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29 October 2018 @ 07:31 am
Babymetal + Galactic Empire, Makuhari Messe, Tokyo, 25 octobre 2018  
Et voilà, j'en suis officiellement à mon dixième concert de Babymetal. J'en suis aussi à un tour du monde à leur courir après (53000 km pour être précis). Je suis fier.

Et voici comment je me retrouve à prendre le RER direction Chessy (ici interprêtés par la Keiyo Line vers Chiba, mais c'est pour vous donner une idée) par une pluvieuse matinée d'octobre. La salle, située à 500m de la gare, est un peu plus grande que le Zenith, mais nettement plus petite que Bercy. Babymetal y avait déjà joué il y a quelques années, le fameux concert avec la vierge blanche en arrière-plan, c'est d'ailleurs à cette occasion qu'avait été tourné la vidéo de Gimme Chocolate. Arrivé à midi au stand où les gaijins retirent les billets, je me retrouve devant une queue de bien... ouf... un type. Je réalise alors la chance que j'ai eue d'avoir de pouvoir aller à ce concert : il y a réellement très peu d'étrangers qui ont décroché "le précieux sésame", comme disent les connalistes quand on parle du Hellfest. Il n'y a pas non plus beaucoup de Japonais, mais je pense bien que sur les deux jours, je fus le seul Français à porter bravement les trois couleurs. L'ambiance avant match n'est pas aussi joyeuse qu'avant. Quelques jours plus tôt, nous avions reçu la pénible nouvelle du départ ferme et définitif de Yui. On aurait aimé lui dire au revoir.

Bref, après une longue attente, car je suis dans les derniers numéros de billet à être appelé, me voici dans la place au moment où commence Galactic Empire. Il s'agit d'aimables métalleux grimés en personnages de Star Wars (Vader, Boba Fett, des gardes impériaux...) jouant les airs de John Williams et quelques compos perso avec un arrangement metal. En fond passe une vidéo spatiale fleurant bon "Starcrash". C'est pas mal, et à la fin, le "duel of the fates" est une tuerie qui nous met bien en jambes pour la suite.

Quand Babymetal arrive, inutile de dire que c'est la folie pour ce premier concert depuis des lustres. On démarre avec "In the name of", qui sera le seul instrumental de la soirée (exit la virgule du Kami Band). Les "Chosen Seven" sont enfin toutes sur scène, masquées et en configuration 3+2+2. Puis les choses sérieuses commencent avec Distortion, interprêté par Su, dans un make-up plus light que précédemment, et un costume évoquant Nathalie Portman dans l'épisode I. Elle est plutôt en forme. Moa mène la section danse, et ne se distingue des cinq nouvelles filles que par, elle aussi, un maquillage allégé. On s'aperçoit vite que la configuration est déséquilibrée, sans doute une des filles (celle qu'on surnomme Sporty-Metal à ce qu'il me semble) a dû reprendre le boulot de Yui au dernier moment, ce qui confirme que son départ était inattendu. On enchaîne sans prendre de risque avec Gimme Choco, puis la chanson connue sous le titre "Elevator Girl", qui n'a toujours pas de titre officiel. Su part se repoudrer, et c'est à Moa de briller avec GJ!, ex-titre de Black Babymetal qu'elle chante maintenant en solo, confirmant son nouveau statut de presque-co-frontman. Retour de Su avec sa traditionnelle chanson solo, ici la toujours impressionnante Akatsuki, puis un jeu de laser annonce Starlight, le single qui est sorti quelques jours plus tôt et qui a donc droit à sa première interprétation live. C'est curieux comme cette nouveauté est entourée de deux anciennes gloires du premier album, puisqu'on enchaîne sur Megitsune (et on a la confirmation que Su la chante bien en live, car elle se vautre de deux mesures vers la fin). S'ensuit l'inévitable Karate, qui est plus impressionnant avec 7 personnes sur scène, et sortie classique avec ROR + The One + "We aaaaare ?". Au final, un peu plus d'une heure d'un set qui tente de rassurer les fans de la première heure, en faisant la part belle aux vieilles gloires du premier album et aux codes bien établis du concert de Babymetal (on n'a quand même pas droit à "see you"). On note que le réalisateur de la vidéo fait la part belle au doux sourire de Moa, qui en fait des caisses pour secouer le premier rang. Par ailleurs, la partie narrative du concert (vidéos avant et après show) semblent indiquer que le troisième album est imminent (on en connaît quand même déjà cinq morceaux...) et qu'il devrait s'intituler "Metal Galaxy".

Pour ce qui est de moi, j'étais tout au fond du mosh'sh pit, où il faut bien dire, ça secouait sévère. Je participais à 1 wall of death et 2 circle pits, pas les plus brutaux qui soient, mais bien étendus, et je dois dire que l'expérience fut très satisfaisante. En revanche, dès le concert fini, tout le monde rentre tristement chez lui. Sans doute le sentiment d'avoir assisté au "premier concert officiellement sans Yui" étreint-il tout le monde d'une compréhensible nostalgie.

Image1.png

Les vidéostres (on n'avait pas le droit de prendre des photos)


Imperial March - Galactic Empire


Starlight - Babymetal
 
 
 
(Anonymous) on October 29th, 2018 08:53 pm (UTC)
J'avoue que le "duel of the fates" poutre bien.