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Science et vérité

Je suis frappé de voir à quel point dans les media, comme d'ailleurs à l'extérieur, on a une conception fausse de ce qu'est la science, et en particulier, on a tendance de plus en plus à rendre interchangeables les mots "science" et "vérité". Or, ce sont deux concepts distincts, et à mesure que le temps passe, ils sont de plus en plus distincts.

Or, la science, c'est une méthode, et une construction sociale. La science est faite par des hommes et des femmes qui ne sortent pas du néant, qui apportent leurs préconceptions, leurs façons de penser, leurs schémas culturels. Rien de ceci ne produit par essence de la vérité - concept d'ailleurs en lui-même nébuleux, et réputé depuis l'antiquité échapper à l'appréhension humaine (je vous renvoie à vos cours de terminale). Pour comprendre ça, on va prendre une même quelconque question et la faire étudier par plusieurs disciplines. Et on notera que la réponse apportée varie grandement.

Question : pourquoi les acteurs fument ?

Vous avez remarqué, la plupart des acteurs fument. C'est particulièrement vrai des actrices d'ailleurs. Pourquoi ?

Si on demande à un psychologue, il vous expliquera que la précarité inhérente au métier de comédien induit nécessairement une anxiété, à laquelle la cigarette est un exutoire bien connu.

Si on demande à un sociologue, il vous dira que ce métier attire volontiers les personnalités atypiques et contestataires, affichant précocement un rejet des normes sociales, et qui au sein d'une classe d'âge, sont parmi les plus nombreux à se mettre à fumer.

Si on demande à un épidémiologiste, il va sans doute vous dire que c'est parce que la pratique tabagique est associée à un effet coupe-faim, ce qui est appréciable dans une profession où il convient de maîtriser son poids.

Comme on le voit, selon la spécialité à qui on s'adresse, on obtiendra une réponse différente, et aucune de ces réponses n'est d'ailleurs la vérité (la vérité c'est que c'est pour faire passer le goût du sperme de producteur).


Fig. 1


Je suis depuis un moment déjà l'avancée du scrovidus du poulet porcin en France et dans le monde grâce au site >> Worldometer <<, et j'ai noté qu'il y avait une grande disparité dans la manière dont les pays rapportaient leurs chiffres. Cette grande diversité traduisant d'une part des méthodologies variables d'un pays à l'autre, et d'autre part, le fait qu'il y a des pays sérieux et des pays de merde.

Dans le cas de la France, on est plutôt dans le deuxième scénario depuis le début, avec des courbes étranges, des pics et des creux inexplicables, bref, tout ça sent l'amateurisme, si ce n'est le pipotage. Pour comparer, voyez ci-dessous les courbes des contaminations en France et en Italie.


Exemple d'un pays normal : la République Italienne


Sultanat du Franswana Occidental (secteur
sous contrôle des troupes loyalistes)

Et donc hier, il s'est produit un événement curieux : le nombre total de personnes contaminées est passé de 189000 à 151000.

Oui, il y a 38000 personnes en moins dans les statistiques.

Justification ? Un changement du mode de calcul. Si j'en crois le blabla gouvernemental, précédemment, on se basait le nombre de tests positifs. Or, un même patient peut être testé plusieurs fois, et donc, pouvait être compté plusieurs fois. Désormais : un contaminé = un patient.

Mais si, on vous l'avait dit. C'était marqué en gros dans l'annexe parue dans un article en vieux-bulgare dans la Revue de la Société Savante de Maputo, derrière le paywall d'Elsevier.
Tags: opinion
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