?

Log in

No account? Create an account
 
 
26 June 2016 @ 01:22 pm
Hellfest 2016 : le dimanche  
Dimanche après-midi, je n'ai guère décollé des environs des mainstages, pour la raison que nombre de formations s'y produisaient dont il m'agréait de voir ou revoir les prestations.

Tarja c'est, pour les trois analphabètes musicaux qui restent, le projet solo de Tarja Turunen, la première chanteuse de Nightwish (celle à qui toutes les chanteuses de métal symphoniques sont rituellement comparées d'un "ouais, c'est sympa, c'est pas Tarja, mais ça se laisse écouter). On admirera comme de juste la puissance vocale de cette légendaire interprète, ainsi que son évident enthousiasme sur scène, mais certains éléments rendent le show peu efficace, comme l'immobilité des musiciens, l'aspect spartiate de la scène, la robe d'enterrement de l'intéressée.


Tarja Dirladada (on rit on s'amuse)

Les bardes de Blind Guardian ont fait leur set sans broncher devant un public acquis à leur cause. Il me hâtait de les revoir, je ne suis pas déçu, si ce n'est par la brièveté du concert. Mêlant vieux succès et extraits de leur "récent" album, les teutons finissent classiquement par l'acoustique "the Bard's Song", suivi de "Mirror Mirror". Sinon, niveau fringues, c'est toujours aussi extravagant : chemises noires, pantalons noirs...


C'est vrai qu'un gardien aveugle, quand on
y réfléchit, ça doit pas être très efficace

Puis, c'est le moment du concert de Calogero. Comme de coutume, les premiers coups de batterie surprennent les innocents maladroitement aventurés dans le pit, avant que les riffs démoniaques de "Repentless" ne leur déboîte le cérumen. Un hymne à la brutalité mené par Tom Araya en bonne forme, seul petit regret : ces corneculs sont toujours incapables de faire une balance correcte entre les deux guitares, et donc, les spectateurs de droite ont raté les solos de Gary Holt, et ceux de gauche ont manqué ceux de Kerry King.


Encore merci Calogero !

La nuit arrive doucement, et avec elle ses fantômes. Eh oui, les joyeux ludions de Ghost sont de retour, avec cette fois, toute la grosse artillerie, des nonnes distribuant des capotes, les enfants de la chorale de Clisson, et Papa Emeritus en mitre et chasuble (pour le début du set). Pour le reste, la part belle est faite à Meliora, et on termine comme il se doit par "Monstrance clock". C'est tout de même cool de faire beugler les paroles de "Year Zero" tandis que la pleine lune s'élève doucement entre les deux mainstages. Je ne comprends pas ce qui a pu faire croire aux associations chrétiennes que les concerts de Ghost sont des parodies de messes noires, vu que de toute évidence, CE SONT des messes noires.


Hail Satan

Et justement, après la messe noire, si on enchaînait sur une autre ? Bon, est-ce nécessaire de présenter Black Sabbath ? Sans eux, le Hellfest serait un festival de jazz manouche. Ils sont là, toujours vaillants, Geezer Butler et Tony Iommi, les éternels compères, toujours aussi virtuoses de leurs instruments. Sérieux, indépendamment de leur carrière, ils ont la classe. Et puis, il y a Ozzy, qui chante toujours aussi mal qu'il y a 45 ans, mais on s'en fout, c'est Ozzy. Les trois premières notes arrivent, c'est Black Sabbath, c'est beau, c'est le metal. Merde J'AI VU UN CONCERT DE BLACK SABBATH ! Je peux mourir en paix maintenant. Hein ? Ah oui merde, Metallica...


C'était géant

Après ces émotions, je ne suis pas resté pour les derniers concerts, en outre j'avais de la route le lendemain. Et donc, au petit matin blême, je m'en repris mon puissant véhicule, passant devant ce panonceau abandonné qui résumait bien à lui seul l'ambiance de ce festival peu commun.


Loul

Sinon, je m'aperçois que j'ai omis de vous parler d'un concert du vendredi qui m'avait bien scotché, celui de Halestorm. C'est pas que je sois devenu particulièrement fan de leur musique, mais force m'est de reconnaître que Lzzy Hale a bouffé la mainstage à elle toute seule. C'est Phil Anselmo avec des nichons cette fille.


A vulgar display of power