November 20th, 2012

Zongo

Knout


Si l'affaire récente des Pussy Riots a remis en mémoire les mœurs pénales assez particulières qui ont lieu en Russie, les anarcho-lesbo-féministes peuvent toutefois se féliciter de ne plus vivre à l'ère des Tsars, où on les eussent sans doute condamnées au knout.

Le knout était, littéralement, une variété de fouet. La loi connaissait deux manières de l'administrer. Tout d'abord, il y avait le knout ordinaire : le condamné était monté sur le dos d'un bourreau robuste, le dos exposé arrondi au fouet de son collègue. Le pauvre diable recevait alors le nombre de coups prescrit, une vingtaine suffisant généralement à provoquer la mort. Les corrompus, les chapardeurs, les braconniers, et autres voleurs de poules étaient corrigés de la sorte, ainsi que ceux qui par hasard, se retrouvaient compromis dans les complots réels ou supposés ayant trait à la personne du Tsar.

Plus redoutable encore était le grand knout. Pour ce faire, le condamné était attaché par les poignets à une potence, et entre ses pieds était fixé une lourde poutre. Le poids combiné de son propre corps et de la poutre disloquait les épaules du malheureux, tandis qu'il recevait de surcroît les coups de fouet. On n'attendait pas vraiment que le gaillard survive à ce supplice. Les criminels qui recevaient ce châtiment étaient les voleurs, les violeurs, les séditieux, les blasphémateurs, les moujiks rebelles et les gens qui prennent les transports en commun le lundi matin avec leurs valises parce qu'ils reviennent directement de leur week-end en province et qu'ils sont trop fainéants pour revenir le dimanche soir poser leurs merdes alors du coup ils prennent toute la place dans le métro, sans compter qu'ils auront toujours leurs valises à ramener chez eux le lundi soir, et que c'est souvent la même variété de sinistres enculés qui partent directement du boulot le vendredi pour aller chez tata Suzette à Orléans et donc il faut encore se trimballer leurs putains de malles à roulettes le vendredi matin et le vendredi soir.

Sur ce dernier chapitre toutefois, il est permis de regretter le temps de Pierre le Grand.





Meanwhile, à l'UMP...


Ils ont tous gagné, les enfants sont
merveilleux. Sous vos applaudissements !