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23 October 2017 @ 06:16 am
Babymetal à l'Osaka Jo Hall, Osaka, 14 et 15 octobre 2017  
Oui, je sais. JE SAIS ! Je me suis tapé 24 heures de vol pour aller voir Babymetal. Vous savez quoi ? Je vous emmerde.

L'Osaka Jo Hall, situé à côté du château d'Osaka, est une salle du genre Bercy. Il n'y a guère de restauration à l'intérieur, en fait, il n'y a qu'une salle de concert. Mais les abords sont suffisamment vastes et agréables pour permettre qu'on ne s'ennuie pas en attendant le concert. La principale attraction était la queue pour le merchandising, dont les cinq stands, réservés aux spectateurs (on checkait le ticket à l'entrée), furent pris d'assaut dès leur ouverture, à midi, par les centaines de curieux gugusses qui faisaient la queue depuis le petit matin. Tout était organisé à la japonaise (pour donner une idée, il y avait un mec avec une pancarte dont le travail consistait à indiquer la fin de la queue !). Le merch était en quantités suffisantes car, bien qu'arrivant dans ce cirque vers 3h de l'après-midi, il y avait encore une ample provision de tous les articles, à part les chaussettes squelette. Bref, plus léger de quelques 150 euros, je rapporte tout ça à l'hôtel et reviens au Hall pour l'heure du concert (j'avais une place assise, je n'avais donc aucune raison de faire la queue)

Après des bandes enregistrées à partir de classiques du metal (Maiden, Metallica, Slayer, Arch Enemy etc...), le concert commence. Pour tout dire, il n'y a pas vraiment de fioriture. La nouveauté vient des cinq écrans géants sur lesquels se reflètent les pupuces, qui sans ça, seraient un peu perdues au milieu de la scène. On démarre bien sûr par Babymetal Death, on enchaîne en terrain de connaissance avec Gimme Choco, puis Megitsune, et Yava! La température interne des Moimoi ayant atteint un seuil critique, elles vont se repoudrer le nez pendant la chanson solo de Su, qui fut Amore le premier soir, et Akatsuki le second. C'est maintenant au tour de Su d'aller tremper dans l'azote liquide pendant que les petites font leur chanson "Black Babymetal", qui fut Yo no uta le 14 et GJ! le 15. On revient à trois avec Syncopation, Meta Taro, IDZ, Karate, Headbagya (ikan zeyo à donf'), et on finit par ROR et The One (in english).

Alors j'ai quelques regrets à formuler. Déjà, on notera que la setlist n'a pas beaucoup changé d'un concert à l'autre, ce qui est un peu dommage. J'ai eu le plaisir de chanter sur mon premier "4 no uta", par contre je n'ai pas entendu Tales of Destiny, chanson que j'aime beaucoup. C'est bien dommage, en outre, que Su ai surtout parlé en anglais. Je ne me suis pas tapé 10000 bornes pour entendre du rosbif, je veux du kokomademo, moi. Je pense que "The One" en jap', ça a plus de sens dans une arène à 95% nippone.

Côté satisfaction, je note la remarquable organisation de l'événement, qui ne m'a pas surprise bien sûr, mais c'est quand même agréable. Le son était correct au premier concert, et bon au second, sauf quand il y avait des effets pyrotechniques qui assourdissaient les ondes sonores. Les filles n'ont goofé aucune choré, elles ne sont pas tombé, elles ont tenu le coup jusqu'au bout (les concerts faisaient 1h20 environ). On notera que Meta Taro a été joué les deux fois, un titre qui a la particularité d'avoir des parties chantées en solo pour les trois babymétaux. Enfin, ça fait toujours quelque chose quand Su s'ikusen le mono toute seule sur scène. Et qu'il est beau, le peuple kitsune communiant dans ces célébrations aux relents mystiques. Le show a maintenant atteint la maturité, et après une année sans grande surprise (Metal Resistance date quand même d'un an et demi, pas de clip depuis Karate, pas de nouvelle chanson...), on attend que le concept évolue un peu. Ceci sera peut-être le cas lors des concerts d'Hiroshima en décembre, où on nous promet une "nouvelle déesse".

En attendant, elles n'ont pas fait "See you" 😠

Les phostrotes











Non, y'a pas de photo
 
 
 
(Anonymous) on October 23rd, 2017 05:54 am (UTC)
Jojo
Et pendant ces 12 heures de vol, elle a avancée la suite de l'ile mystérieuse?
(Anonymous) on October 23rd, 2017 09:30 am (UTC)
Re: Jojo
Nous sommes en 2067 après Jules César, et toute la France s'est résolue à ne pas connaître la fin de l'Ile Maudite.
Toute? Non!
Un village peuplé d'irréductibles lecteurs résiste encore et toujours à la morosité.

Le Créateur Fou, gros nez.