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Les compteurs


Unes des multiples particularités réjouissantes de la langue nipponne est la présence de compteurs. Quand on désigne une certaine quantité de choses, on fait suivre le numéral (ichi, ni, san, yon etc...) d'un petit mot, le compteur, désignant le type de denrée en question. Par exemple, si on compte des gens, on utilisera le compteur "nin", qui s'écrit avec le kanji 人. Trois gusses = sannin. Pour les étages, comme le savent toutes les personnes qui ont pris un de ces ascenseur bavards qu'on trouve partout au Japon, c'est "kai" 階. Donc sankai, c'est le troisième étage, me direz-vous, sauf que non, c'est le deuxième, puisque les Nippons numérotent à partir du rez-de-chaussée. Certaines catégories semblent assez étranges, il y a par exemple un compteur pour les objets longs et cylindriques, "本 : hon", qui est le mot pour désigner les livres (sans doute une relique de l'époque où les livres étaient des rouleaux). Donc, deux objets ronds et cylindriques, ça se dit nihon. Par contre, deux livres, ça ne se dit pas nihon hon, puisque les livres sont maintenant des objets plats, pour lesquels il y a un autre compteur, "mai" 枚. Mais on ne l'emploie pas non plus pour les livres. Il y a le compteur "satsu" 冊 spécifiquement pour les livres.

Ça peut sembler étrange, mais quand on y réfléchit, la langue française ne fonctionne pas autrement. Par exemple, il existe un compteur particulier pour les hommes en bermuda : un trou du cul, deux trous du cul, trois trous du cul etc...
Tags: kikerumono
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