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Les cuisso-fessiers



C'est marrant les cuisses.

Je parle des extenseurs des jambes, que j'appelle les cuisso-fessiers, mais ne sortez pas ça devant un sportif, c'est encore une invention de moi. Donc, les quadriceps (les muscles du dessus des cuisses) et les grands fessiers (sur lesquels vous êtes assis) sont les muscles les plus puissants du corps humain. Peu sollicités par la marche (qui met surtout en jeu les ischio-jambiers), il semble qu'ils ne servent qu'à courir et à grimper, ce qui nous apprend que notre espèce est adaptée à la course.

J'ouvre ici une parenthèse pour signaler que l'être humain est un des animaux qui court le plus vite. Pas au sprint, évidemment, n'importe quel lapin, n'importe quel caniche nous laisse sur place sans aucun effort. Mais passés les trois-cent premiers mètres, un homme raisonnablement habitué (ou une petite blonde qui court tout le temps) démontre aisément sa supériorité. Nos poumons sont surdimensionnés par rapport à ceux des singes de même masse, notre bassin étroit et nos longues jambes (comparez avec un chimpanzée) permettent d'optimiser l'énergie requise par foulée, notre peu de pilosité corporelle et notre capacité à transpirer (car peu d'animaux ont cette caractéristique) sont d'efficaces adaptations destinées à nous rafraîchir durant l'effort, surtout si l'effort a lieu dans les plaines d'Afrique, dont notre espèce est originaire. Même notre stature verticale peut s'interpréter comme utile à la course de fond : l'animal qui court pour surprendre une proie à trente mètre de lui n'a nul besoin de se hisser à presque deux mètres de hauteur, en revanche, cette altitude est utile à se repérer dans un paysage dont on parcourt des kilomètres. N'importe quel individu en bonne santé est capable de courir une heure sans s'arrêter, pour peu qu'il s'y entraîne quelques semaines (la preuve : j'y arrive). Combien d'animaux en sont-ils capables ? Bien peu : il y a les chevaux, les loups et leurs descendants les chiens, les buffles, et c'est tout. Ce qui nous ramène à la pertinence de la méthode STGB.

Bien, donc, je faisais mes cuisses à la presse à cuisses. Il s'agit d'une chaise avec un dossier incliné, et une sorte de grosse pédale (oh, c'est malin...) que l'on repousse des pieds. Evidemment, on peut charger l'engin à sa convenance. La semaine dernière, j'avais mis 300 livres, j'avais poussé comme un possédé, et puis quedalle ! Grosjean comme devant, pas une répétition, zobi. J'ai dû m'avouer vaincu et redescendre à 260 (et j'ai pas fait grand chose à ce niveau là).

Hier, même charge, j'en ai fait douze. J'ai augmenté la charge, etc... j'ai fini avec 4 répétitions à 360 livres (la pauvre machine ne va que jusqu'à 400). Enorme ! Je n'ai pourtant pas des cuisses particulièrement impressionnantes... Toujours est-il que la chose importante à retenir de ceci, c'est que les cuisses, c'est capricieux. Un jour on a le sentiment d'être Atlas soutenant l'univers, le lendemain on a les guibolles qui tremblent et on n'arrive à rien. En fait, je crois que dans les cuisso-fessiers, le muscle qui travaille le plus, c'est le cerveau.
Tags: muscu
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