November 9th, 2011

pape

Et je ne vous l'envoie pas dire

"Brievity is the soul of wit", comme le faisait dire William Shakespeare à Polonius dans l'acte 2, scène 2 d'Hamlet. Comment ne pas abonder dans le sens de cette sage maxime qui sonne à nos oreilles comme un avertissement, en cette époque pénible de brouhaha médiatique dans les méandres duquel se perdent les gloses et périphrases d'idiopathes amphigouriques aux logorrhées délétères ? Car dans ce tintamarre, tels des enfants perdus au milieu d'une autoroute à cent voies parcourue de milliers de bolides furieux conduits par autant de délinquants routiers, se doivent bien trouver quelques hommes de bien, quelques sages ayant encore les pieds sur terre. Qui les entend, hélas ? Qui les écoute, dans le beuglement incessant des trompes et des sirènes, dans le déferlement des salmigourdis dénués de sens d'un paysage audiovisuel livré à la ploutocratie et au culte de la ménagère de moins de cinquante ans ? Qui donc, parmi ces prétendus animateurs qui sont autant d'outres bouffies gonflées de tous les autans de leur suffisance, inviterait aujourd'hui un Socrate ? Un Kant ? Un Aristote ? Quels piètres succédanés, convenons-en, nous sont servis : BHL, Minc et Duhamel. Des ersatz sans autre saveur que celle de l'argent, de pauvres chicorées à fumer, comme durant les années les plus sombres de notre histoire où, au moins, fleurissaient dans les caves et les maquis des campagnes, les Editions de Minuit. Où donc sont-ils, les résistants de ce début du XXIe siècle ? Quelqu'un est-il exempt d'affectation en cette médiocre époque ? Qui surnage durant le naufrage collectif de l'Occident ? On peine à isoler la parole du philosophe, la saillie de l'homme d'esprit, bref, le trait d'intelligence parmi tout ce braiment d'ânes si pressés de parler pour ne rien dire.

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Unrelated, pour une fois :

Tintin moussaillon

Effroyable

C'est ahurissant ! Je ne pensais pas qu'ils oseraient, mais pourtant, ils l'ont fait ! Le cynisme de ces gens est décidément sans limite, de même que leur aptitude à nous prendre pour des cons. Encore une fois, la conspiration médiatico-politique a frappé, et a passé sous silence la commémoration de cette tragédie sans pareille dans l'histoire moderne. C'est incroyable, mais "ils" pensent vraiment que nous oublierons les prétendus attentats du World Trade Center, cet inside job si évident que c'est inutile, je crois, de polémiquer plus avant avec les quelques zombies du Département d’État qui croient encore à la version officielle. Bref, malgré la chape de plomb qui entoure ce tragique anniversaire, osons crier à la face de ces vermines boursouflées de fric et de pouvoir que nous n'oublierons jamais !