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Neurosis + Kowloon Walled City + Yob au Bataclan, 18 juillet 2019

Alors je vous narre l'amegdote : on m'avait conseillé de jeter un oeil à ce que faisait le groupe ODC. J'avais regardé sur les internets, et j'avais vu qu'ils donnaient un concert gratuit dans un bar en première partie de Wyld, le 18 juillet. Je garde ça dans un coin de ma cervelle, puis en début de semaine, je m'enquiers des détails du concert... et je ne les trouve pas. Et pour cause, la date, c'était le 18 juillet 2018. Bref, un peu frustré, je décidais d'aller dans le premier concert qui me disait quelque chose, et en l'occurrence, il y avait Yob, que j'avais loupé au Hellfest. Direction donc le Bataclan.

Et nous voici revenu au Bataclan, arène tragique. Je ne pourrai jamais oublier ce vendredi fatal de novembre 2015 (où je me suis fait rudement chier au concert de Children of Bodom, par contre il parait que le concert du vendredi suivant était plus animé). J'arrive dans la salle bruissant de monde (au moins quatre personnes, le reste s'agglutinant au bar), et parviens sans peine à sécuriser un emplacement genre contre la scène (il n'y avait pas de barrière), sous les jupes de Su-Metal. J'ai rarement été si bien placé à un concert.

Ça commence par Kowloon Walled City, formation californienne comme son nom ne l'indique pas. Des trois groupes, c'est eux qui communiquent le plus avec le public. C'est plaisant, mais un élément me gêne : on entend trop la voix du chanteur (c'est un peu paradoxal). Je comprends vite d'où ça vient : je suis littéralement accoudé à son retour son... Le fait est qu'il est plus de l'école Lemmy que de celle d'Anneke van Giersbergen, néanmoins, c'est une entrée en matière brève, mais que j'apprécie beaucoup. Ça peut rappeler du Mastodon, en un peu plus clair. Très bon son, qui récure bien le cérumen.

Yob est un trio ricain originaire d'Eugene (bassiste de Jinjer, ou je confonds...) qui écume les festivals depuis une vingtaine d'années en s'accumulant un petit fandom. Là, on est dans le gros stoner qui gratte, avec des morceaux de Sabbath dedans. Après un moment toutefois, je note que je n'entends pas grand chose à ce que joue le guitariste, parce que je suis directement dans le son des amplis et pas dans le mix de la salle sans doute. J'abandonne donc la ligne de front (en notant que la salle est maintenant quasi bourrée) pour me retirer en haut, où on est assis, côté survivants. Ce genre de musique ne déclenchant que rarement des walls of death, je ne perds rien à poser mon cul et à savourer ça en dodelinant de la tête.

Il n'y avait aucune raison que je bouge pour Neurosis, qui œuvre dans un registre à la fois plus prog et indus que le précédent. Par moment, ça m'a évoqué du Rammstein, par moment du Hark... Bref, la musique semble plus moderne que celle de Yob, alors que Neurosis a plus de trente ans de carrière. Tout comme pour Yob, les musiciens vont soigneusement fermer leurs gueules pendant tout le concert, se concentrant sur la musique. Pour tout dire, ils ne vont même pas faire de rappel, pas un photoshoot instagram, rien ! Ils font coucou, ils s'en vont, ça se rallume et salut les mecs. C'est du stoner, ok, j'attendais pas Phil Anselmo, mais ça vous aurait pas tué de balancer trois mediators dans la salle.

Des photostres


La foule des grands jours au Bitaclan


Confiants, les mecs de Kowloon laissent traîner une
ESP à 2000 boules comme ça sur scène, tranquillou...



Trois rangs d'amplis, on sent qu'on est pas venus là pour rigoler


Kowloon Walled City


















Yob
















Neurosis

Tags: je suis pas plus con que kirk hammett
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