November 6th, 2006

pape

Polésie

Sonnet à Eole

Toi, mon grand oiseau blanc ailé d'aluminium
Dont les réacteurs bercent mon demi-sommeil,
Ô, ami de métal, monte près du soleil
Et m'éloigne d'un triste monde peuplé d'hommes.

File parmi l'azur et laisse au loin la piste,
Au creux de tes entrailles, je dormirai heureux.
Quoi ? Que me parle-t-on quota de CO2 ?
Ils sont loin au dessous, ces cons d'écologistes.

Aurait-on refusé à Saint-Exupéry
Un jerrycan de fuel après un vol de nuit ?
L'essentiel est invisible aux yeux des cagoles.

Guynemer, Mermoz, ou bien Coste et Bellonte,
Leur a-t-on plaint l'essence ? Non ? Alors quelle honte
De marcher sur leurs traces, au royaume d'Eole ?