April 21st, 2009

illuminati

Odysseus

Vogue, Ulysse, jouet des dieux, vogue vers ta destinée par-delà les pays des Lotophages et des Lestrygons, navigue au gré par les quatre vents d'Eole. Et te voici rendu au fatal écueil gardé par les sirènes, soeurs de Poseidon. Ô, monstres repoussants à la voix de miel, combien votre chant intrigue le roi d'Ithaque, qui souhaite entendre cette mélodie que l'on dit la plus douce qui soit. Aussitôt, un stratagème nait dans son brillant cerveau - n'est-il pas Ulysse aux mille ruses ? Avant que de s'atteler à la manoeuvre pour contourner le récif maudit, il commande à ses compagnons de l'encorder étroitement au mât du navire, puis de se boucher les oreilles avec de la cire fraiche, afin de ne pas subir le sort de tous ces marins dont les os blanchissent parmi les rochers. Puis, il leur ordonne de ne le libérer sous aucun prétexte tant qu'ils n'auront pas dépassé le péril mortel, quelles que soient ses suppliques et ses gesticulations. Mais puisque les compagnons avaient déjà les oreilles pleines de cire, ils n'entendirent pas sa dernière demande - n'est-il pas Ulysse la grosse buse ? Ainsi libérèrent-ils Ulysse, qui se noya comme une grosse merde. So much phail.



C'est d'un homonyme n'ayant rien à voir que parle le récit d'Homère.