June 24th, 2010

madscientist

Pour la science

Une controverse scientifique s'est récemment fait jour sur un certain forum de chercheurs dont les règles 1 et 2 m'interdisent de discuter plus avant. Les principes de la thermodynamique, vous le savez, sont au nombre de quatre et numérotés curieusement de 0 à 3. Ils ont pour particularité d'être sans intérêt, hormis le second, qui a des applications non-triviales (il définit l'entropie). Il en est de même des règles d'internet, qui sont en grand nombre mais dont seule importe la règle numéro 34 :

" Si ça existe, il en existe du porno "

Illustration :

C'est ce qu'on appelle le "principe de pornitude". Cette règle, qui n'a jamais été mise en défaut expérimentalement, a toujours été considérée comme le socle inébranlable de la science internette. Toutefois, avant-hier, une objection théorique a été soulevée par un contributeur, objection que je voudrais soumettre à votre sagacité. En effet, partant du principe qu'il existe dans l'univers une finitude d'éléments discrets, il inféra que le principe de pornitude était nécessairement faux, puisque chaque élément de l'univers devrait avoir une correspondance porno, laquelle devrait avoir une correspondance porno, laquelle à son tour... etc... (voir schéma 1)


Nombre de voix s'élevèrent alors pour défendre le principe de pornitude, opposant diverses explications permettant de réconcilier ce point litigieux avec les observations, explications telles que :

1 - Les dimensions parallèles, ça sert à quoi, eh connard ?
2 - Ceci pourrait fournir une bonne explication à l'expansion accélérée de l'univers, la pression de pornitude constante aurait alors la forme d'un champ scalaire assimilable à la fameuse "énergie sombre" dont on nous rebat les oreilles mais que personne n'a jamais vue.

Pour ma part, j'ai pris la liberté d'émettre les deux contre-propositions ci-dessous :

- En premier lieu, l'assertion selon laquelle l'univers serait réductible à un nombre fini d'éléments discrets est sujette à caution.
- Et quand bien même, le principe de pornitude ne serait nullement incompatible avec un nombre fini d'éléments. En effet, il nous est toujours loisible de considérer un univers dont les éléments seraient mutuellement en correspondance pornique, formant des couples porniques (fig. A) ou des boucles plus ou moins étendues (fig. B). Par ailleurs, la règle 34 ne dit rien du nombre d'éléments composant la pornosphère associée à une racine pornique donnée.


Ce nombre d'élément peut être supérieur à un, c'est du reste le cas général (essayez avec l'exemple trivial de "Mythbuster"). Et à l'inverse, un même élément peut être le porn associé à plusieurs racines porniques. Ainsi, le schéma 2 correspondrait plus volontiers à l'état réel du p-space, à savoir un réseau dense et interpénétré de relations de pornalité.


Oui, je sais, J viole la règle 34...

Cette dernière théorie ouvre de passionnants champs de recherche. Ainsi, la règle 34 indique que tout élément A est associé à au moins un élément B = p(A), mais on peut étudier l'hyphothèse selon laquelle tout objet B est le porn d'un objet A. Est-ce le cas, ou bien existe-t-il dans l'univers des objets aporniques, qui ne sont donc le porn d'aucun autre objet ?

Voici l'un, parmi tant d'autres, des fascinants sujets d'études qu'ouvre la pornodynamique moderne.

Demain, nous quitterons la cosmologie pour nous intéresser aux sciences humaines, puisque notre conférence portera sur Noam Chomsky.