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Delain + Kobra & the Lotus + Evergrey à l'Elysée Montmartre, 4 novembre 2016

Le vice des concerts ne m'avait pas encore touché quand avait brûlé l'Elysée Montmartre, salle mythique pour, entre autres choses, la scène metal parisienne. C'est donc sans émotion particulière que j'avais reçu la nouvelle de cette combustion, mais avec quelque excitation que j'accueillis la nouvelle de sa réouverture. C'est l'une des nombreuses salles de Pigalle, qui partage son entrée avec le Trianon, où j'étais pas plus tard que la semaine dernière. Il faut se figurer une halle industrielle du début du XXe siècle, ressemblant assez à certains marchés de Paris, plutôt vaste (plus que le Trabendo par exemple), avec une scène moyennement profonde, et de l'autre côté, le bar.

Suite à une ouverture tardive, j'arrive dans les lieux alors que Kobra & the Lotus occupe déjà la scène devant une audience chiche (l'essentiel du public attend encore dehors). Il s'agit de canadiens, menés par une blonde charmante (qui apparemment s'appelle vraiment Kobra !) dont la voix n'est pas sans rappeler Floor Jansen, servie par un groupe assez efficace, mais dont le son m'a semblé peu incisif. Est-ce un abus d'effets électroniques ou l'acoustique de la salle, dont je suis peu familier ? J'aurais aussi des critiques à formuler sur la présence scénique des protagonistes qui, à l'exception de la frontwoman, ne bougeaient pas beaucoup au début du set, et commencent à s'agiter seulement vers la fin.

Vient ensuite Evergrey, des suédiens faisant une sorte de power metal pas désagréable, et qui n'ont pas les problèmes de mise en place du groupe précédent, car ils ont visiblement pas mal de métier. Le son est toujours un peu assourdi, mais ça s'est amélioré, et la bonne humeur du groupe emporte rapidement l'adhésion, d'autant qu'un incident vient troubler le set : le son se coupe, et l'alarme anti-incendie se déclenche, sans doute affolée par les machines à fumée. On reste cinq minutes à headbanger sur le pin-pon de la sonnerie, jusqu'à ce que l'affaire reprenne.

Et puis arrive l'attraction principale, Drelin, groupe batave dont >> je vous parlais << naguère. Le fait est qu'ils ont des fans, et le fait est aussi qu'ils ont l'air assez fiers de leur dernier album, vu qu'ils vont quasiment le jouer en entier. Le son se brouillonne un peu vers la fin, mais va rester correct, ce qui permettra de profiter des vocalises de la charismatique Charlotte Wessels. J'aurais juste un petit bémol à formuler : Charlotte, on voit ta culotte. Compte-tenu du genre présenté, ce n'était pas la fureur dans le pit, toutefois, lors des rappels, j'eus la surprise de voir se former un mini-pogo. J'allais aussitôt chapitrer ces malappris (et me niquer le pectoral droit).

J'en revins riche de quelques photographies.


Les Lotus pas contents


Kobra ne ménage pas ses efforts


A la fin, ils se réveillent un peu


Les gratteux d'Evergrey se polissant le manche


Le charismatique leader du groupe


Drelin drelin


Elle est Hollandaise, et pas slave, Wessels


C'est sans arrière-pensée qu'on laude Wessels


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Tags: je suis pas plus con que kirk hammett
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