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L'adieu à Solférino


" Comment en est-on arrivé là ? " Nous demandons-nous, médusés devant l'effondrement rapide de cette France ce que nous croyions être éternelle. Comment en est-on arrivé là ? Mais qui sont donc ces gens qui nous gouvernent si mal ?

L'autre jour, je me suis couché fort tard, happé que j'étais par un documentaire de Public Sénat intitulé ">> L'adieu à Solférino <<, retraçant le parcours du Parti Socialiste, "From the pinnacle to the pit", entre l'élection de François Hollande et sa non-présentation cinq ans plus tard, dont la conséquence fut la vente et l'évacuation du siège historique du parti, rue de Solférino.

C'est éprouvant de découvrir ce qui agite quotidiennement nos gouvernants, leur médiocrité, leur incapacité à saisir les enjeux réels et à s'accrocher à des symboles qu'eux-seuls comprennent. C'est inquiétant de voir que nous sommes dirigés par des gens à ce point perchés dans leur petit monde mental qu'ils n'ont plus aucune connexion réelle avec le pays. A un moment, un des intervenants a un éclair de lucidité : "on va laisser passer les fêtes, ils vont rentrer en famille et discuter, ils vont peut-être changer d'avis", c'est tout dire...

C'est accablant de voir que, pour Hollande et les siens, les attentats de 2015 n'ont été qu'un regrettable épiphénomène, une série de faits divers face auxquels il fut bien sûr impensable d'opposer une réponse de quelque efficacité. La seule action du gouvernement Valls, fut de proposer la déchéance de nationalité des terroristes, ce qui est bien modeste. Or, la France ne peut pas créer d'apatrides. Pourquoi ? Parce que "c'est maaaal", parce que nous avons des "engagements internationaux", comme si on ne pouvait pas se torcher avec des traités vieux de cinquante ans et se référant à des situations bien différentes de la notre. Alors, pour marquer le coup, on va pousser un projet de loi pour déchoir de leur nationalité uniquement les terroristes binationaux. Eh bien, même ça, même cette mesure de pur symbole (on rappelle qu'elle devait s'appliquer à des gens qui se revendiquaient littéralement d'un Etat Islamique, professaient être ennemis de la France et ont activement pris les armes contre nous), même ce petit rien donc, a fait l'objet de débats interminables à Solférino, parce que c'est pas "les valeurs de la gauche", paraît-il.

Un autre "temps fort" du quinquennat fut la loi El Khomri. Initiée par le tandem Valls/Macron, porté par la ministre du travail, il s'agissait d'alléger très modestement le code du travail. En effet, après les allègements fiscaux concédés aux entreprises en début de quinquennat pour compenser l'effet désastreux de la "taxe à 75%", on n'avait pas noté de reprise de l'investissement. Il s'agissait donc de créer "un choc", frapper un grand coup pour signaler aux patrons que la France était un pays business-friendly. Donc, voilà qu'on amène un loiticule qui, bien sûr, déplait aux syndicats, qui réclament "des contreparties". La France descend dans la rue pour défendre son demi-jour de carence indexé sur le point fiscal de base, le gouvernement retire en catastrophe les deux articles jugés problématiques, mais la machine est lancée, il faudra passer au 49.3 une loi vide de substance.

Au final, du quinquennat Hollande, il ne reste que le mariage gay. Un affichage. Une loi sans intérêt autre que d'avoir divisé les Français.

Une époque que l'équipe suivante, rapidement, est parvenue à nous faire regretter.




Félicitations, Eugene !
Tags: la france qui coule
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