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23 March 2018 @ 07:20 am
Qu'ils aillent se tartiner le cul à l'huile de jojoba organique  
"Il ne faut point trop s'attacher à ses convictions, moi-même, j'en ai déjà changé, et j'en changerai encore" disait le sage*. Que c'est vrai. Ainsi moi-même, je fus dans mon jeune temps un scientiste forcené, adepte de la Raison avec un R majuscule et pourfendeur de toutes les fadaises pseudo-scientifiques ; j'allais même jusqu'à faire des études dans ce domaine. Et mon moi de vingt ans, sans doute, aurait souscrit à >> la tribune sur la fake medecine <<, la trouvant même peut-être un peu trop molle.

Et puis les années passent, et la vie suit son cours, les expériences s'accumulent, et à moins d'être un parfait imbécile, les convictions changent. Car après tout, qu'est-ce que ça peut bien faire que des gens se soignent à l'homéopathie ? C'est quoi le problème avec l'acupuncture ? Au nom de quoi interdire la sophrologie ayurvédique magnéto-quantique ?

Les arguments habituels sont :
- C'est pas démontré scientifiquement
- C'est cher pour la sécu
- C'est pas efficace
- Où sont les preuve scientifiques ?
- Ça dissuade les malades de se soigner avec des vrais médicaments
- Gnagnagna la science...

Alors dans le désordre :
- On ne me fera pas avaler que c'est l'herboristerie tibétaine qui ruine la sécu. L'essentiel des dépenses de santé, c'est bien connu, est fait dans les derniers mois de la vie, quand pépé est à l'hôpital, entouré d'aides soignantes syndiquées, sous des chimiothérapies coûtant le budget d'un état Africain de taille moyenne pour une efficacité thérapeutique qui n'est finalement pas si éloignée de celle d'un bain de boue ionisée administré par un gourou du Népal.
- Si des imbéciles préfèrent la poudre de cèpe du Pérou aux antibiotiques, eh bien, ma foi, grand bien leur fasse. Darwin, tout ça.
C'est pas comme si la planète se dépeuplait.
- Ah oui, la science.

Mais là je demande : d'où vient donc le magistère moral de la science ? Je veux dire, la méthode scientifique, l'exigence morale scientifique, c'est bien beau pour gérer les labos, mais dans le cadre de la vie quotidienne, pour quelles raisons cette tradition intellectuelle, qui à mon sens en vaut d'autres, devrait-elle primer sur, par exemple, la tradition, la religion, la loi, la politique, le bon sens paysan, la recherche de la liberté ou celle de la prospérité ?

Quand un scientifique veut communiquer le résultat de ses recherches, il doit publier. C'est à dire qu'il va écrire un article, et le publier dans une revue scientifique. "Une revue scientifique", ce n'est pas Science&Vie, ça c'est une revue de vulgarisation scientifique. Une revue scientifique, ça ne s'achète pas en kiosque, on y accède par abonnement. Il s'agit d'un périodique austère, rempli de papiers, comme on dit, à un format normé, et destiné aux spécialistes de la discipline en question. Une fois publié, un article n'est pas oublié : les étudiants pourront s'y référer des siècles durant pour faire leurs expériences et agrémenter la bibliographie de leurs propres articles. Une revue scientifique, ça s'appelle, par exemple, "The Journal of the American Chemical Society" ou "Journal of Clinical & Experimental Ophthalmology ", et dedans, on ne parle que de chimie (pour le premier), pour les chimistes, donc c'est spécialisé. N'y publie pas qui veut, bien sûr. Pour avoir son papier dans le JACS (le rêve humide de tout chimiste), il faut voir son article approuvé par un comité de pairs, c'est à dire, un collège de doctes professeurs de chimie à barbe blanche, qui jugeront que oui, VOTRE article mérite l'illustre honneur d'être mis en exergue dans ses pages.

La science ayant pour but, pour méthode et pour religion le libre partage des savoirs, les publications scientifiques sont autogérées par des associations à but non-lucratif, et distribuées aux universités contre un modeste abonnement couvrant les frais d'impression, le salaire de quelques administratifs et bien sûr, la juste rétribution des auteurs et du comité de pairs.

Non, je déconne. La plupart des publications sont la propriété de quelques éditeurs anglo-saxons, qui les vendent à des tarifs absolument scandaleux, et ce d'autant plus que ça ne leur coûte rien : les pairs sont le plus souvent bénévoles, et les auteurs ne touchent rien (quand ils ne doivent pas carrément mettre la main à la poche). Ces officines d'escrocs font des fortunes sur le dos de la communauté scientifique. Et la communauté scientifique se laisse faire. Parce que c'est comme ça que fonctionne le système. Si vous ne publiez pas dans les "bonnes" revues, vous n'existez pas, en tant que chercheur, et les bonnes revues, ce sont généralement celles des grands éditeurs (le JACS étant ici un mauvais exemple). Alors voilà, la queue basse, ils raquent leur tune à Elsevier tous les ans en baissant la tête et en remerciant leurs bons maîtres que ça n'ai pas plus augmenté.

Ils savent qu'ils se font exploiter, ils sont parfaitement conscients de la perversion d'un système qui finit par ruiner l'idée même de science. Il leur suffirait de dire un jour "fuck it, boycott, nous ne publierons plus rien chez ces voleurs", et le problème disparaitrait. Pourtant, ils ne le font pas. Ce sont les plus grands esprits de la planète. Ils ne manquent ni d'éducation, ni de conscience politique, ni d'occasions de s'associer pour changer les choses. Ils ne le font pas.

Ça ne les empêche pas pour autant de nous faire la morale.

Je veux dire, leur boulot, c'est de sciencer. Je veux bien leur reconnaître au professeur Rosenflück une certaine compétence dans le domaine de l'ophtalmologie clinique et expérimentale car il a sorti un papier dans le journal de machinchouette, mais quand il s'agit de donner son avis sur la circulation alternée à Paris, l'expulsion des fermiers blancs d'Afrique du Sud ou la réforme du statut de cheminot, ce type a exactement le même degré de connaissance, la même hauteur de vue qu'un plombier ou un sous-officier de marine, et la manière dont les scientifiques gèrent leur propre écosystème les disqualifie d'emblée, à mes yeux, pour ce qui est de gérer le mien.

En résumé, qu'ils aillent se tartiner le cul à l'huile de jojoba organique.


Qu'il aille se tartiner le cul à l'huile de jojoba organique

Iroh, dans Avatar
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(Anonymous) on March 23rd, 2018 06:26 pm (UTC)
Elle est où la note qui fait référence à l’astérixis à coté de "sage"?
aspexploreraspexplorer on March 24th, 2018 07:35 am (UTC)
Tout en bas
(Anonymous) on March 23rd, 2018 06:37 pm (UTC)
"mais dans le cadre de la vie quotidienne, pour quelles raisons cette tradition intellectuelle, qui à mon sens en vaut d'autres, devrait-elle primer sur, par exemple, la tradition, la religion, la loi, la politique, le bon sens paysan, la recherche de la liberté ou celle de la prospérité ?"
Généralement, c'est la reproductibilité de l'expérimentation qui lui a permit d'arriver à ses conclusions, reproductibilité qui peut être faite de manière totalement indépendante de celui qui est à l’origine de la découverte en question et le fait que son raisonnement logique puissent être totalement remis en question.
aspexploreraspexplorer on March 24th, 2018 07:38 am (UTC)
Certes. Belle logique. Qui se heurte au fait que l'expérience de laboratoire est produite en laboratoire, c'est à dire dans un environnement contrôlé, dont les paramètres sont maîtrisés, afin d'éviter toute interférence de l'extérieur. Par sa nature, la méthode expérimentale réduit le champ des possibles, afin de simplifier les problèmes. Il se trouve que ma vie ne se déroule pas de la sorte.
(Anonymous) on March 24th, 2018 10:07 am (UTC)
Euh, c'est justement ce niveau de controle qui permet d'affirmé ci l'expérimentation est pertinent ou pas. La constante de plank ne change pas en dehors d'un laboratoire. Le but est de découvir que quelque chose est vrais, quelque soit la situation. Le contrôle au niveau des laboratoire est surtout là pour avoir des mesure précise et s'assurer qu'aucune interférence ne fausse les observations.

Découvrir se qui perturbe les observation dans un milieu non contrôlé fait aussi parti de la recherche.
(Anonymous) on March 23rd, 2018 10:26 pm (UTC)
Les médecines alternatives ne sont pas du tout remboursées par la Secu.
(Anonymous) on March 24th, 2018 09:46 am (UTC)
Si, dans le cas de l'homéopathie.

Et c'est très bien comme ça : le patient adepte de l'homéopathie soigne son rhume avec des médocs à 2€, qui n'ont pas d'effets secondaires, et aucune efficacité.

Si on arrêtait de les rembourser pour cause d'efficacité insuffisante, ils se soigneraient avec des vrais médocs, qui coûtent 20€, ont des effets secondaires et aucune efficacité (dans le cas du rhume, hein).

Après, on peut rêver d'un monde où tous les gens sont assez intelligents pour comprendre qu'un rhume, ça se soigne tout seul, avec quelques remèdes de grands mères (ou autres methodes alternatives) pour soulager un peu les symptômes. Mais je crois que ça rejoint justement le fond du post : il y a l'optimum scientifique (pas d'homéopathie), et l'optimum réel (homéopathie remboursée) qui tient compte de toutes les limitations absurdes mais bien réelles liées à la nature humaine...

Le vrai problème des medecines alternatives, c'est quand on essaie de soigner le cancer avec, mais ça rejoint le charlatanisme classique.

FFB
(Anonymous) on March 24th, 2018 10:12 am (UTC)
Les médecines alternatives soignent le cancer en l'empêchant d'apparaître, en conseillant de ne pas fumer, stresser et manger de la merde. C'est une méthode empirique rationnelle qui marche assez bien, mieux que la chimio en tous cas, et gratos.

Melvas
(Anonymous) on March 24th, 2018 08:10 pm (UTC)
Argument constructif
Et les barreurs de feu?

nito - là
Typhon Baal Hammonbaal_ammon on March 29th, 2018 07:21 pm (UTC)
Outre que tu arrives dix ans après la bataille et que tu serais pas au courant de ce genre de micmacs si les scientifiques eux-mêmes protestaient pas contre (de plus en plus fort depuis dix ans), tu négliges un élément crucial qui invalide totalement ton raisonnement.

« la manière dont les scientifiques gèrent leur propre écosystème les disqualifie d'emblée, à mes yeux, pour ce qui est de gérer le mien. »

Où as-tu été pêcher que les scientifiques géraient leur propre écosystème ? Ah c'est sûr, on peut avoir l'impression que, un professeur des université directeur de laboratoire, ou mieux un directeur de recherche du CNRS, c'est un type arrivé qui a du pouvoir.
Alors loin de moi l'idée de prétendre que ces gens seraient à plaindre, sur le matériel ils sont dans une situation confortable.
Mais en termes pratique, leur pouvoir s'étend uniquement au lectorat des revues scientifiques, aux juniors de la même sous-discipline qu'eux, ce qui fait quand même un tout petit monde. Alors il y a des petits tyranneaux et des gens bien, comme partout, mais le point vraiment crucial, c'est que leur pouvoir ne s'étend pas aux gens qui leur filent du pognon. Au mieux ils gèrent un budget local (donc la possibilité de faire pleuvoir la manne sur les collègues), mais ultimement ils ont à répondre à des décideurs qui ne sont pas des scientifiques, qui n'appartiennent pas à ce monde-là, à des députés qui ne sont majoritairement pas des scientifiques, à des ministres, etc...
Tout ces gens qui tiennent les cordons de la bourse, il faut trouver un moyen de les convaincre de les relâcher alors même qu'ils sont absolument incapables de comprendre l'activité des chercheurs.
(Et je pense que la plupart des chercheurs sont plutôt dans des situations moins confortables)

Je pense que la majorité des chercheurs ne tient pas plus que ça au modèle actuel d'évaluation par les publications, pour ne pas dire qu'ils le haïssent et s'en passeraient bien volontiers. Seulement, il faut bien un moyen de signaler au non-spécialiste que vous êtes un spécialiste. C'est à ça que servent les évaluation, et c'est aussi à ça que servent les diplômes, ça sert à signaler une compétence à des gens qui ne peuvent pas l'évaluer directement (ou qui peuvent le faire à petite échelle mais qui ont besoin d'un mécanisme pour faire un premier tri parmi des milliers de gens), et c'est une nécessité dans une société de travail spécialisé.

L'erreur de raisonnement que tu fais, c'est de penser que les scientifiques gèrent leur propre écosystème. La recherche fondamentale, ça ne dégage aucun bénéfice de court terme et c'est très aléatoire sur le long terme.
Un chercheur est donc toujours la danseuse de gens qui ont du pognon à lui passer, à moins d'être lui-même rentier comme c'était courant au XIXe siècle.

C'est uniquement parce que les scientifiques ne peuvent pas démontrer directement leurs compétences aux gens qui les financent qu'ils sont obligé de recourir à de tels indices indirects que diplômes prestigieux, listes de publications, prix de machin-bidule.




Pour ce qui concerne les pseudo-médecines, comme je l'ai déjà dit sur Twitter, je pense que le problème principal c'est les gens qui sont censément diplômés en médecine ou en pharmacie et qui abusent de leur position institutionnelle pour vendre ce genre de saloperie, voire, dans le cas du docteur Wakefield nuisent directement à la santé publique en incitant les gens à ne pas se vacciner contre la rougeole ( qui peut être mortelle et qui a tué récemment).

Les vaccins sont une technologie éprouvée par plus de deux siècles d'utilisation, dans la population réelle, avec de très grands succès (l'éradication MONDIALE de la variole, jusqu'ici un des pires fléaux de l'histoire de l'humanité). Wakefield est un criminel.

Pour ce qui est de l'homéopathie ou des médecines par les plantes, ou de tout autre pratique ayant fait la preuve de son innocuité, ça m'est bien égal que les gens s'en servent mais quand l'homéopathie est remboursée par la sécu, ça veut dire qu'on me force à payer pour quelque chose dont l'inutilité est amplement démontrée, c'est normal que je râle, non ?
aspexploreraspexplorer on March 30th, 2018 05:18 am (UTC)
"Outre le fait que tu arrives dix ans après la bataille", commence celui qui répond une semaine après l'article...

Alors oui, je suis bien conscient que la communauté scientifique ne baigne pas dans un écosystème qu'elle gère directement. Néanmoins, je ne sache pas qu'on recrute les doyens de fac à la sortie de HEC, le Ministère de la Recherche actuel est une chercheuse, la communauté scientifique ne manque pas de relais pour porter une parole, et tout ceci, en France seulement. Les chercheurs ont infiniment plus de pouvoir sur leur technostructure de tutelle que par exemple, les ouvriers de l'automobile, les agriculteurs, les patrons de PME, les cadres de l'informatique bancaire etc... Pis, non seulement vous avez plus de pouvoir nominal, mais vous avez :
- Plus de capacité de réflexion (on suppose)
- Un meilleur accès à l'information
- Une réelle capacité à vous organiser
- Un embryon de conscience politique

Et en vingt ans, tout ça a accouché de quelques périodiques en accès libre autant que confidentiel, et rien. Parce que vous êtes forts en gueule quand il s'agit de dire aux autres comment ils doivent vivre, mais quand il s'agit de mener une lutte politique qui vous concerne, vous êtes des fiottes, et les Joliot-Curie, on les compte sur les doigts de la main d'un chimiste spécialiste des hydrocarbures aromatiques nitrés.
Typhon Baal Hammonbaal_ammon on March 30th, 2018 09:14 am (UTC)
Encore une fois c'est pas vrai, si la problématique des publications scientifiques est plus connue maintenant qu'il y a dix ans, c'est bien à cause des scientifiques eux-mêmes.

Je pense que là où le bât blesse c'est sur ton deuxième point. C'est drôle que tu retiennes "une réelle capacité à s'organiser" comme une qualité des chercheurs pour ensuite leur reprocher de rien faire. Je pense que s'il y a un problème il est plutôt là, les chercheurs ont pas vraiment tendance à se fédérer, ce sont plutôt des individualistes. On devient pas chercheur par goût pour la discipline ou pour l'action directe, mais pour satisfaire une curiosité personnelle. Je pense que les chercheurs sont plutôt plus indvidualistes que les autres par défaut.


Ensuite les relais scientifiques des chercheurs dans les média, j'aimerais bien savoir où ils sont. Alors d'accord, un directeur de recherche du CNRS a plus de chances de réussir à caser une tribune dans Libération qu'un ouvrier, mais c'est rien à côté de l'influence qu'ont les gens qui eux écrivent toutes les semaines dans les journaux, et qui vont propager au plaisir l'idée que les chercheurs sont soit des sympathiques Tryphon Tournesol techniciens et déconnectés des problèmes sociaux pour les sciences dures, cf la sortie de Mélenchon sur Villani, soit des dangereux agités qui ne font pas vraiment de la science mais donnent des cours d'homosexualité islamique gauchiste aux jeunes pour les endoctriner (cf tout ce que raconte la presse de droite sur la sociologie).

« Parce que vous êtes forts en gueule quand il s'agit de dire aux autres comment ils doivent vivre »

Je pense que la majorité des scientifiques se moque éperdument de ce genre de choses.
(Anonymous) on March 30th, 2018 05:20 pm (UTC)
Les spécialistes des hydrocarbures aromatiques nitrés ont souvent plus de doigts que les spécialistes des polyol nitrés.

Wawa
(Anonymous) on April 4th, 2018 07:29 am (UTC)
Je trouve toujours fascinant cette défiance des réacs envers la science et les chercheurs. Est-ce parce que les chercheurs ont tendance à être des sales bobosgauchistes, voire marxisants dans le cas des sciences sociales ? Est-ce parce que la pensée réac est intrinsèquement liée à une éducation sommaire et un esprit pauvre, incompatible avec les rigueurs de la formation scientifique et l'esprit critique ? Est-ce parce que le progrès scientifique a toujours été moteur de boulversements sociaux honnis par les chantres du "c'était mieux avant" ?

Une chose est sûre, l'auteur du blog est probablement la preuve vivante qu'on devient effectivement con en vieillissant. Des diatribes à maintenant, on est loin du jeune mi-geek mi-artiste à la plume cinglante et prolixe qui nous faisait rire et réfléchir. On est plutôt sur du vieux con métalleux qui débite des poncifs geignards, j'ai du mal à croire qu'il s'agisse de la même personne. Finalement Pratchett a bien fait de nous quitter avant le rush, j'aurais été traumatiser de le voir virer ainsi. Allez salut, et merci pour les histoires de Kalon.
aspexplorer: crysisaspexplorer on April 4th, 2018 09:01 am (UTC)
Strawman + ad hominem = la stratégie idéale pour défendre la méthode scientifique #GreatSuccess
(Anonymous) on April 4th, 2018 02:02 pm (UTC)
C'est pas un débat en fait. Je n'ai que faire de défendre la méthode scientifique dans les commentaires d'un vieux blog de réac, d'ailleurs elle n'a pas besoin de moi et a toujours marché très bien toute seule, merci. Je contaste, par contre, que tu as pris la détestables habitude qu'ont les nerds amerloques de se prendre pour des génies de l'argumentation après avoir appris la liste des 'fallacies'. Fais gaffe à pas parler comme ça en soirée.