November 5th, 2012

artiste

Tout l'monde s'éclate, à la queue-leu-leu !


Au Louvre, pour accéder au musée, il y a deux entrées principales : celle des touristes (dans la cour, devant la pyramide) et celle des honnêtes gens, dans les sous-sols. A cet endroit, les contrôles de sécurité se trouvent dans la salle de la pyramide inversée, là où Dan Brown situe le tombeau de Marie-Madeleine. Imaginez : vous partez de ce portique, vous traversez la salle en oblique, vous vous enfoncez dans la galerie marchande, puis vous tournez à gauche, vous passez devant le couloir d'accès au métro, vous continuez jusqu'à tourner à droite. Là, vous poursuivez un long moment jusqu'à voir les vestiges du Louvre médiéval. Vous obliquez sur la gauche et longez encore une bonne trotte de contrescarpe à la con, avant d'arriver à un sas en verre contenant une volée d'escaliers. C'est à cet endroit qu'hier, à 9h, commençait la queue.

Voyant ça, je suis allé à l'Orangerie.

Il y a seulement dix ans, dans les mêmes conditions, on pouvait entrer dans des conditions décentes, et à l'époque, on payait encore aux guichets (aujourd'hui ce sont des bornes automatiques). Et c'est pire encore à Orsay et Beaubourg. C'est devenu quasiment impossible d'accéder aux musées et expositions à Paris. J'ai mieux à faire, croyez-le, que de glander dans la queue pendant trois heures sous la pluie pour finalement m'extasier devant les croutes à Hopper ou à je ne sais quel impressionniste obscur qu'on voit du reste bien mieux sur internet, en compagnie de sauvageons analphabètes, petits vieux incontinents et autres Allemands en short.

Il y aurait pourtant des mesures simples et de bon sens à prendre pour améliorer grandement les choses, telles que par exemple : interdire l'accès des musées parisiens aux étrangers et aux provinciaux. Est-ce que je vais les emmerder au musée municipal de Vierzon moi ?

Bref, pour reprendre le mot d'ordre de Dada, en ce qui me concerne, l'art est mort.