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La catin II - livre IV - Chapitre 4

Chapitre 4. Le caveau des énigmes



« Je comprends maintenant la raison pour laquelle Arcimboldo et Gaspard nous poursuivaient. Ce n’était pas seulement pour savoir où était la troisième clé, ni parce qu’ils t’en voulaient particulièrement. C’était surtout parce que tu avais les deux autres clés sur toi.
- Cesse d’énoncer des évidence, Vertu, et rend-moi ça, répondit Condeezza en lui arrachant les clés des mains avec une certaine violence avant de se relever de façon un peu approximative.
- Et cette étoffe était sûrement un écran magique destiné à empêcher que je ne les détecte à l’aide de ce qu’ils ont appelé le Dispositif. Que de cachotteries, Condeezza, moi qui croyais que tout n’était plus que franchise entre nous.
- Quelle brillante intelligence que la tienne ! Au passage, tu as oublié de me dire que tu avais le détecteur sur toi, c’est de l’étourderie sans doute. Allez, en route. »

Mais Condeezza mettait plus d’enthousiasme dans sa voix que d’entrain dans son mouvement. De fait, elle ne tenait pas une forme olympique, pas plus que les autres protagonistes de notre affaire, qui décidèrent, malgré la médiocre situation tactique qui était la leur, de rebrousser chemin jusqu’au tunnel qui les avait menés là, et d’y établir un campement le temps de manger un peu, de dormir quelques heures et de lécher leurs plaies et bosses.
Rien d’extraordinaire ne se produisit cette nuit là. Les deux meilleures ennemies du monde prirent la dernière garde, prétextant quelque mutuelle défiance, puis, une fois que les autres furent éveillés, elles émirent le souhait grotesque de partir en exploration toutes les deux toutes seules dans le pourtour de l’immense salle, afin de voir si les diplopodes n’avaient rien laissé d’utile dans leurs antres, comme du combustible, de la nourriture, des armes. Les autres n’insistèrent pas pour les accompagner, Ange et Aristide parce qu’ils savaient à quoi s’en tenir, les autres parce qu’ils imaginaient que c’était un prétexte à quelque explication franche au sujet des clés ou de toute autre affaire du même genre (les naïfs). Elles revinrent une bonne heure plus tard, bredouilles mais néanmoins, semblait-il, satisfaites. Elles trouvèrent alors leurs camarades en train de se livrer à un bien étrange rituel. Assis en rond à même le sol autour d’une lanterne, tous écoutaient Ange qui, occupant à lui seul une bonne partie de l’orbite, dissimulait divers menus ustensiles à ses compagnons derrière un linge de corps tendu sur deux bâtons. Et voici ce qu’il disait :
« ...tandis que dans le lointain derrière vous le long crissement plaintif du RER A en provenance de Boissy Saint-Léger, approchant avec majesté sous les regards soulagés des centaines de passagers pressés de regagner leurs pénates, voici qu’émergeant des quais dans la salle d’échange, vous réalisez soudain que vous faites face à huit grises silhouettes surgies du néant, dont les faces contrefaites témoignent d’une malignité au-delà de la compréhension humaine, huit contrôleurs de la RATP.
- Je fais demi-tour et je reviens sur le quai ! S’exclama Toudot.
- Hélas, la voie que vous venez d’emprunter est impraticable, car c’est un escalier roulant qui monte. En outre, il est trop encombré de voyageurs pour permettre une descente acrobatique.
- Il n’y a pas un autre escalier roulant qui descend ? Demanda la princesse.
- Si, mais il est en barré par un portique jaune orné d’un panonceau indiquant qu’il est en réparation jusqu’au 25 janvier 2008 – c'est-à-dire il y a deux semaines.
- Malédiction !
- Soudain, l’un des contrôleurs s’avance, tendant vers vous un petit ustensile gris et. Il bredouille, d’une voix venue d’outre-tombe : « Contrôle, présentez vos titres de transport s’il vous plaît ». Je rappelle que le passe navigo de Rachid est défectueux, que celui de Bertrand est faux, que les coupons de Kevin, Mattéo et Elodie sont démagnétisés après que le clochard vous a renversé son litron dessus, et qu’Ababacar est noir.
- Z’y va, s’écrie alors Aristide, comment trop on s’en tape ! Je cours jusqu’aux tourniquets et je passe en force !
- En tout cas, tu essaies. Fais un jet d’esquive et un autre de « Jump le portillon ».
- 14 et 3, meeeeerde...
- Utilisant ta vitesse supérieure combinée à l’effet de surprise, tu passes sans problème au travers du rideau défensif de la RATP, mais trébuchant sur un reste de kebab, tu t’étales lamentablement contre les portes coulissantes du portillon, déclenchant les rires gras des contrôleurs. Soudain, derrière toi, une porte de verre s’efface, laissant le passage à trois colosses revêtus d’uniformes bleus qui se dirigent vers toi.
- Horreur ! Tu as éveillé l’attention du GPSR !
- On peut savoir ce que vous faites là ?
- Ah, chef, vous revoilà ?
- Eh bien oui. Mais qu’est-ce que c’est que ce cirque.
- Ben, on savait pas quand vous reviendriez, alors en attendant, on a commencé un module de « Bus & Banlieusards ». C’est « Le Temple du Mal Elémentaire ».
- Quoi, tu les amènes à Châtelet ? C’est raide pour des débutants. Bon, c’est pas tout ça mais on a des affaires sérieuses qui nous attendent. Pliez les gaules, on y va. »

Suivant les prescriptions du grand diplopode, ils revinrent donc dans la grande salle qu’ils franchirent sans encombres. A l’autre bout du passage, ils découvrirent une porte de bronze dont les deux battants formaient un demi-cercle. Sur la droite de cette porte était dressée une statue de pierre fine, adossée contre la paroi rocheuse brute. Il s’agissait d’une silhouette féminine figurée grandeur nature, entièrement revêtue d’un manteau, ses traits disparaissant sous sa capuche. De la main gauche, elle maintenait son vêtement serré contre elle, tandis qu’elle posait son index droit sur sa bouche. Après avoir pris les précautions d’usage et vérifié que l’œuvre d’art ne recélait aucune sorte de levier ou de piège, ils parvinrent sans trop de difficulté à repousser l’un des battants jusqu’à se dégager un passage à taille humaine. Ils entrèrent alors, l’un après l’autre, dans un sinistre caveau.
Six colonnes grossièrement taillées soutenaient un plafond assez bas et couvert de salpêtre. On pouvait deviner par endroit, sous la poussière et l’immondice organique, des runes tracées à la va-vite dans la pierre des éons auparavant par un ciseau malhabile, ou du moins pouvait-on espérer qu’il s’agissait d’un ciseau et non de la griffe d’acier de quelque horrible bête. Quatre sarcophages faits de la même pierre lépreuse étaient alignés à proximité du mur de gauche, tandis qu’un cinquième, surélevé sur une sorte d’estrade de trois marches, dominait le côté droit. Ce dernier se singularisait par sa matière : un splendide marbre rouge veiné d’argent, si habilement poli qu’il semblait avoir été coulé sur place. Et contrairement aux quatre sépultures de gauche, dépourvues d’ornementation, elle avait été cannelée avec art, et ce qui restait de son couvercle avait reçu un décor gravé en bas-relief figurant un entrelacs de végétaux rendu avec une grande exactitude. Et ce couvercle, donc, était brisé en deux parties inégales, l’une des trois quarts de la longueur originelle reposait à son emplacement naturel, l’autre était jetée par terre dans la poussière, de toute évidence depuis des temps fort reculés. Ce n’était pas engageant, convenez-en, d’autant que la salle était ainsi faite que, pour rejoindre la sortie, il fallait obligatoirement passer entre les sarcophages.
« Aye, dit alors Condeezza, je ne sais pas si vous êtes de mon avis, mais ça sent le mort-vivant. Quel dommage que nous n’ayons pas de prêtre parmi nous.
- Ou un paladin, répondit alors Vertu. Oui, quel dommage. Avançons, je ne décèle aucun piège.
- Attention ! »
Immédiatement alertés par Dizuiteurtrente, les compagnons firent face au cercueil de marbre écarlate. Une lueur cyclique émanait de l’ouverture en biseau laissée par le fragment de couvercle brisé, l’éclat rougeoyant d’un feu maléfique, et pourtant superbe. Et lentement, une calotte sphérique commença à émerger, blanche et fendue, puis deux orbites. C’était un crâne nu ! Mais bien que depuis longtemps, toute idée de chair eut pourri de sa face, la vie ne l’avait pas totalement quitté, s’accrochant à cette vaine enveloppe desséchée de toute la force d’une sorcellerie qui dépassait la loi naturelle. Et sous le crâne, horreur, il n’y avait rien ! Ni colonne vertébrale en décomposition, ni ni cage thoracique, ni bras ni jambes : ce n’était qu’un crâne flottant dans les airs sous l’effet de sa propre et terrible volonté. Les flammèches immondes qui émanaient de la macabre relique sans oser la consumer, léchant l’os et se condensant en volutes dans les orbites, lui faisaient une parodie de carnation dont la nature maléfique était évidente pour tous, qu’ils eussent ou non une conscience des choses mystiques. Et sa voix, car la chose parlait, était semblable à un grincement criard, désagréable.
« Tiens tiens, des visiteurs. Cela fait longtemps que nous n’avons pas eu de visiteurs. Venez, venez, approchez. Je ne vois plus très bien, vous savez.
- Je pense que ce serait imprudent de nous approcher, monsieur, parvint à dire Vertu, bien qu’elle fut impressionnée par la malévolente présence du mort-vivant.
- Quoi, tu refuses mon hospitalité ? Tu refuses mon amitié ? »
Un accès de fureur fit bouillonner l’océan de flammes, qui s’apaisa tout aussi vite.
« Ah ah ah ! Tu es moins bête que les derniers barbares qui t’ont précédée en ce lieu. Leurs os ont longtemps jonché le sol de cette salle, avant que les rats ne les dispersent. Qu’est-ce qui t’amène en ces lieux, femme ?
- Nous venons en quête de... de richesses et de gloire. Voici notre but.
- Menteuse. Je sens que tu portes sur toi un certain dispositif, et ta camarade, là, possède deux clés que je connais. Mais peu importe, en fait, la raison de ta visite. Ma tâche en ces lieux est de vous interdire l’accès au trésor, à moins que vous n’ayez bien sûr la solution de l’énigme. Ecoutez l’énigme de Sikumvar le Jardinier. »
Un mur de furieuses flammes se dressa alors en ronflant devant la porte qui constituait la seule sortie de la pièce. Ce vacarme couvrit le petit gémissement poussé par Aristide, dont les tentacules furent pris d’un soubresaut soudain, et le hoquet de Condeezza. Vertu, pour sa part, ne semblait pas spécialement impressionnée.
« Parle, nous t’écoutons.
- Un soir d’orage, un pèlerin demande asile à une maison isolée. Là vivent un père et ses cinq filles. Le père dit : « Je consens à te donner gîte et couvert, étranger, à condition que tu me dises quel est l’âge de chacune de mes filles. Interroge Alice, Béatrice, Caroline, Diane et Elizabeth, puis reviens me voir. »
- Etranger requête, en vérité.
- Etait-ce un fou, un amateur d’énigmes, ou bien l’homme était-il singulièrement pingre et s’agissait-il d’un prétexte pour refuser le pain et la paillasse à un voyageur fatigué ? L’histoire ne le dit pas. Le pauvre voyageur s’approche de la première fille, qui lui dit : « J’ai cinq ans de moins que Diane. » La seconde dit : « Moi, Elizabeth, suis l’aînée. » La troisième dit : « J’ai trois ans de plus qu’Alice. La quatrième dit : « J’ai vingt-cinq ans, et je ne suis pas Caroline. » Enfin, la cinquième dit : « Je suis plus âgée que Diane mais moins que Caroline. » Le pèlerin ne fut pas plus renseigné. Et vous, pouvez-vous me dire l’âge de chaque fille ? »
- Houlà, c’est compliqué !
- C’est une énigme.
- Attendez, on va faire un tableau. »
De la pointe d’une dague, Vertu traça sur le sol meuble un tableau avec cinq lignes pour y placer les renseignements qu’elle avait. Elle se fit répéter tout ça à plusieurs reprises par le crâne volant, qui fut à cet égard bien obligeant.
« Alors si Diane est plus âgée que la première, c’est que l’aînée Elizabeth a plus de 25 ans, et partant de là...
- Il ne faut pas oublier qu’Alice passe après la trois.
- Oui, mais pour l’instant, on essaie juste de remplir les cases. Alors attends, déjà, là on raye... Ah non, c’est pas ici, attends je le refais.
- Mais alors cette Diane, c’est laquelle ?
- La cadette, forcément. Sauf si Alice passe devant Elizabeth et qu’il y a des jumelles.
- Oh non, j’y avais pas pensé, des jumelles !
- Attends, on reprend depuis le début. Carine est plus vieille qu’Ebzebeth...
- Non, c’est Caroline et Elizabeth.
- Ouais, en plus avec leurs noms à coucher dehors... Elles pouvaient pas s’appeler Uburthur ou Sigurda, comme tout le monde, ces connasses ?
- Bon, reprit le crâne squelettique, je crois que je me suis trompé d’énigme.
- Hein ?
- Non, mais c’est ma faute. Non, laissez tomber. Attendez, j’en ai une autre. Alors voilà : Etrange animal, j’ai quatre jambes et une robuste échine, ma robe varie au gré des saisons, mais toujours quand vient le soir, la famille m’entoure de ses bons soins. Qui suis-je ?
- Un crâne flottant ! Répondit Corbin. Vous avez dit votre nom mais je me souviens plus.
- Mais non, c’est une question rhétorique.
- Rhéto ?
- C’est traditionnel, à la fin d’une énigme, on dit « qui suis-je ». Il faut découvrir ce que j’ai décrit.
- Je sais pas, dit alors Vertu. Un cheval ?
- C’est pas ça.
- Un bœuf ?
- Mais non.
- Un poulet ? Un canari ? Une limace ? Géante ? De guerre ?
- Mais non ! Bon, quand je disais « étrange animal », ça ne voulait pas dire que c’était vraiment un animal !
- Ah, ben si en plus il y a des pièges...
- Ce n’est pas un piège, c’est une allitération poétique. Allez, une facile : je suis lourd, je suis long, j’ai un bout pointu et je fais woush quand on se sert de moi. Qui suis-je ?
- Non non non, dit Vertu en retenant ses compagnons d’un geste. Je vais le faire. Alors je suis lourd, je suis long, j’ai un bout pointu et je fais woush.
- C’est ça.
- Et ça fait mal quand on tape avec ?
- Oui ! Voilà, c’est ça.
- Ah, ben je vois pas du tout.
- Euh... Vertu... intervint Condeezza, tu devrais arrêter de l’énerver.
- Laisse, je gère, je maîtrise.
- Bon sang, vous êtes aventuriers ! Vous connaissez que ça ! Woush ! Y’en a à une main ou à deux mains.
- Une pelle ?
- Avec un bout pointu.
- Euh... une pioche ?
- MAIS NON ! Y’en a des magiques !
- Une pelle ?
- C’est toujours pas une PUTAIN DE PELLE !
- Alors là, je sèche complètement. Vous n’auriez pas une énigme un peu plus à notre portée ?
- On peut pas dire que le niveau s’est élevé, chez les aventuriers ces derniers siècles, ah je vous jure, du temps du boss, c’était autre chose. Allez, on va dire... euh... quelle est votre couleur préférée ?
- Hein ? Mais c’est pas une énigme ça !
- Eh si. Alors ?
- Ben... rouge.
- Malédiction, aventuriers, vous avez triomphé des mortelles énigmes que...
- Eh, non, je proteste, c’est pas rouge ma couleur préférée.
- Mais si.
- Je vous assure que non, et je suis mieux placée que vous pour le savoir. Si vous avez des doutes, vous pouvez demander à monsieur Aristide ici présent de lire dans mon esprit, je n’aime pas spécialement le rouge.
- Je confirme.
- Enfin, je ne déteste pas ça évidemment, par exemple avec un petit pantalon marron et une plume blanche dans le chapeau, à la belle saison, c’est sympa et décontracté, mais c’est pas ma couleur préférée.
- Mais pourquoi avez-vous dit rouge ?
- Parce que manifestement, vous tenez à nous voir passer, ce qui est une attitude étrange pour un gardien qui normalement devrait tenter de nous en empêcher. Alors comme je suis curieuse de nature, je voulais savoir jusqu’où vous étiez capable d’aller.
- Bon, j’admets, j’ai des consignes. Je dois vous donner une énigme que vous résolvez, et vous passez. Alors, est-ce que ça vous intéresse toujours ?
- Oh, si vous y tenez. Mais pourquoi diable une telle mansuétude à notre égard ?
- Ma geôlière m’a enjoint de laisser le libre accès à quiconque porte les clés, alors moi, je suis bête et discipliné...
- Geôlière ?
- Oui, et elle m’a aussi ordonné de faire en sorte que ça fasse naturel, du genre qui résout l’énigme par sa seule ruse, mais je crois que ça c’est cramé.
- Et c’est tout ce qu’elle vous a dit ?
- Exactement. Bon, alors, cette énigme ?
- Jaune. Mais puisque...
- Malédiction, aventuriers, vous avez triomphé des mortelles énigmes que je vous posais, il ne me reste plus qu’à vous mettre en garde, car vous entrez dans les Caveau d’Agonie, où vous attendent pièges cruels et monstres hideux ! Puis, vous devrez franchir le Labyrinthe Ellipsoïde de Gun’ra, dont les hideuses contorsions savent rendre fou le plus sage des hommes. Mais si vous surmonte l’épreuve, ne vous croyez pas que vous toucherez au but pour autant, car vos souffrances en vérité ne feront que commencer ! Il vous faudra affronter l’abominable Hizzerdo-les-six-yeux et son armée d’araignées géantes.
- Holà. Ça a l’air sérieux tout ça.
- En effet, et il est probable que vous allez périr de male mort.
- Probable, en effet. Bah, c’est le destin des aventuriers. Allez, en avant, mes compagnons ! Hardi, la gloire nous attend ! Et vous, messire des énigmes, c’est bien bas que nous vous saluons. Nous passâmes un excellent moment en votre compagnie.
- Euh... »
Le squelette vit les aventuriers franchir le seuil de la porte, puis s’écarta de son tombeau et héla :
« Eh ! Là-bas ! Revenez ! Vous avez oublié quelque chose...
- Quoi encore ? Répondit Vertu, agacée.
- Vous êtes sûrs que vous voulez partir comme ça ?
- Eh bien... oui, comme voudriez-vous qu’on parte ?
- Je ne sais pas moi, c’est un peu court. Il y a sûrement quelque chose que vous voudriez faire dans cette salle avant d’affronter de tels périls.
- Euh... pipi ?
- Je crois qu’il veut qu’on fouille, dit Dizuiteurtrente.
- Qu’on fouille... qu’on fouille...
- ... les sarcophages ?
- Oui ! Bravo, jeune homme !
- Mais il n’y a pas des morts-vivants, dans les sarcophages ?
- Non, il n’y a pas des morts-vivants dans les sarcophages. En tout cas, pas dans le deuxième, là.
- Et pourquoi ça ?
- Parce que c’est là que se trouve le passage de service qui mène directement à la salle du trésor. Oups ! Oh, que je suis distrait, j’ai malencontreusement dévoilé le secret du donjon ! Ah là là, comme je suis étourdi, vraiment, un jour j’oublierai ma... eh, non, pas celui-là, je parlais du deuxième en partant de la gauche. Là, comme ça. Soulevez-le proprement. Voilà, comme ça. »
Tags: la catin de baentcher
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