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En avoir ou pas

Putain, y'en a encore ! J'en ai trouvé un, c'est pas croyable... On croyait l'espèce éteinte, mais non, il y en a encore en liberté. Eh oui, j'ai réussi à observer dans son milieu naturel un spécimen de Grand Perché ! Le Grand Perché, ou Clérical à Lunettes, est ce que l'on appelle un fossile vivant, en quelque sorte, l'ancêtre de tous les massonnistes. Il présente aussi, selon la plupart des éthologues, des comportements et des cris caractéristiques proches des Fachos à Robe Brune (Fascia Mussolinis, Legendre, 1922) ou du Nazi de Berchtesgaden (Hitleria Swastika, Grasmussen, 1889), ce qui tend à en faire un ancêtre, ou au moins un ascendant, de toute la famille des taréides. Ici, dans cette intervention, le spécimen (endémique de son habitat, fort heureusement de plus en plus restreint) nous explique pourquoi les comics pourrissent la jeunesse (c'est la faute d'un certain peuple, sauras-tu découvrir lequel ?)


Miracle de la nature


J'étais persuadé de vous en avoir déjà raconté l'histoire, mais je n'en trouve pas trace... Bref, tout ça pour dire qu'il y a des gens qui ont, comme on dit, des couilles. Je veux dire par là, du courage, c'est une expression imagée, je n'implique pas qu'il soit réellement nécessaire d'être un homme pour être courageux. Par exemple, je crois pouvoir affirmer que jamais, vivrè-je mille ans, je ne serai aussi courageux que Barbara Morgan.

Hier, j'évoquais les événements du 28 janvier 1986. Ce jour là, la navette Challenger explosait au décollage, tuant ses sept astronautes. A terre se trouvaient les milliers de spectateurs habituels de ce genre d'activité, parmi lesquels les parents et amis des astronautes en question, et Barbara Morgan. Elle était là parce qu'elle participait au programme "teacher in space" de la NASA, elle était institutrice dans une réserve indienne, et s'était portée volontaire pour la grande aventure. Elle s'était entraînée pour ce vol comme remplaçante de la titulaire, Christa Mcauliffe, elle a donc assisté à la kerbalisation de STS-51L et à la mort de sa camarade.

Alors là, n'importe qui, dans la même situation, se serait dit : "tiens finalement, j'ai bien envie de me mettre à la pêche à la ligne, à la biologie marine, apprendre le grec ancien, je sais pas, un truc de ce genre", et aurait immédiatement oublié toute ambition d'aller faire le con en orbite. Surtout que le programme Teacher in Space a bien sûr été arrêté après ça. Alors elle s'est inscrite au "vrai" programme des astronautes. Elle a passé les sélections, elle a potassé des docs techniques, elle est devenue assez calée pour rejoindre le fameux contrôle de mission.

Et elle a fini par voler. Dans l'équipage de STS-118, l'une des missions d'assemblage de l'ISS. C'était en 2007, quatre ans après l'autre accident de navette spatiale, et vingt ans après l'accident de Challenger. Il était clair pour tout le monde, à ce stade, que voler en navette était risqué, et ce n'étaient pas les rustines de la NASA qui allaient rattraper les erreurs de conception initiales.

Elle y est allé. Elle en est revenue.

Tags: belles histoires
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