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Une technique efficace

Le 16 avril 1947, le cargo Grandcamp, contenant 2080 tonnes de nitrate d'ammonium, prit feu. Le capitaine eut la bonne idée, pour étouffer l'incendie, de faire fermer les portes de la soute, et de noyer l'intérieur dans la vapeur. C'est une technique fort efficace pour les feux de charbon ou de mazout, mais dans le cas du nitrate d'ammonium, c'est inopérant. En effet, ce composé est son propre comburant, il n'a donc pas besoin d'oxygène pour brûler. Par contre, la clôture de la soute eut pour effet de causer l'augmentation rapide de la température, et ce qui causa l'explosion de la cargaison et l'incendie d'un autre navire, tout aussi chargé de nitrate d'ammonium, qui connut le même sort. La ville de Texas City fut dévastée et on compta près de 600 morts.

Le 28 juillet de la même année, à Brest, le cargo Ocean Liberty, chargé de 3300 tonnes de nitrate d'ammonium, eut un incendie. Le capitaine eut la riche idée, pour l'étouffer, de fermer les cales et d'y envoyer de la vapeur. C'est une technique fort efficace pour les feux de charbon ou de mazout, mais dans le cas du nitrate d'ammonium, c'est inopérant. En effet, ce composé est son propre comburant, il n'a donc pas besoin d'oxygène pour brûler. Au bout d'un moment, comme ça ne donnait rien de bon, on fit remorquer le navire vers la haute mer, mais il s'échoua sur un banc de sable à 2km de la côte, qui à cet endroit, est une falaise. On laissa donc l'épave à cet endroit, a priori relativement abrité. Malgré cela, l'incident causa une trentaine de morts, et d'assez importants dégâts à la ville.

Le 23 janvier 1953, le cargo Tirrenia transportait 4000 tonnes de nitrate d'ammonium au large du Soudan quand, vous allez rire, la cargaison commence à prendre feu, c'est bête hein ? Heureusement, le capitaine eut une idée géniale : fermer les soutes, et y envoyer de la vapeur. Sauf que, figurez-vous, tenez-vous bien, dans le cas du nitrate d'ammonium, c'est inopérant. En effet, ce composé est son propre comburant, il n'a donc pas besoin d'oxygène pour brûler. Courageux mais pas téméraire, le capitaine et son équipage abandonneront l'esquif, observant de fort loin sa satellisation.

Il est fort regrettable que les moteurs diesel aient remplacé les chaudières pour le transport maritime, à l'époque, on savait quand même se marrer.


L'alcool est mon allié
L'amour il faut payer
Tags: belles histoires
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