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J'apprends le finnois sans peine avec Asp Explorer

Le finnois, ou suomi, appartient la famille des langues ouraliennes. Il compte environ 5 millions de locuteurs, principalement en Finlande, où il est la langue dominante. L'étude du finnois passe souvent pour un défi, pourtant, cette langue s'avère réjouissante à l'apprentissage. Voici quelques aspects :

Contrairement au latin, qui a six cas, ou à l'allemand qui en a quatre, le finnois se caractérise par quinze cas distincts, à savoir l'abessif, l'ablatif, l'accusatif, l'adessif, l'allatif, le comitatif, l'élatif, l'essif, le génitif, l'illatif, l'inessif, l'instructif, le nominatif, le partitif et le translatif. A ceci s'ajoutent douze cas adverbiaux, le causatif, le délatif, le distributif, le distributif temporel, le latif, le multiplicatif, l'oppositif, le prolatif, le situatif, le sublatif, le superessifet le temporel. Chacun de ces cas donne lieu à plusieurs désinences, en fonction des règles d'alternance consonantiques et d'harmonie vocalique (malheur à qui met un ö à la place d'un o dans un mot où il y a déjà un y).

En général, le débutant se décourage en découvrant l'existence des cas locatifs. Il a tort, avec un peu de méthode, on peut tout à fait apprendre le finnois sans trop de difficulté, et le secret de cet apprentissage a un nom : le kikerumono. Issu des travaux du professeur Satoshi Hondo, de l'Université de Yokohama, dans les années 1920, le kikerumono est l'art d'inventer des vocables imitant une langue (à l'origine le japonais, mais le système est aisément extensible à d'autres langues) sans pour autant que vous ayez à vous faire chier à en apprendre un broc.

En effet, il n'aura pas échappé à votre sagacité que les Finlandais sont peu nombreux, et que pour la plupart, ils parlent fort bien anglais. De fait, les interlocuteurs auxquels vous serez amenés à parler finnois seront eux-même, pour la plupart, des non-locuteurs de cette langue. Ainsi, lorsque vous vous écrierez "Helkö hän ratakentaa adavikkun, pour citer l'adage suomi", ou "Le poète Kiimo Wakaarimasen ne disait-il pas, 'Yösti koknikkuk, aggamunin okkinohän korpiklaani' ?", il est fort peu probable qu'on vous reprenne. Du reste, si par malheur, un finlandophone se trouve dans l'assistance et a l'audace de la ramener, vous aurez beau jeu de vous en tirer en disant que "J'ai dit finnois ? Pardon, c'est du vieux-bulgare (ou du turc, du russe, du hongrois, ou n'importe quel autre volapük à la con), vous aurez rectifié de vous-même".
Tags: vie pratique
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