth ont amené, outre leurs cornes à boire et leurs longues chevelures, tout un bordel de scène presque aussi développé que le show de Maiden la veille, une belle performance garnie d'effets pyrotechniques de folaille, qui a attiré les foules. Plus confidentiel, Inspecteur Cluzo est un duo d'agriculteurs landais. Non, ne partez pas, c'est très bien. Un vrai bon esprit rock et un vrai son, car ils ont beau n'être que deux (batteur + chant-guitariste), ils font autant de bruit qu'un groupe de quatre. Et puis, la journée se finissant, je me suis dit qu'il fallait songer à rentrer. Les hasards du calendrier m'ayant épargné le malheur d'avoir été adolescent dans les années 90, j'avoue ne pas connaître grand-chose de Korn, alors je me disais, ben, je vais rentrer plus tôt ce soir. Puis je me suis dit "bon, je vais être poli et écouter 2-3 chansons". Puis je me suis dit "bon, encore une demi-heure et je me casse pour éviter le rush". Au final, je suis resté jusqu'au bout, car même si c'est pas forcément ma tasse de métal, le son était très bon et le show superbement réglé. J'ai bien aimé la reprise de "The wall" et le petit bout de "One", du Ulrich Quartette.

Bon, voilà, c'est tout, j'espère que je n'oublie rien...

Ah oui, si, quand même...

Oyez, oyez, le triste lai du concert foiré de
Babymetal tel qu'il advint en la bonne ville de
Paris en l'an de grâce deux mille et seize

Je ne sais pas si je vous en ai parlé, mais j'apprécie assez un groupe appelé Babymetal, qui se trouvait justement passer ce jour là. Me voici donc à attendre sagement devant la scène, genre troisième rang, pas loin de l'axe, sous les jupes de Moa. Le pit se remplit peu à peu de gens de plus en plus excités. Amaterasu nous gratifie d'un tardif (18h) lever de soleil, dispersant les nuages à la con de ce printemps de merde. Toutefois, il ne fait pas trop chaud, ce qui augure bien du concert (parce que ça se détraque facilement à la chaleur ces petits machins). 18h02, ils sont en retard (fait inaccoutumé). 18h05, ils sont très en retard. 18h10, ouf ! Le Kami band arrive et entame l'intro de Babymetal Death. Et puis...


Et puis les filles n'arrivent pas. Les Kami s'arrêtent de jouer, se regardent, s'échangent quelques propos, puis quittent la scène. S'en suivent des conciliabules en coulisse. Pendant ce temps, pour nous faire patienter, les gars en charge des caméras prennent sur eux de nous distraire en montrant, sur les écrans latéraux, les plus notables slammers, cosplayers, filles à gros nichons, et surtout le roi de la soirée : Pikachu (un fan hardcore au premier rang, dans un onesie pikachu). La foule, ignorant si le concert aura finalement lieu, se prend au jeu, et bientôt c'est un franc bordel qui s'installe, qui sortant ses boobs, qui montrant son zgègue, dans une ambiance de plus en plus excitée. A tel point que le retour sur scène des Kami passe presque inaperçu, car oui, au bout d'une demi-heure de retard, le show reprend !

Sachant qu'elles n'ont qu'une demi-heure devant elles, les filles ne s'économisent pas une seconde et les nombreux fans le leur rendent bien. Au final, dans ce set réduit, elles ne joueront que deux morceaux du dernier album, Karate et Road of Resistance. Entre les Kami furieux qui se la pètent et l'assistance très dissipée, elles forment un petit îlot de kawaii. Oui, car non seulement les fans ne se sont pas calmés, mais au contraire, le pit est entré en éruption violente ! Je sais que je suis peut-être un peu de parti-pris, mais je pense quand même être assez objectif - d'autant que j'ai eu la confirmation de mon impression en interviewant un quidam malmené peu après - mais c'est le mosh pit le plus brutal que j'ai connu jusqu'ici. On lisait la peur dans les yeux des mecs de la sécu, qui peinaient à intercepter tous les slammers. Après que Su eut lancé un circle pit de taré, la voici qui sépare la foule sur le dernier morceau. Voici donc comment votre serviteur se retrouva dans le Wall of Death de Babymetal. Le Dieu-Renard m'épargna toutefois de tomber par terre, car je suis un vrai croyant, et c'est ainsi que s'acheva ce set de 35 minutes, un showcase plus qu'un concert. Après mure réflexion, c'est le concert le plus taré auquel j'ai assisté, avec celui d'Anthrax.

Le bon côté des choses, c'est qu'on a eu droit à une sortie traditionnelle ("we are Babymetal - See you"). Mais bon, ça fait court. Il est probable que ce retard à l'allumage soit dû à des problèmes techniques, en effet, ça ne venait de toute évidence pas des Kami, aussi surpris que nous, et les minettes avaient l'air plutôt en forme. Le fait que Yui et Moa étaient quasi-inaudibles pendant leur duo sur "Catch me" laisse à penser qu'il y avait un souci de micro.


Scène rare : un festival sous le soleil !
 
 
 
(Anonymous) on June 12th, 2016 12:10 pm (UTC)
Moa
Ouaf! Ouaf!