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07 August 2018 @ 07:11 am
Hard Rock Session, Colmar, 5 août 2018  
N'étant pas de ces âmes timorées qui se laissent terrasser par la crainte, c'est avec bravitude que je décidais de retourner à Colmar, >> de sinistre mémoire <<, pour me rendre à la Hard Rock Session concluant la foire aux vins traditionnelle de cette contrée maudite. Quatre formations s'ébattaient dans l'atmosphère surchauffée, dans une arène plus ou moins en plein air, qui s'avéra un endroit plutôt agréable pour écouter des concerts.

H.E.A.T. : Outre le nom (on eut plus volontiers accueilli Arctic Frost), ce groupe de Suédois avait le handicap d'être peu connu dans nos contrées. Il s'agit de hard rock très classique, un eu trop diront certains. A ceci s'ajoutera le fait que le son était assez moyen sur ce set. Ce qui sauve l'affaire, c'est le frontman, qui avec ses faux airs d'Axl Rose jeune fille, en fait des tonnes pour enlever le public. Et quand je dis des tonnes, c'est DES TONNES. Et ça marche, alors bon, pourquoi pas...

DORO : L'absence du regretté Corbier se fait tout de suite sentir, et même si les Musclés s'en donnent à... Ouais, non. Set bizarre. Le début, c'est du hard tout aussi classique que celui de H.E.A.T., avec une perf qui repose totalement sur les épaules de la vocaliste éponyme. Son passable, légèrement meilleur que le précédent, il faut dire qu'ils avaient amené des piles de cabs sur scène. Et puis, Doro lance une excellente cover de Babymetal Judas Priest, et en profite pour défléchir son set dans un territoire plus metal pour une fin de concert qui réjouit les spectateurs, dont votre serviteur.

Powerwolf : Les précédentes prestations de Powerwolf m'avaient fait la meilleure impression. Celle-là m'a carrément fait devenir fan. C'était le concert parfait. Le son était de loin le meilleur de la soirée, et ça flattait parfaitement l'organe d'Attila Dorn. Celui-ci, en outre, joue de son impressionnante présence physique, tandis que le claviériste Falk Maria Schlegel, quand sa présence n'est pas requise au pupitre, le seconde avec fougue en sautant partout sur scène. Visuellement parlant, c'est glorieux. Les costumes super travaillés et les maquillages sont mis en valeur par l'éclairage, qui est un des meilleurs que j'ai vus, et je vous rappelle que mon dernier concert, c'était Maiden. Et puis, les fans de Powerwolf sont là pour reprendre les refrains. Il est vrai que PW, ce n'est ni Blind Guardian avec ses mélodies biscornues, ni Dragonforce et ses 13000 notes à la minute, on se concentre sur un power metal efficace qui vous rentre bien dans la tête, bref, ces boches, ils ne sont pas venus là pour faire de la figuration.

Ghost : Contrairement aux fomations précédentes, qui ont fait 1h chacune (une bonne durée, qui permet de poser un univers sans lasser), Ghost, en bon headline, jouit de 90 minutes. Je vais être iconoclaste, mais c'était peut-être un peu long. J'ai eu l'impression que malgré tout le bordel sur scène, Tobias avait du mal à meubler. Ce ne sont pourtant pas les titres qui manquent, il y a plein de matériel de qualité qui prend la poussière dans les premiers albums, et la plupart des chansons de "Prequelle" n'ont pas encore eu l'honneur de la scène. Seule originalité de la séance donc, la réjouissante présence du rare "If You Have Ghosts", tiré du EP du même nom sorti en 2013, et au cours duquel il présente longuement les membres du groupe (une goule, une goule, une goule, une goule, une goule et deux goules). C'était très bienvenu, mais bon, on attendait mieux. On n'a même pas eu les honneurs de la pourpre cardinalice, et si on ajoute à ça que les basses trop puissantes rendaient le chant (et les monologues) peu audible, je suis un poil déçu.

Photostres


Heat : il y a même un guitariste à chapeau et Les Paul !


Quand je dis qu'il en fait des tonnes, j'ai jamais vu un
chanteur aller si loin de la scène en cours de concert



Protip : pour photographier Doro, attendre que la lumière
ne soit pas sur sa tête (sinon les cheveux sont cramés)



Old school rock'n roll


Bouclier +3 contre les effets pyrotechniques, c'est pas du luxe avant Powerwolf


Un frontman qui a de la gueule


Un co-frontman qui secoue bien aussi


Les frères Greywolf dans leurs oeuvres


Sérieux, ça a pas de la gueule ?


Ouais ! Exactement !


Ah tiens, des goules


Papa Emeritus Cardinalem Copia


Il a perdu ses lentilles


J'ai enfin pu avoir une photo à peu près correcte de
Papa Nihil au cours du maintenant traditionnel "Miasma"



La claviériste (la mince) s'évade de sa cage le temps d'un solo
 
 
 
(Anonymous) on August 12th, 2018 07:52 pm (UTC)
Concert intéressant de belles images.

Le Créateur Fou, |m|.