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30 March 2018 @ 07:28 am
Evanescence au Grand Rex, 28 mars 2018  
Les concerts d'Evanescence, c'est comme les éclipses totales de soleil, c'est rare, et c'est jamais en France. Je n'étais certes pas le seul à m'être fait cette réflexion, c'est pourquoi je m'estimais heureux d'avoir pu, voici quelques mois, trouver une place pour ce concert qui fut sold out en cinq minutes. Certes, la place était tout au fin fond du bi du bout du Grand Rex, pour tout dire, contre le mur (rangée V, pour ceux qui connaissent).

Evanescence, c'est pas forcément ce qu'il y a de plus brutal dans le metal. C'est même pas ce qui se fait de plus brutal dans le metal symphonique. A vrai dire, jusqu'à l'arrivée récente d'Auri*, c'était sans doute un des groupes les moins metal du metal. Personne ne s'attendait donc à des déchaînements de violence, mais de là à commencer la soirée par du Mozart...

Sans dec, du Mozart. Du Beethoven.

Non, sans ampli, sans batterie, sans solo de gratte. Avec un orchestre. Genre, harpe, violons, contrebasse, piano, chef d'orchestre... Du... Comment dire...

Du classique.

En fait, la chose s'explique parce que sur cette tournée, Evanescence s'accompagne d'une formation classique. Bon, tout de suite, on a senti que c'était mort pour le wall of death (du reste, les fauteuils du Rex ne favorisent guère ces débordements folkloriques). Le dernier album contenait principalement des réorchestrations de leurs précédents titres avec ledit orchestre, genre S&M avec plus de S. J'ignore quelle tête faisaient les 3000 métalleux qui se retrouvaient soudain à un concert de classique (je vous l'ai dit, j'étais tout au fond), mais moi, ça passait très bien. Il faut dire que j'étais malade comme un chien et très fatigué, donc pas vraiment en état de me battre de toute façon, et donc, j'acceptais volontiers cette proposition.

Après un bref interlude, voici qu'arrive Evanescence, formation tout entière centrée sur sa vocaliste/pianiste/harpiste/auteur/compositrice Amy Lee depuis le départ du cofondateur Ben Moody. Le fait est qu'elle n'est maladroite dans aucun de ces registres. Le son était bien balancé, les lights sont bien léchés, Amy a l'air contente d'être ici, au final tout se passe plutôt bien. Les classiques sont toujours bien accueillis, fut-ce dans une orchestration moins violente et plus ample que "dans le temps". Vocalement parlant, Emilie nous a toujours la forme, il faut dire qu'à l'approche de la quarantaine et avec un marmot au cul, on ne peut plus faire quatre concerts par semaine, du coup elle s'économise. On a tous rajeuni de quinze ans ce soir, et ça c'était cool.

J'ai pris des photostres
mais c'est de la merde en fait


Anal Drill va nous interpréter "Chainsaw love"


Amy Lee, de loin


* qui n'est rangé dans le bac metal qu'en raison de la présence de deux nightwishistes dedans