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Tranche de Metz à la gare de vie

Samedi dernier, le soir tombait doucement sur Metz et sa gare à l'architecture si particulière, à l'intérieur de laquelle avait pris place votre serviteur fourbu. J'étais, pour ne rien vous cacher, attablé à l'un de ces édicules que la SNCF met à disposition de ses usagers afin de lire, téléphoner, regarder ses mails et charger son portable vidé par de longues randonnées de pokéstop en pokéstop (c'était mon cas).

Jouxtant l'installation, se trouvait un piano, équipement désormais habituel de nos gares.

Fait alors irruption une petite fille toute mignonne de type asiatique. Visiblement ravie de sa découverte, elle s'installe devant le piano, se fait régler son petit siège par la dame qui s'occupe d'elle, et commence à jouer.

Et là, c'est le ravissement.

Cette enfant délicieuse, cette poupée aux joues roses et aux tresses de jais, qui devait avoir dans les huit ans à tout casser, jouait, le croirez-vous, faux comme une casserole. Elle ne savait pas faire de piano, mais alors, pas du tout. Une vraie calamité, une symphonie d'accords discordants aux harmonies déchirantes jaillit de ses petits doigts boudinés martyrisant les touches d'acrylique. C'est bien simple : il n'y avait pas deux notes consécutives qui fissent un intervalle juste. Après moult essais, elle parvint, sans y adjoindre le rythme toutefois, à exécuter les premières barres de "joyeux anniversaire", puis repart dans ses expérimentations diatoniques.

Ça cassait un peu les oreilles, mais que c'était mignon.



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Tags: horus vivant
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