November 23rd, 2010

Papy Asp

Pénible épisode de la libération



On le sait, même si on en parle peu, à la fin de la guerre, dans les débordements de liesse qui ont accompagné la retraite de l'occupant honni, dans nombre de villes et de villages, on a réglé les comptes de façon sordide. Les femmes en ont été les premières victimes, celles qui avaient fraternisé avec l'occupant Allemand, les "collaboratrices horizontales". On sait tout cela, bien sûr.

Ce qu'on sait moins, c'est que durant la guerre, en Allemagne, tous les hommes valides étaient partis à la guerre combattre sous l'uniforme hitlérien. Du coup, le Reich avait réquisitionné en abondance la main d'œuvre des pays occupés, les prisonniers de guerre, les STO... En France en particulier, nombre de jeunes hommes sont partis outre-Rhin, volontairement ou non, participer à l'effort de guerre dans les usines du Führer.

Or, si vous mettez ensemble des femmes jeunes et solitaires, souvent veuves, ayant des enfants à charge, avec de jeunes et vigoureux ouvriers, vous aurez beau édicter les règles les plus strictes, vous ne pourrez empêcher la nature et le charme latin de faire leur œuvre. En outre, ces travailleurs "invités" touchaient un salaire, certes modeste, et pouvaient donc contribuer aux revenus du ménage, en outre, aux champs, leurs bras étaient bien appréciés pour les travaux agricoles. C'est ainsi que durant la guerre, nombre de Heidi, Gerda et autres Frida ont noué des idylles avec des Léon, Achille, Jean-Pierre...

D'où la question qui m'étreint : si on considère que les Françaises ayant couché avec des Allemands ont été tondues à la libération, est-ce que les Allemandes qui ont couché avec des Français ont été chevelues ?