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Aventurier de l'extrême : je prends un Blablabus


Ordoncques ce week-end, je fus à Annemasse. A l'origine, j'avais bien sûr envisagé d'y aller en TGV, mais vu l'actualité, l'affaire s'annonçait compliquée. Allais-je pour autant renoncer à mon escapade alpestre ? Renoncer à voir Jinjer ? Renoncer aux fesses rebondies de Vicky ? C'était mal me connaître ! Voici donc comment, sur le coup de 7h du matin, un samedi, après avoir pas mal crapahuté la veille pour aller à la Villette, ma moumoute fourrée sur le dos, je prends un uber pour aller à la gare routière de Bercy. Car, sachez-le, il existe une gare routière à Bercy. Vous voyez le parc derrière le POPB ? Il y a des marches qui donnent sur un pont, avec une sorte de fontaine au milieu. Bon, eh bien dessous, il y a une gare routière. Vous avez peut-être croisé l'un de ces malheureux qui se trimballent des valises cahotantes dans la terre boueuse du parc de Bercy, eh bien, c'était sans doute un usager de Blablabus ou Flixbus.

L'endroit est peu engageant. On dirait que la mairie en a honte. Ce n'est annoncé nulle part, il n'y a pas de grand signe, de logo, d'entrée monumentale, rien que des portes vitrées malpropres. L'endroit est jonché de détritus, les poubelles sont rarement relevées, les toilettes sont dans un état soviétique, comme c'est une boîte en béton, ça résonne, ce qui pose un problème quand 30 bus font tourner leurs diesels, sans compter l'atmosphère empuantie de vapeurs d'hydrocarbures. Les seuls services à destination des passagers sont des distributeurs de snacks, pour le reste, l'"accueil" est en travaux, et de toute évidence, le restera un bon bout de temps (au retour, j'ai repéré un algéco, dans un coin, qui en fait fonction, je n'ai pas osé rentrer). A ceci, ajoutons que c'est malpratique, les trottoirs sont étroits dès que la gare est un peu fréquentée, surtout quand des gens circulent avec des bagages, la voie aussi est étroite, ce qui fait que les autocars se tirent la bourre pour entrer et sortir, il n'y a pas grand monde pour guider les voyageurs, ni apparemment les chauffeurs, qui ont bien du mérite à mettre un peu d'ordre dans ce chaos. Pour couronner le tout, la boîte en béton, c'est imperméable aux ondes radio, donc cet endroit conçu à l'époque de la guerre froide ne capte pas le moindre réseau de téléphone. Ce qui est un problème, vu que les chauffeurs scannent les billets avec une application qui a besoin de se connecter... Peut-être est-il temps d'apporter quelques travaux à ce folklorique endroit, n'est-ce pas ?

Je finis par localiser mon autocar, monte parmi les premiers, il s'avèrera plein - un état de fait exceptionnel. Le véhicule est en bon état, les sièges sont plutôt confortables, il y a une prise de courant standard et une USB, par contre pas de wi-fi. Le chauffeur, Italien, n'a que des rudiment de francese (la ligne va jusqu'à Bologne). Malgré le bordel à l'embarquement et le bordel pour sortir du lieu, je suis surpris d'observer que nous quittons le bercytron avec deux minutes de retard et, de surcroît, nous filons bon train. Avant longtemps, nous franchissons le périphérique, filons sur les autoroutes d'Ile-de-France, puis nous acquittons du péage avant de prendre l'autoroute du soleil direction Genève. Le chauffeur fera quelques haltes bienvenues sur des aires d'autoroute choisies, afin qu'on puisse faire son pipi, boire un café et se dégourdir les jambes - notez qu'il y a des toilettes à bord. Nous arrivons à Genève sept heures plus tard, avec dix minutes d'avance. Au retour, même histoire : départ à l'heure, arrivée légèrement en avance. Le second trajet étant nocturne, nous ne faisons qu'une halte, plus longue, à Auxerre. Au final, mes vieux os fatigués n'ont pas souffert le moins du monde de ce transport certes un peu lent, mais confortable.

Oui, mais le concert, il était à Annemasse, pas à Genève. Comment on va à Annemasse, alors ? Eh bien, j'ai pris le bus 61 de la compagnie Genevoise de transports qui, pour quatre francs et quelques, m'a amené en bout de ligne littéralement au pied de mon hôtel. Une expérience que vous ne pourrez pas faire car à partir de dimanche, la ligne 61 sera fermée, à titre définitif, et remplacée par un tram. J'en ai donc été l'un des derniers passagers.


L'autre jour je vous parlais du set de Drelin en soulignant comme, même sur de petites scènes et sans tout un bordel pyrotechnique, tout un tas de petits détails conférait un aspect professionnel à leur show. Eh bien, ça tombe bien, une vidéo est sortie juste après qui aborde le sujet !

Tags: vie pratique
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