aspexplorer (aspexplorer) wrote,
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Mais qu'est-ce qu'ils ont encore inventé ?


On a atteint le point degré du niveau avec les derniers développements du capitalisme financier. A l'origine, la finance a été conçue comme un moyen de financer l'économie. On achetait et on vendait des actions, on achetait et on vendait des titres de créances, on achetait ou on vendait des droits d'acheter ou de vendre à telle date et à tel prix garanti, bref, tout ceci reposait sur les besoins d'une économie réelle et apportait une véritable vitalité à l'ensemble d'une société. Et puis, c'est devenu petit à petit n'importe quoi, et de nos jours, on s'échange des trucs sans valeur en les payant avec de la fausse monnaie.

Je m'en suis fait hier la réflexion en découvrant l'existence des SPAC. Une SPAC est une "special purpose acquisition company" et ça porte mal son nom. Ce sont des entreprises d'investissement qui sont montées sur les marchés, donc on demande aux actionnaires d'acheter des parts. Et avec l'argent, récolté, que fait le patron de la SPAC ? Eh bien, c'est là le plus beau de l'affaire : C'EST LUI QUI DECIDE. C'est à dire qu'une SPAC, c'est une entreprise qui n'a pas d'objet social particulier, comme fabriquer des voitures, vendre des assurances, produire des spectacles de petites Japonaises en jupettes. Non, une SPAC, c'est un chèque en blanc. Vous espérez que le mec va utiliser l'argent de façon judicieuse en rachetant d'autres boîtes, et que ça finira par vous rapporter plus que ça ne vous coûte.

Mais rien ne l'y force.

D'ailleurs je dis "le mec", mais on est bien d'accord que la première chose que va faire "le mec", c'est de revendre ses parts de la SPAC dès qu'il en aura l'occasion. Parce que le vrai "special purpose" de la SPAC, c'est de fabriquer un actif financier qui va ensuite être négocié. Et en fin de compte, si jamais John McJohn décide de ne rien faire du tout de l'argent, au bout d'un moment, il va le rendre aux SPACistes, qui n'auront rien perdu. C'est probablement la meilleure solution pour eux.

Il y en a actuellement des tas qui entrent sur le marché, profitant de ce qu'avec la condémie, les banques centrales ont foutu des montagnes de fric dans le circuit, et qu'il faut bien qu'il aille quelque part.


John McJohn, Junior Partner chez John, John, McJohn and Johnson & sons
Tags: couilles en or
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