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12 September 2017 @ 06:55 am
Will to Power : review  
Vous n'êtes pas sans ignorer que le groupe Arch Enemy a sorti vendredi dernier sa dernière galette, Will to Power. Et si vous l'ignorez je ne sais pas dans quelle caverne sur Pluton vous vivez, parce que Century Media a claqué l'équivalent du budget de la NASA en marketing histoire d'en faire la sortie metal de l'année. Bref, me voici donc tout de go à vous en faire la critique savante et érudite. Je suis trop bon.


Non

Set flame to the night
Tout album d'Arch Enemy qui se respecte doit commencer par un instrumental d'intro, celui-ci est plutôt rythmé.

The race
Oubliez le mélo, nous attaquons les hostilités par un titre bref et nerveux qui occasionnera quelques contusions dans le pit. Couplet, couplet, solo, couplet avec bourrinage de double pédale, re-solo, bref, du death.

Flood in the water
Un titre un poil plus lourd, nettement plus mélo, évoquant davantage l'héritage du groupe, et un deuxième solo "classique-électrique" qui préfigure la suite de l'album. La fin du titre est marquée par une somptueuse performance vocale d'Alissa.


Toujours pas

The world is yours
Premier single. J'avoue qu'à ma première écoute, ma réaction a été "qu'est-ce que c'est que ce riff tout pourri". Le problème, c'est qu'il colle bien en tête, le riff tout pourri. A l'oreille, je pense qu'on peut attribuer le premier solo à Jeff Loomis et le second à Michael Amott. La coupure, et la lente reprise du titre à 2'50, sont le premier élément mélodique qui m'ont fait dire... "Ah ouais, oké" La fin du titre fait un peu j-pop, je ne pense pas que ce soit voulu, et je ne suis pas convaincu que ce soit d'un goût exquis.

The eagle flies alone
Deuxième single, construit autour d'un riff assez élaboré alternant avec un autre particulièrement basique. Rarement a-t-on vu du mélodeath séparer aussi distinctement le mélo et le death.

Reason to believe
Le titre qui fait jaser. Si Metallica a sorti Fade to Black à son second album, il aura fallu attendre le 10e album d'Arch Enemy pour qu'ils nous présentent une power ballad. Ce n'est pas forcément le titre le plus réussi de l'album, les parties "claires" sont ni plus ni moins que de la pop. Toutefois, c'est l'occasion de découvrir l'étendue des talents vocaux d'AWG, qui alterne ici trois registres avec succès, le sirupeux à la Adèle, l'éraillé à la Lzzie Hale, et le death growl qui est son terrain de chasse traditionnel. Une étendue qui lui permet de faire un original duo avec elle-même en fin de piste.

Murder scene
Et c'est reparti pour les moulinets de cheveux avec ce titre qui ne fait pas dans la dentelle, plus original qu'il n'y paraît, et dans lequel j'ai apprécié un petit triolet de notes bienvenu et sympathique. A écouter à fond de train dans la ligne droite.

First day in Hell
Un titre dont l'intro, ce n'est sans doute pas un hasard, évoque pas mal Slayer. Il est vrai que le thème de ce titre est à rapprocher du "Angel of Death" de la formation Californienne. A comparer avec l'original.


Absolument rien à voir

Saturnine
Un bref instrumental qui aurait pu être un outro à First day in Hell.

Dreams of retribution
Un titre assez long, musicalement intéressant et varié, plutôt du versant mélo, avec des accents mozartiens au piano, défoncés à la double pédale, alternant avec une progression typiquement Arch Enemy. Et puis, les guitaristes se font plaisir...

My shadow and I
Un titre death, mais étrangement, qui sonne plus optimiste que les précédents.

A fight I must win
Une intro impressionnante qui nous conduit à quelques riffs discrets mais au final bien sentis. Une structure classique couplet/refrain qui semble indiquer que nous avons là le prochain single. Curieusement, la fin a quelques accents NWOBHM qui feront lever l'oreille aux fans de Maiden...

City baby attacked by rats
La version pour bourgeois de l'album est incongrument gratifiée d'un bonus track, une reprise du groupe kepon Charged GBH. Elle est mieux que l'original, mais le punk, c'est sensé être nul, donc à voir...


Oui, c'est de ça qu'on parlait


Comment appelle-t-on l'ancienne technique bene gesserit consistant à sauver héroïquement des TV à écran plat, des réfrigérateurs et des boîtes de chaussures de sport à l'approche d'un ouragan ? ♣♣♣♣♣


Bon, c'était pas facile. C'était le Prana Bindu Nuffin.
 
 
 
(Anonymous) on September 12th, 2017 03:20 pm (UTC)
Prend un bien du ?
-HEINRICH
aspexploreraspexplorer on September 12th, 2017 06:25 pm (UTC)
Tu sais que t'es pas loin ?