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Joie ! Il est revenu !


31 janvier 2017, Le Président Donald Z. Z. Trump promulgue
le "Kitty Truffle Act", qui prohibe pour la première fois le
commerce de truffes de chatons à fins de tannerie.



Et voici maintenant un >> intéressant article << d'un monsieur Philip Seargeant (l'original est en anglais), qui est tombé hier sur le site "The Conversation" (que j'ai découvert pour l'occasion mais qui a l'air plein de bonnes choses).

Long story short, l'article compare les destins de deux créateurs de langues du XXe siècle, J.R.R. Tolkien et L.L.Zamenhof, et conclut avec une certaine justesse qu'aujourd'hui, on parle plus l'elfique que l'esperanto. L'auteur met ce paradoxe (c'en est effectivement un, puisque l'elfique, jeu intellectuel de linguiste et véhicule de fiction littéraire, n'a jamais été pensé pour être réellement parlé) sur le compte de la conception de ces deux langues : l'elfique étant paradoxalement plus humain, et volontairement marqué, par son auteur, des irrégularités, idiotismes et autres bizarreries qui font le charme de l'étude des langues. Il est supposé donner l'illusion d'une langue vivante, au développement naturel et autonome alors que l'esperanto, conçu dans un but utilitaire, est quasiment exempt d'irrégularité. Ce manque serait la cause de son relatif insuccès, il ne serait tout simplement pas assez humain.

C'est une thèse intéressante, je préfère toutefois me tenir à la mienne, qui est qu'on se lance rarement dans l'étude d'une langue - entreprise toujours ardue et de longue haleine - pour l'amour de la chose. On étudie une langue parce qu'elle vous ouvre la porte d'une culture. Et la culture portée par la langue elfique, pour artificielle qu'elle soit, n'en est pas moins riche de poésie, d'héroïsme, de nobles aspirations, voire de sentiment religieux (rappelons ici que Tolkien était un insupportable calotin). L'esperanto, lui, n'a que peu de production intellectuelle qui lui soit propre, si l'on excepte celle dont le sujet est l'esperanto, et en tout cas, rien qui soit de l'ampleur de l’œuvre du seul Tolkien. De même, dans nos contrées, on apprend rarement le tagalog, bien que ce soit une langue relativement facile. On trouve bien plus de gens pour apprendre le japonais, qui est, disons-le, un peu ardu. C'est que la culture Philippine, en France, on se gratte la tête pour en trouver trace, alors que... bref...

En tout cas, toutes choses égales faisant une, et à titre onéreux, on peut tout de même se féliciter de la permanence de certaines choses en ce bas monde, des choses solides, immuables, sur lesquelles on peut compter, en l'occurrence, Masson n'a pas pu s'empêcher de lâcher son com ! Saluton, Ritono !


Un ancien ministre de l’Éducation Nationale racontait jadis son expérience curieuse. Nouvellement nommé, il avait entrepris de mettre en pratique le programme de son parti concernant les programmes scolaires, à savoir en l'occurrence, la fin de l'enseignement de la lecture par la méthode globale. A peine arrivé en poste, il avait donc demandé à son administration de rédiger une circulaire mettant fin à la méthode globale, et la remplaçant par la méthode analytique. Au bout d'un moment, n'ayant pas de nouvelles, il relance, relance, et finit par recevoir enfin le projet de circulaire sur son bureau, circulaire qui se contentait d'énumérer platement les diverses méthodes d'enseignement. Il toucha alors durement du doigt le fait que son administration ne ferait jamais rien pour supprimer la méthode globale (qui est du reste toujours la base de l'enseignement dans nos CP).

C'est qu'en France, les hauts fonctionnaires sont avant tout des fonctionnaires, donc jouissent de la sécurité de l'emploi statutaire au titre de la revalorisation du demi-point d'indice actuariel blablabla. Le résultat, c'est qu'un ministre, en France, ça n'a en pratique pas de pouvoir. L'administration reste en place et poursuit invariablement "la seule politique autorisée", quoi qu'en puissent penser les éphémères pantins qui se prélassent dans les mous fauteuils des étages supérieurs.

Il y a d'autres pays où il en va différemment. Ainsi aux USA, il est considéré comme normal et faisant partie des mœurs qu'un Président nouvellement élu révoque les hauts fonctionnaires en place pour les remplacer par des hommes à lui. Ça s'appelle "mettre en place son administration". C'est ce qui se fait toujours et ça n'a rien de scandaleux, quoi que vous en raconteront aujourd'hui vos journaux.
Tags: espéranto
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