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14 November 2018 @ 08:04 am
Rien n'arrêtera le Grand Empire Frallemand  
Il y a quelques semaines tournait sur les réseaux noirs du darkweb de la fachosphère de twitter qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire : Macron (de sinistre mémoire) avait eu l'idée funeste de partager la force de frappe nucléaire avec l'Allemagne, et dans la foulée, le fameux siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU. Comme d'habitude, j'avais quand même un esprit critique sur ces idées qui me semblaient tout de même un peu trop grotesques pour être prises au sérieux.

Et puis, dans la foulée de la célébration du 11-novembre, entre les youyous et les chanteuses en boubou, Macron a quand même un peu parlé d'armée, en évoquant la bonne idée de faire régiments communs avec les boches. Dans le même temps, la chancelière Merkel évoquait la création d'une "grande armée européenne", ce qui n'est sûrement pas un hasard du calendrier.

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Chancelier contemplant sa grande armée

Grande armée dont le noyau serait sans doute cette armée franco-allemande si symbolique.

Et dans ce cas, qu'est-ce qu'on fait de la force de frappe ?

Et puis, l'armée de 150 millions de personnes, avec des bombes atomiques et un porte-avion tout-aussi atomique, est-ce que ça ne vaut pas un petit siège au conseil de sécurité ?

Tant qu'à faire, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Ne pourrait-on pas carrément fusionner nos deux nations en une seule ? Déjà, des voix en Alsace se sont récemment élevées pour faire une sorte de région franche, en prévision peut-être d'une future capitale sur les bords du Rhin ? (il y a déjà un énorme parlement quasi-inutilisé)

Si on regarde le projet froidement, la chose ferait sens. La France gagnerait une surface financière qui lui éviterait la faillite immédiate qui nous pend au nez (la dette représente 100% du PIB) et sécuriserait son siège à l'ONU en l'asseyant sur une réelle puissance économique. L'Allemagne règlerait pour un bon moment son problème démographique et regagnerait la place qui est légitimement la sienne sur la scène internationale, en se dotant d'une armée apte à la projection, d'un empire maritime mondial et donc, de ce fameux siège machin.

Je comprends le projet, donc, ça ne veut pas dire que je l'approuve. Déjà, ce que je viens de décrire là-haut, ça peut aussi se résumer à "on vend la France à l'Allemagne". C'est vrai que l'Allemand en question, ce n'est plus Bismarck, ni Guillaume II, ni Hitler, ni aucun autre tyran teuton à moustache rigolote. C'est une démocratie moderne dont nous gagnerions sans doute à prendre quelques leçons, c'est un pays allié et ami depuis longtemps, bref, c'est "l'ami Fritz", et plus "le boche". Mais quand même, on vend la France à l'Allemagne. S'imaginer que notre pays peut envisager une sorte de fusion entre égaux avec la République Fédérale, c'est un beau rêve, dans la pratique, on nous demandera bientôt de nous défaire de quelques institutions folkloriques telles que ce Président bizarrement élu au suffrage universel, et nous deviendrons les länder occidentaux, qui auront vocation à rentrer dans le moule, comme les länder orientaux après la réunification. Et puis, on aura beau dire, on aura beau faire, je ne suis pas un Allemand.

Mais ce qui me gêne le plus, c'est que je ne suis pas un ennemi de l'Allemagne, au contraire, je suis germanophile. Ce qui me fait le plus peur, ce n'est pas l'influence Allemande en France, qui serait sans doute une bonne chose, c'est surtout l'influence Française en Allemagne. Ce pauvre pays a tant souffert au siècle passé, épargnons-lui, je vous en conjure, la charge de porter le cadavre pourrissant de notre classe énarco-médiatique. Si celle-ci pousse au projet, ce n'est pas mû par une vision de grandeur, mais par le constat accablant que la France est en train de mourir, et va les entraîner avec elle. Le parasite se cherche un autre hôte, c'est aussi simple que cela.

Alors, si notre vieille France doit disparaître, qu'elle accomplisse une dernière grande chose à la face du monde, qu'elle épargne au pays de Goethe le triste destin qui fut le sien. Emportons nos déchets avec nous dans l'abîme et dans l'oubli du temps.

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Il y a l'un de ces chefs d'Etat auquel on reproche son manque de stature présidentielle
 
 
 
richardthe23rd: smoking pandapigshitpoet on November 14th, 2018 07:49 am (UTC)
; ))
ha-hah!
great photo!

trump, what a clown
brilliant!
(Anonymous) on November 14th, 2018 08:19 am (UTC)
"ça peut aussi se résumer à "on vend la France à l'Allemagne"" Non ?De toute manière aucune transaction n'est réellement nécessaire, tout cela peut se faire dans le cadre européen. Et croire que la France et l’Allemagne sont les seuls acteurs est faire preuve d'une certain ignorance.
aspexplorer: crysisaspexplorer on November 15th, 2018 07:52 am (UTC)
Vu que l'Europe met 10 ans pour s'entendre sur le calibre des poireaux à mettre dans les quiches, pour une armée européenne, on n'est pas rendus.
(Anonymous) on November 16th, 2018 08:18 am (UTC)
Ah ?
Ah ça y est ? Une décision a été prise sur le calibre des poireaux ?
C'est les jovitourtistes qui vont être contents...

Orthanas
(Anonymous) on November 26th, 2018 10:52 am (UTC)
Divergence d'opinion
Assez d'accord avec le texte.
Sauf que je vois là une bonne nouvelle.

Plutôt qu'une vente de la France, je le vois plutôt comme une prestation de service. Une forme de mercenariat.
Mon influence politique internationale (oui, parce que placer une Française à la tête du FMI juste après DSK, il fallait une certaine influence), mon armée contre ton économie.

Le début de l'Europe s'est faite sur ce principe, de mise en commun des moyens de productions pour créer une système d'interdépendance. Histoire qu'on ne puisse plus se mettre sur la gueule.

Ce qui est devenue des commissions sur le calibrage des résistances de grille-pain.

Là au moins, on revient au sujet d'origine de la création de l'Europe. Et non d'une zone économico-capitalo-brouzouf de 47.23 pays membres mais pas tout à fait.

Du coup, en tant que pro européen du rêve de Schuman et Monnet, et euro sceptique de ce qu'on en a fait jusqu'à ce jour.

Je trouve ces évolutions (si authentiques) comme une bonne nouvelle. Et que le prix de la perte de la souveraineté nationale est une évidence, si on veut une Europe fédérale.

Après, encore faut-il la vouloir et je conçoit que l'on s'y oppose.

-HEINRICH