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Libre à vous de le croire

Il est possible en ce moment (et jusqu'à octobre, donc vous avez le temps) de voir la série "House of Cards" sur Arte. Je parle de la série originale datant de 1990, et de sa suite de 1992 (il y a une troisième série datant de 1995, qui n'est pas disponible).

J'avais vu la première saison il y a 25 ans et en avais gardé un excellent souvenir - et je garde rarement souvenir de ces choses. S'y ajoute maintenant le charme désuet d'une époque aujourd'hui révolue, avant les smartphones, le climat inclusif et l'absurdité générale du monde contemporain.

Suite au départ de Margareth Thatcher, Henry Collingridge prend sa place au 10, Downing Street. La première chose qu'il fait de son mandat est de recevoir Francis Urquhart, un vieil aristocrate délicieux et effacé qui fait fonction de "chef de file" du parti conservateur à la chambre (on dirait chez nous, président du groupe parlementaire). Celui-ci lui présente des suggestions de politique générale, ainsi que des noms pour renouveler son cabinet, noms parmi lesquels figure bien sûr le sien. Et là, Collingridge fait la bêtise qui va lui coûter son poste, en renvoyant Urquhart à ses fonctions sans lui donner aucun ministère, ni même seulement daigner écouter ses conseils. Quelque peu dépité, Urquhart va donc tout faire pour dégager ce pauvre imbécile de Collingridge. On prend d'autant plus fait et cause pour Urquhart que celui-ci est le narrateur, et ne manque aucune occasion de prendre à partie le spectateur pour expliquer ce qu'il pense de la situation, et surtout, de tel ou tel intervenant. Nous sommes alors témoins de la naissance d'une ambition.

Tags: horus vivant
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