October 31st, 2008

artiste

Phoeunouze

Le cinquième album de P!nk est dans les bacs depuis lundi, et donc depuis lundi, je l'écoute. Revue de CD :



So what

Dans ce titre qui démarre comme une comptine de gamins, miss Moore, fraîchement divorcée, s'étale sur ses déboires conjugaux. Résultat : une tuerie absolue. Fort logiquement, ce fut le premier single sorti.

Sober

Un cran au-dessous du précédent. Des enchaînements mélodiques un peu attendus, d'où une impression de manque d'originalité.

I don't believe you

J'ai pas l'impression d'avoir entendu ça ailleurs ? Bon, elle pleurniche un peu, mais ça permet d'écouter réellement sa voix. Pink fait partie de ces artistes qui peuvent se permettre de chanter sans avoir besoin que les instruments ne couvrent leur incompétence vocale.

One foot wrong

J'adore écouter ce genre de morceaux sur la highway les soirs d'été, au volant de ma carrera (j'ai pris le kit enceintes bose).

Please don't leave me

Tiens, elle fait de la country, Pink ? Titre qui démarre lentement, toujours des enchaînements attendus comme dans Sober, mais quelques envolées bien pinkiennes.

Bad influence

Ça démarre sur les chats poudreux, mais à part quelques sucreries auditives, peu d'originalité dans ce morceau (qui fait quand même bien bouger la tête).

Funhouse

Le titre éponyme, sympa, très travaillé techniquement. Un morceau qui ne manque pas d'une certaine personnalité et que l'on garde dans la tête, même si à sa place, j'aurais plutôt appelé mon album "So what".

Crystal ball

Un acoustique. OK Alicia, tu sais jouer de la gratte et chanter des ballades. Si le morceau ne révolutionnera pas l'art de la composition lyrique, il nous donne l'occasion de ré-entendre la voix de Pink, qui donc sait chanter.

Mean

Slow blusy, c'est à dire que c'est pas spécialement ma tasse de thé en règle générale, mais il en faut pour tous les goûts.

It's all your fault

Morceau riche en BPM, avec quelques discrets passages électro genre madonno-minoguesque, histoire peut-être de ne pas abandonner le terrain à la concurrence.

Ave Mary a

Morceau typiquement pinkien. On peut l'overlooker au premier passage, mais il révèle de bien sympathiques qualités après quelques écoutes. Mais tiens, n'ouis-je point encore de discrets accords technoïdes ?

Glitter in the air

Dans la lignée des slows pinkistes. Un peu plus enlevé que "Crystal ball", et probablement un peu plus original. Le piano remplace ici la guitare.

This is how it goes down

La deuxième tuerie du skeud, plus dans la tripe R&B que "so what" (j'imagine bien Rihanna sur ce morceau).

Dans l'ensemble, un album d'une honnête facture, qui ne remplacera peut-être pas "Try this" dans nos coeurs mais qui trouvera aisément sa place dans la pinkothèque. Tous ces morceaux ont été produits avec le plus grand soin, peut être trop au goût de certains, mais le son est net, franc et sans bavure. On retrouve avec plaisir un univers musical bien marqué et quelques accords hérités des opus précédents, auxquels "Funhouse" rajoutera aisément quelques briques. Je gage que "So what" se retrouvera bientôt encastré dans un quelconque body-combat, je vous préviendrai.