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17 September 2018 @ 06:49 am
Kamelot + Visions of Atlantis + Leave's Eyes, Elysée Montmartre, 15 septembre 2018  
Magie de Paris : alors que, sous les yeux incrédules des touristes Péruviens et des joueurs de bonneteau gitans, la queue des métalleux s'allongeait dans la rue de Steinkerque*, quasiment jusqu'à la place Saint-Pierre, une fois dans l'Elysée Montmartre, finalement, c'était plus ou moins à moitié rempli. Qu'importe, c'était une assistance de connaisseurs qui venaient ici pour voir du sanglant, du brutal, un hymne à la destruction, bref, du metal symphonique.

Visions of Atlantis est une formation Autrichienne qui mine de rien commence à avoir de la bouteille, mais qui doit la modestie de sa notoriété au fait que d'une part, ils ne tournent guère que dans la sphère germanophone (ce sont des autrichiens), et d'autre part, ils ont un gros problème de turn-over. Cinq chanteuses en dix-huit ans, c'est quand même un bon rythme, et côté musiciens, c'est pas mieux, seul le batteur reste de la formation d'origine (dans le même temps, chez Epica, on n'a eu que deux guitaristes, deux bassistes, deux batteurs, et le reste c'est le line-up du premier album). Je pense que mine de rien, sur le long terme, avoir un environnement stable et sécurisant, c'est quand même un gros plus pour bâtir le succès d'un groupe. Bref, pour en revenir à VoA, si le propos ne pétille pas d'originalité, on ne se fout pas non plus de votre gueule, c'est fort correctement joué, le son est décent, et les deux vocalistes (homme et femme, le petit plus du groupe) font un duo intéressant. Notez au passage que la tenante actuelle du micro est Française (Clémentine Delauney). Notez aussi que c'est un avion. De chasse. Je vous parle pas d'un Delavoitine-Nieuwrout de 1917 avec son moteur pêt-pêt et sa structure en toile de biplan et papier mâché, je vous parle d'un putain de biréacteur qui monte à mach 3 à 20 000m en crachant la mort. Bref, quand ça se termine, je me surprends à me dire que c'était trop court.

Leave's Eyes, je les ai déjà vus il n'y a pas si longtemps, donc ce n'est pas une surprise. Je les ai sentis moins coincés que >> la dernière fois <<, ils m'ont fait meilleure impression. De toute évidence, les vikingeries allaient être le moment le plus broothal de la soirée, alors on a vu un peu d'agitation, mais sans toutefois noter de pitteries folkloriques, dommage.

Après un long intermède au cours duquel, je le déplore, personne n'a crié "on en a gros", voici qu'arrive Kamelot. Il s'agit, là encore, d'un groupe de la fin des années 90, qui a la particularité d'avoir une chanteuse de sexe masculin - une rareté dans ce sous-genre parfois qualifié de "corsetcore". Tommy Karevik, l'actuel chanteur, use d'un bel organe et d'une jolie gueule, c'est un frontman très compétent, parfois (rarement) assité de Lauren Hart, la titulaire de Once Human. C'est compliqué, le sympho. La spécialité de Kamelot, en effet, c'est d'avoir une "guest performer", en l'occurrence, c'est miss Hart qui s'y colle, ce en quoi elle succède à quelques nanas un petit peu connues, genre Floor Jansen, Alissa White-Gluz, Elize Ryd, Simone Simons, Charlotte Wessels, Amanda Somerville, bref, du poilu. En parlant de Simone, saviez-vous qu'Epica avait emprunté son nom à un album de Kamelot ? Bref, pour le reste, le son est parfois un peu brouillon, mais ça passe, par contre les lumières, c'est une catastrophe, à telle enseigne que ça gâche un peu le spectacle. Bon, je rappelle les bases d'un lightshow : il ne s'agit pas de balancer des strobes dans la gueule des gens pendant 90 minutes pour leur filer des conjonctivites. Il s'agit d'éclairer LE GROUPE de manière à ce que le public voie bien LE GROUPE. Et accessoirement, l'obscurité, ça sied sans doute bien à un groupe comme TGOO ou SunnO))) ou Watain, mais putain, là c'est du SYMPHO LES MECS !

Bref, j'ai raté mes photostres.


Christian Stani, de VoA


Le genre de truc Russe qui devait servir à abattre les SR-71, vous voyez


Qui décolle sur rampe avec des fusée à poudre et qui monte à l'altitude d'interception en 3mn


Mais ça a de la gueule tout ça !


Leave's eyes arrive


Avant de revêtir la traditionnelle armure de plaque


Bon, ça ressemblait quand même à un concert de metal


Ah, voyez ce que donnent ces putains de strobes, toute la
partie droite de l'image, est ruinée par ce con de light jockey.



Et bien sûr, quand le strobe s'éteint, l'appareil est déréglé


Agaçant hein ?


La seule photo à peu près décente d'Elina que j'ai pu prendre


Eh bien, avec Kamelot, c'était pire.


Là, par hasard, ça passe


Le groupe en gros


Le bassiste


Du fond de la salle (où je me reposais les yeux)


Et ça, c'est la seule photo à peu près montrable que j'ai prise ce soir là.


Lauren Hart nous fait les cornes


Encore un ch'ti coup de basse


Duo


Un intéressant duo batterie/clavier faisait une petite respiration bienvenue


Le clavier promis


* Je vous jure qu'elle s'appelle comme ça
 
 
 
(Anonymous) on September 17th, 2018 03:24 pm (UTC)
Intéressant. J'ai gardé de bons, de très bons souvenir de Leave's Eyes de Ma dernière écoute.

Je ne sais pourquoi, J'ai comme envie de Me remettre à War Thunder.

"Agaçant hein ?"
Hein? Quoi?

Le Créateur Fou, subitement.
(Anonymous) on September 17th, 2018 06:14 pm (UTC)
Sachant que:
- Il n'existe pas de lien de causalité entre la compétence vocale et le degré de bonnasserie
- Les filles moches représentent à la louche 50% de la population féminine
- Mais 0.0001% des chanteuses

J'en déduit que les managers/producteurs sont des queutards sans la moindre appétence pour la musique.
aspexploreraspexplorer on September 17th, 2018 08:59 pm (UTC)
Ah non mais elle chante bien, c'est pas le problème. C'est juste que quand tu vois une succube, tu te concentres pas sur la bande-son, c'est humain.