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13 June 2016 @ 09:56 am
In the mood for mud  
Download Festival Paris 2016 : jour 3


Il a un peu bruiné

Arrivé à l'heure, grâce à l'efficacité des navettes de la RATP (non, je ne rigole pas). Un groupe los-angelien qui fait le chaînon manquant entre Black Flag, QOTSA et Black Sabbath. Apparemment si on mélange le tout, ça ressemble par moment à du early-metallica. Belle entrée en matière pour cette journée, et belle fin de concert, avec en guest Beb, de Soggy, qui a toujours son énergie sur scène, son torse musclé, ses cheveux... qui ont blanchi bien sûr, il a 60 balais.


C'est au groupe Skillet de cirer les planches, en l'occurrence de la mainstage. Skillet est un groupe américain qui a deux caractéristiques que l'on ne retrouve guère dans les groupes français : c'est du rock chrétien (ah?) et il y a deux femmes sur les 4 membres (la batteuse et la guitariste, qui du reste se démerde fort bien). Plutôt agréable à entendre. Après avoir musardé de ci de là, petit crochet en périphérie de Trivium qui, contrairement à ce que son stage à crânes cornus peut laisser entendre, fait un metal tout à fait accessible et fait la joie des festivaliers, puis je vais à la stage 3 où se produit New Year's Day, un groupe dont il ne vaut mieux pas trop être en face des caissons de basse. A voir les costumes et maquillages des musiciens et de la chanteuse, on pourrait croire à de l'émo, eh bien non, ils te font sauter les bouchons d'oreille.


Un costume à la Harley Quinn qui met bien en
val... enfin... Jolie voix et bel entrain.

Et là, je fais la connerie : je vais voir Children of Bodom. Ils finissent leur set quand j'arrive sous la stage 2 et paf ! La pluie tombe. Mais un vrai déluge ! Et encore, j'en ai vu que 5mn, la dernière fois que je les ai vus, j'ai fait le concert complet, et y'avait eu 130 morts. Puis j'ai découvert avec plaisir >> Sabaton <<, un groupe qui ne se prend pas trop au sérieux, malgré le thème guerrier de ses compositions (avec un petit détour par "Wind of Change" pour le lol).

Je vais ensuite en périphérie de la stage 3 où débute le set de Skindred, un combo rosbif composé d'Arya Goggin, Daniel Pugsley, Michael Fry et Celui-que-Re-a-en-abomination. C'est du ragga-nu-rap-metal-alternatif... L'endroit risquant d'un instant à l'autre d'être ravagé par la vengeance du Dieu-Renard (pour des raisons un peu longues à expliquer), je m'en éloigne pour aller écouter Rival Sons. J'en suis bien inspiré. Il pleut à verse, quoi que par intermittence, ça n'empêche pas de découvrir ce très bon groupe de blues rock qui fait tout à l'ancienne, à l'ampli Marshall comme on aime. Une heureuse surprise donc, qui nous repose un peu les oreilles.


Ça c'est bien

Je rate ensuite totalement le set de Volbeat pour aller manger une crêpe, et surtout, me mettre dans la fosse pour le concert du prochain groupe de rock chrétien. Ça marche fort bien, je finirai le concert genre au 3e rang. Ça s'appelle Megadeth. Que dire ? Ce fut magique. Mustaine n'est pas un grand communiquant, et il sait qu'il n'en a pas besoin. Tout le monde ici le connaît, connaît ses idées, connaît son histoire, il sait qu'il n'a pas besoin de se présenter. C'est pas le genre à nous bourrer le mou avec des "allez, tous en choeur" ou des "vous êtes le meilleur public qu'on ai jamais eu" ou qu'il est content d'être en France, le pays du Bataclan et du fromage au lait cru. C'est pas un démagogue du micro. C'est Dave Mustaine et son groupe Megadeth, et on est venus pour le voir, et pour brailler "Symphony of Destruction" et "A tout le monde" parce qu'on est des métalleux et que c'est notre fonction biologique que de se prendre des rangers boueuses dans la gueule dans le pit de Megadeth.


Super difficile à réaliser, une photo de Dave
Mustaine sans les cheveux dans la gueule

Et pis on finit un peu cassé, comme le terrain de Longchamps d'ailleurs, à écouter de loin Rammstein faire son krautshow. J'ai du mal à rester debout, mais je tiens le coup. J'ai fait le début du premier concert, je resterai jusqu'à la fin du dernier.

Et puis c'est fini, on rentre.

Au bilan, on peut dire que la première journée du festival fut un peu bordélique, mais pas tant qu'on pouvait le craindre d'une première journée de festival. La seconde a été bien mieux (hormis le babymetalcouac), et la troisième aurait été carrément parfaite sans la pluie, mais bon, un festival sans pluie, c'est comme Yuimetal sans ses couettes. En tout cas, je suis crevé, et je suis bien content de pas avoir à refaire ça avant long...

Oh putain merde, j'avais oublié...




Badassu no Suzuka




Su-Metal dans 20 ans
 
 
 
Jrmie LussiezRPGWanderer on June 13th, 2016 10:12 pm (UTC)
Beau clair-obscur sur la première :)