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02 April 2018 @ 10:31 am
J'ai fait un rêve  
C'est un rêve bizarre.

J'étais dans le nord de l'Inde, marchant seul au bord des routes, frôlé par les camions bariolés autant que déglingués, mon sac sur le dos. Les collines couvertes de théiers m'entouraient, et devenaient de plus escarpées. Bientôt, les routes se faisaient sentiers, de plus en plus escarpés, mais je ne me décourageais pas.

Et tandis que les sommets se faisaient aigus et blanchis, perdus dans la brume, j'avançais dans l'Himalaya, n'écoutant ni fatigue ni froid. Bientôt, dans une vallée large et déserte de toute végétation, au pied du champ de rochers bordant la langue immense d'un glacier, je trouvais l'homme que je recherchais, un vieil oriental à la longue barbe blanche.

" Je sais ta quête, Ô, noble Asp Explorer, et je sais quelles furent tes épreuves jusqu'ici. Pourtant, c'est en ce lieu que débute réellement le moment de vérité. Vois-tu cette blanche montagne derrière moi ? C'est ce que vous, les occidentaux, vous appelez "Everest". Des centaines de cadavres jonchent ses pentes déchiquetées, comme autant de témoignages de la folie humaine. C'est la montagne de la mort, la montagne des fous, le domaine des dieux. C'est aussi la deuxième plus haute montagne du monde, regardez sa majesté.
- Ah oui, c'est... Deuxième ?
- Eh oui, deuxième. Regardez derrière. "

Et en effet, derrière l'Everest, s'élevait, noire, cyclopéenne, la masse noire que j'avais tout d'abord prise pour l'ombre d'un massif nuageux, maintenant, devenait à mes yeux une montagne-monde, un effroyable bloc d'univers qui renvoyait au dérisoire les plus hauts sommets du monde.

" Voici le mont Titan Kolossal Megazorg, si large que les continents ploient sous son poids, si haut que les satellites font un détour pour l'éviter, ses flancs de basalte pur n'offrent que de rares prise à l'alpiniste, qui doit lutter contre des vents de plus de cent kilomètres heure et des températures de moins quarante. Des bêtes, des monstres implacables, se lovent le long de ses pentes, assoiffées du sang des rares idiots qui s'y aventurent. A son sommet, totalement dépourvu d'air, se trouve la bouche d'un furieux volcan crachant lave, cendres et bombes à des kilomètres à la ronde.
- Oh !
- Tu as trois heures pour monter tout là haut.
- Hein ?
- Tiens, voici ton sac de cailloux et ta paire de tongs. "

Je ne sais pas pourquoi je fais ce rêve.




Ah au fait, je me suis mis au jap' (langue de mes ancêtres)
 
 
 
(Anonymous) on April 2nd, 2018 07:44 am (UTC)
Tip
Y'a Rosetta Stone, logiciel d'apprentissage des langues, qu'est assez bien fait. C'est immersif.

nito - dozo!
(Anonymous) on April 2nd, 2018 08:18 am (UTC)
Je crois que cette montagne noire représente ta mère, les falaises et les monstres représentent l'interdit de l'inceste. Le vieux sage est ton inconscient qui te pousse à passer outre. Les tong sont à mon avis le symbole d'un problème d'image de ton pénis (classique).
Voilà, n'hésite pas à en parler à un professionnel.
(Anonymous) on April 2nd, 2018 10:51 am (UTC)
On s'en fait tout une montagne (ha ha!), mais c'est finalement assez simple.
Prenons le livre "Invitation au japonais" de la photo ci-dessus. Les trois idéogrammes se prononcent grosso modo "jeu penne yu", la romanisation accentuée s'écrit "ri4 ben3 yu3". Si l'on arrive à intégrer l'idée que les caractères latins se prononcent un peu différemment du français, ça roule tout seul.
Leçon numéro deux:
中国大, 日本小.
Zhong1 guo2 da4, Ri4 ben3 xiao3.
"Djongue kuo ta, jeu penne hshiao."

Le Créateur Fou, à quelques kilomètres près, c'est ça.
(Anonymous) on April 2nd, 2018 08:14 pm (UTC)
Knee-deep in kanji
Joli rêve, beau récit, go desu!

Ste
(Anonymous) on April 3rd, 2018 12:27 pm (UTC)
Sérieux, en vrai c'est pas dur à parler le japonais. Genre j'ai fait 10 ans d'allemand et j'en parle pas un broque, mais le japonais en 1 an et demie je me dépatouillais (ma femme est japonaise, ça aide, mais bon).

Je recommande TRES vivement de commencer par la grammaire (ultra simple), derrière faut juste remplir les trous.