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25 November 2017 @ 01:21 pm
Laibach au Trabendo, 24/11/2017  
J'avais pris un billet pour Laibach dès que le concert fut en vente, avant même d'écouter l'album Also Spracht Zarathustra. Puis j'ai écouté l'album, et je me suis dit : " bon, est-ce que c'est bien prudent d'y aller ? ", parce que bon, c'est pas l'album le plus primesautier de l'année.

Arrivée au Trabendo, il y a une queue impressionnante dans l'allée qui longe la philharmonie. Putain, j'ignorais que Laibach avait tant de fans. Par contre, ils sont un peu plus casuals que les nazi-chics que j'avais vus la dernière fois. Pris d'un doute, je demande : ils font la queue pour Gorillaz au Zenith ! Lul... Bien soulagé par ma bonne fortune, je dépasse tous ces lambins et vais prendre le frais sous l'auvent du Trab' où, faut bien dire, y'a pas la foule des grands jours. C'est plutôt une audience de bobos branchouilles, avec quelques metalleux, quelques crânes rasés mais apparemment, le gros du bataillon était resté à la fafcave.

Durant une heure, nous attendons donc dans l'obscurité, avec dans les oreilles du Shepard Tone, avant que les hostilités commencent. Ça débute donc avec quelques extraits de Also..., agrémentées de vidéos creepy projetées sur des écrans semi-transparents. Le son est juste excellent, ce qui est d'autant plus remarquable que c'est un des concerts les plus bruyants auxquels il m'a été donné d'assister. Le son de Laibach est parfaitement maîtrisé, puissant sans être incommodant, et puis soudain, il y a une percussion qui vous repousse physiquement et fait vibrer le mobilier de la salle. C'est impressionnant.

Bref, il s'agit d'une expérience immersive plus que d'un concert, que je rapprocherai de Sunn O))) par exemple. Après une heure et demie qui passe vite, nous sommes informés que c'est fini par une petite musique d'ascenseur qui nous dit que la musique n'est finalement guère sérieux.

DUNKEL IST DIE NACHT