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Pour ce qui est de Notre-Dame des Landes, je suis partagé. D'un côté, c'est vrai qu'en ces temps difficiles pour les finances, construire un aéroport international au fond de la cambrousse ne semblait se justifier que par le besoin d'exister des élus locaux. Beaucoup de choses ont changé en France depuis le début du projet il y a cinquante ans, et parmi ces choses qui ont changé, le fait que Nantes soit à deux heures de Paris. Du coup, Nantes a déjà un aéroport international : Roissy.

D'un autre côté, l'abandon du projet peut être interprété par l'opinion comme une faiblesse du gouvernement, qui s'était engagé en faveur du projet. Ceci intervient à un fort mauvais moment : quand l'opinion s'aperçoit avec désespoir que Macron fait exactement la même politique économique que Hollande au début de son quinquennat : augmenter les impôts sans velléité aucune de diminuer les dépenses (et ce n'est pas l'année précédent les élections qu'il va faire des coupes budgétaires). On peine à voir une différence entre les deux quinquennats en matière de sécurité, d'immigration, de libertés civiles... Macron matérialise les critiques qui lui avaient été faites durant la campagne, à savoir que ce n'était que la suite de Hollande. Hollande a fini à 4%.

Bref, c'était pas le smart move de mettre genou en terre devant les crasseux de la ZAD.




This lady speaks with wisity
 
 
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18 January 2018 @ 07:35 am
Je suis fier. J'ignore qui est Jeremstar, je ne sais pas ce qu'il a fait, et je ne compte pas me renseigner.

Par ailleurs, et ça n'a rien à voir, j'ai le sentiment d'un accomplissement professionnel profond. Il est de ces étapes qui marquent un homme et le frappe de l'honorable sceau de la maturité, de ces passages symboliques mais ô combien importants sanctionnant votre capacité à assumer des responsabilités dans la Cité. En effet, j'ai depuis peu un collègue qui s'appelle Mercier.

C'est pas génial ?

Un vrai collègue ! Dans un vrai bureau ! Qui s'appelle vraiment Mercier !

Comme ça je peux dire, par exemple :

" Mercier, où est le dossier pour la DGCCRF ? "

" J'ai discuté de ça avec Mercier au comité de projet. "

" Tiens, Mercier se présente au CE. "

" Eh, Mercier m'en a raconté une bien bonne à la cantine ! "

" Mais qui a rédigé ce rapport ?
- C'est encore ce con de Mercier. "

C'est quand on a un collègue qui s'appelle Mercier qu'on se sent réellement faire partie de la marche d'une entreprise.

 
 
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17 January 2018 @ 07:27 am

Action begins at 6:00
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16 January 2018 @ 07:33 am
La récente sortie du président Américain a eu le mérite de remettre au premier plan une question essentielle : d'où vient la prospérité des nations ? Y a-t-il une fatalité à ce que certains pays semblent connaître une misère éternelle et une suite ininterrompue de calamités, tandis que d'autres, bénies des dieux, semblent avoir la prospérité comme destin, et se relèvent sans attendre lorsque le malheur les frappe.

On peut évoquer la géographie physique, le climat, les disparités ethniques, l'influence culturelle ou religieuse, il semble qu'en recherchant plus profondément, on trouve toujours, pour chaque "shithole country", un pays voisin ayant reçu les mêmes dons et les mêmes tares, et qui pourtant s'en tire mieux. Je ne suis donc pas loin de penser qu'au-delà des causalités toujours spécieuses, on oublie souvent d'évoquer l'influence décisive de circonstances historiques qui relèvent plus du hasard que d'autre chose.

Prenez l'exemple d'Haïti, quels dieux l'ont donc maudite ? D'autres terres des Antilles sont bien plus agréables à vivre, non ? Eh bien, si l'on interroge le gouvernement local, on vous répondra que l'origine de la série de misères qui accable ce petit état depuis deux siècles vient d'une guerre de libération peut-être intervenue trop tôt et d'un traité inique, qui força le premier état libre de l'archipel à verser 150 millions de francs à la France en dédommagement de ses sucreries perdues - somme ramenée par la suite à 90 millions. Haïti peina tant à payer qu'elle dut rembourser sa dette injuste jusqu'en 1947. C'est du reste à ce titre que les Haïtiens nous rappellent, à chaque occasion, qu'en droit naturel, on leur doit de l'argent. Et à mon humble avis, ils ont bien raison. Je pense que la France s'honorerait à rendre à Haïti ces 90 millions de francs qu'on leur a volés à coups de blocus maritime.

Alors voyons, 90 millions anciens, ça fait 900 000 nouveaux francs, soient 137 204,15€. Allez, sur 200 ans, ça vous fait du 686,02€ par an, vous êtes contents les shitholeux ? Non, pas la peine de nous remercier, c'est bien normal. C'est bon, vous arrêtez de nous brouter après ça ?


Allez vous faire foutre,
on n'a plus de fric !
 
 
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Et me voici de retour sur le chemin de Damals, dans cette bonne ville de Stuttgart, et en particulier au LKA Longhorn où j'ai des souvenirs émus. L'endroit est, pour mémoire, un hangar industriel coincé entre une autoroute et des immeubles de bureaux cheap. J'arrive vingt minutes avant l'ouverture des portes, alors que les derniers bleus s'éteignent dans les nuages surplombant la la ville (qui pour une fois, ne vont pas me pleuvoir sur la gueule).

Le premier groupe est Jinjer, un groupe de... hardcore mélodique ? C'est Ukrainien, c'est hostile, c'est jeune et ça n'a pas la maturité de groupes plus installés, tant mieux. La chanteuse n'a pas l'aisance avec le public que donne l'expérience, mais c'est pas le propos.

En voyant le set de Tribulation se mettre en place, avec ses squelettes et ses corpse paints, j'ai eu peur que ce soit une sorte de sous-Ghost, mais quand ça s'est mis à jouer, j'ai vu que c'était du black quelque peu tourné vers le mélodique, ce qui n'est pas désagréable. Il y a une mélancolie dans le propos, ainsi qu'une recherche visuelle, c'est une expérience agréable.

Wintersun arrive ensuite, un projet de power metal énervé qui rappelle un peu Ensiferum (ce n'est pas un hasard). Le groupe a visiblement amené ses fans, ainsi que sa sono : j'ai les oreilles détruites au bout de 15 minutes. La qualité sonore en pâtit un peu, mais on ne peut pas reprocher à Jari Mäenpää son manque d'engagement. Le côté "bogosse ténébreux avec le ventilo dans les cheuveux" peut énerver, mais au bout d'un moment, on se prend à bien apprécier la prestation.

Et puis, c'est l'heure d'Arch Enemy. Comme d'habitude, c'est un groupe professionnel, donc pas de surprise outre mesure, ce qui permet d'apprécier les différences subtiles entre une performance et une autre. Là par exemple, ils avaient oublié de baisser le son depuis Wintersun, et autant ça passe quand on fait du bourrinage, autant pour le death mélodique, c'est plus compliqué. Il y a un équilibre à trouver entre les deux guitares, avec la rythmique, et il faut que la voix passe. La course à la puissance n'est pas à l'avantage de ce genre. Par ailleurs, Michael Amott n'était pas vraiment en forme ce soir là, il a même très visiblement foiré un de ses solos qu'il n'a pas pu mener à son terme, et malheureusement, Jeff Loomis peu inaudible d'où j'étais, j'ai donc rarement eu mon saoul de guitare. J'ai tout de même noté le métier de Daniel Erlandsson et du fort charismatique Sharlee D'Angelo, qui ont avancé leur reprise d'une ou deux mesures pour couvrir le pain de leur leader. Pour ce qui est d'Alissa, elle n'a pas la réputation de quelqu'un de facile à vivre, pourtant je dois bien reconnaître que sur la longueur (c'est le quatrième concert d'AE que je me fais), elle est fiable et complètement impliquée, même si sa prestation, pour reprendre l'expression grecque, sent un peu l'huile de lampe (très répétée). Nonobstant, j'étais à un concert d'Arch Enemy, donc c'était bien, et le reste de la salle semblait du même avis à en juger par l'agitation qui a pris le pit dès le premier morceau.

J'ai pris des photostres


La nana de Jinjer (Tatiana Shmailyuk)


La batteuse de Tribulation s'appelle Oscar (faut pas chercher)


Le chanteur Johannes Andersson


Ah tiens, y'a un nouveau kami pour remplacer Mikio...


Wintersun et son guitariste Kile Bogöss


Le frontman avait une superbe chemise


C'était la fête à Ibanez ce soir


Ah, on dirait qu'Arch Enemy arrive...


Sharleeeeeeeeeeeeeeee !


Alissa, une frontwoman qui attaque l'audience à coups de boule


Michael Amott (chose peu connue, son frère
Martinl a fait carrière au cinéma en France)
 
 
 
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13 January 2018 @ 08:41 am
Tout ça...

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12 January 2018 @ 07:13 am
En matière de youtubeurs, je croyais avoir tout vu, mais ça, ça dépasse l'imagination.

Cette fille se paluche sur...

C'est trop embarrassant.

Sur l'algèbre.






Tiens au fait, c'est vrai, ça...
 
 
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Ça fait plus de trente ans que je fais de l'informatique. J'en ai écrit des programmes. Et vous pouvez vous figurer que j'ai déclaré pas mal de variables au cours de ma vie.

Eh bien, j'ai appris hier que "integer" se dit "intédjeur" et non pas "intégueur".

Ouais.


Il y a un nouveau set de photos de Su-Metal qui est sorti à l'occasion de son 20e anniversaire.

>> ici <<
 
 
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10 January 2018 @ 06:51 am

Mikio nous a quitté le 6 janvier dernier, des suites d'une chute survenue le 30 décembre ; nous l'avons appris hier. Mikio Fujioka était l'un des kami qui accompagnent Babymetal depuis quelques années.

C'était une figure familière de tous les fans de Babymetal, immédiatement reconnaissable à sa modeste stature et à son look androgyne. Et comme guitariste ? Ben, il était décent, faut bien dire. A telle enseigne qu'il lui arrivait d'être démonstrateur pour ESP.


Je suis triste.
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09 January 2018 @ 07:07 am
Il y a des nerds, ils aime tellement Kerbal qu'ils ont décidé de faire ça IRL. Quelle bande de tarés !


Cet autre groupe est moins dans l'esprit du "essaie jusqu'à ce que ça n'explose plus". C'est pas avec cette attitude qu'ils iront sur le Mun.


Pendant ce temps, en France...

Rien.

Faut dire, si on téléphone à la préfecture pour demander quels formulaires remplir pour avoir le droit d'essayer des fusées, le lendemain, on a la visite des gendarmes et des services secrets. C'est pas la même mentalité.
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