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Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?

Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de Roger. Roger fut mon fidèle compagnon pendant cinq ans, un vrai frère, un confident, un infatigable camarade d'aventures. J'ai rencontré Roger à New York, au printemps 2016, lors de mon voyage étazunien pour voir mon premier (eh oui) concert d'un groupe dont je ne crois pas vous avoir beaucoup entretenu non plus : Babymetal.

Or donc, après avoir visité tout ce qu'il y avait à voir entre la statue de la Liberté et Central Park, je me retrouvais en fin de séjour avec un assez épais chargement de saloperies diverses, fringues, casquettes, ludions, vistemboirs et autres bilboquets à franges que l'on ramène ordinairement des contrées lointaines. Mais tandis que je faisais mes valises pour dire adieu à la ville qui ne dort jamais sauf la nuit, voici que je me retrouve confronté à un problème typique que l'on avait à ces lointaines époques où on avait le droit de voyager : tout ce bordel ne rentrait plus dans la valoche. Qu'à cela ne tienne, j'avise la première échoppe à touriste sur Broadway, et achète au Pakistomaltèque de service le premier sac à dos à la con que je peux trouver.

L'objet était de fort petite taille, de plasticque matière, et fabriqué par "Power in Eavas", une marque de la Guangzhou Weiyu Leather Product CO.,LTD. Je crois le payer une cinquantaine de dollars, persuadé de me faire arnaquer avec un sac chinois bas de gamme, mais peu importait, il suffisait qu'il me ramenât à Roissy pour faire son office.

J'ignorais alors que ce modeste contenant deviendrait mon ami.

Parce que mine de rien, avec ses larges courroies, je pouvais le porter longuement sans fatigue. Le dos était paddé, ce qui le rendait confortable, et la partie frontale était elle aussi rembourrée, ce qui apportait une certaine protection au contenu. Par ailleurs, je m'aperçus bien vite que mon nouvel ami d'Extrême-Orient permettait de ranger, tout juste, une paire de chaussures fines de rechange, un slip, des chaussettes, un t-shirt, un peigne, une brosse à dents, un billet de concert, deux billets de train, une résa d'hôtel, et par ailleurs, ses poches latérales pouvaient accueillir pour l'une un walkman, pour l'autre un appareil photo compact et des boules quiès.

Nous fîmes ensemble moult kilomètres. Ah, combien de café avons-nous bu, accoudé au wagon-bar du TGV, en route pour Trifouilly-en-Levrette où avait lieu le concert de Brutal Dekapitation ? Combien de fois l'ai-je thalyssé jusqu'aux pays Bataves, Germains et Outre-Quiévronais ? Combien de fois a-t-il abrité mes papiers durant nos haltes sur les aires d'autoroute ? Sur combien de kilomètres, dans Paris, a-t-il supporté le poids de mon gros Nikon ? Combien de fois a-t-il tenu lieu de bagage cabine et de viatique de secours au cas où le "vrai bagage" se perde entre Tel-Aviv et Bujumbura ? Et que dire de ces quatre Hellfests où il fut pour moi plus qu'un simple porte-merdier, mais un véritable et bien doux oreiller ?

Roger ne m'a jamais trahi. Même quand il a commencé à se déchirer, il n'a jamais semé derrière lui, rien perdu, rien lâché.

Mais voilà, tout a une fin. Salut mon pote. On en a vu, des hôtels, tous les deux, on en a eu des galères, mais c'était le dernier voyage.

Cela dit, ce n'est pas tout à fait fini. Si ton corps de polyéthylène rejoindra bientôt le paradis des recyclables, ton âme immortelle survivra. Elle survivra tant que mon patch d'Epica, mon premier patch, celui que j'avais acheté à ce concert désastreux de l'Olympia et que j'avais maladroitement fixé sur ta petite poche à billets de concerts, restera cousu à ce nouveau corps (un peu plus luxueux d'ailleurs, c'est un putain de Fjällräven Kånken) que je te donne.

Allez, salut Roger, et merci pour tout.


RIP in peace petit sac à dos


Hier il y a eu à la bourse un mini-krach. J'ai passé un moment à essayer d'en comprendre la cause. Le matin, c'était parce que "les notes de la Fed" avaient indiqué que peut-être, gneugneu politique des taux gneugneu...", ce que j'avais du mal à comprendre, tant la politique de la Fed, personne n'en a plus rien à foutre. Plus tard Boursorama indiquait que c'était à cause d'une "crise monétaire" (ah bon ?) et d'une "crise sanitaire" (ça fait juste un an et demi les mecs, faut vous réveiller).

Et puis au détour d'un stream, la news qui explique tout : le gouvernement Chinois a annoncé la mise en place d'une politique visant à une meilleure redistribution des richesses, ce qui fait s'effondrer toute l'industrie du luxe, et par effet boule de merde, tout le reste.

Pour ceux qui se demanderaient encore qui dirige cette planète.


L'armée Américaine manque visiblement de moyens, réduite qu'elle en est à bombarder l'Afghanistan avec >> des Afghans <<. Mais c'est pas grave, c'est sous l'administration Biden, et Biden, il est gentil, donc on n'en entendra pas trop parler dans les media qui l'ont fait élire.
Tags: vie pratique
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